A. E. Perse, t. 4, f
teuil qu'il ne trouvait pas d'expressions pour faire comprendre son admiration. Il n'était cependant resté qu'une journée à Versailles sans profiter de la permission que le roi, alors à Marly, lui avait donnée d'y passer une deuxième après-midi. Le jeu des eaux, en particulier, produisit une grande impression sur son esprit *.
Quelque regrettable que cela soit, il n'existe, ni dans les mémoires du temps, ni dans les gazettes, d'indications plus complètes sur les déplacements de l'ambassadeur persan. Une estampe de chez Guérard 2, rue du Petit-Pont, proche la rue de la Huchette, reproduit bien le cortège de Mehemet Riza Beg se rendant, le 18 mars, à la manufacture des Gobelins où l'on montra à l'envoyé du sophy « tout ce qu'il y avait de plus beau, ce dont il parut très content », mais aucun autre document ne confirme le fait, pas plus qu'une prétendue visite du château des Tuileries. Il est probable qu'aucun incident ne signala ces déplacements, et qu'on regarda comme inutile d'en publier une relation quelconque. Au surplus Son Excellence n'y trouva pas sans doute beaucoup d'agrément. Elle préférait aux monuments et aux spectacles, fussent-ils ceux de l'Opéra, des plaisirs mieux appropriés à sa mentalité et à ses goûts.