‹ Ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inédits, avec treize planches hors texteChapitre 5 sur 135 · Quintessence des modes, N° 20, 11 mars · texte numérisé non relu

Quintessence des modes, N° 20, 11 mars

2. Gaudereau (abbé), d'abord missionnaire aux Indes et en Perse, était curé de Notre-Dame et chapelain du château à Amboise lors de l'arrivée en France de Mehemet Riza Beg\ Après la mort de l'interprète Dipy, survenue à Gharenton en

par le grand vizir, du désir qu'avait le monarque persan de se mettre en rapport avec le roi de France. L'ambassade devait avoir pour but apparent de demander à Louis XIV son amitié et d'établir entre les deux nations un commerce réciproque. En réalité le chah souhaitait l'envoi d'une escadre française pour l'aider à s'emparer de Mascate et il offrait lui-même le concours de vingt mille hommes. La ville une fois prise aux Arabes, on eût fait un égal partage de ce qui s'y trouvait et les Persans eussent occupé les deux forts du côté de la terre, tandis que les Français eussent pris possession des deux autres qui commandaient la mer. En outre le roi de Perse se montrait disposé à nous donner le port de Benderaï situé non loin de Bender Abbas, des maisons à Chiraz, Ispahan et Tauris, ainsi qu'à nous accorder l'exemption de tout droit de douane dans son pays l.

L'ouverture de la succession d'Espagne, la guerre qui en résulta, retardèrent la réalisation de ces desseins. En 1704, le roix de Perse fut néanmoins tenté de les reprendre par l'intermédiaire d'un sieur Jean Billon de Gansevilles 2

janvier 1715, on fit venir Gaudereau pour assister l'ambassadeur. La situation que lui valut cette marque de confiance suscita beaucoup de jalousies ainsi qu'on le verra par la suite.

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