‹ Ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inédits, avec treize planches hors texteChapitre 89 sur 135 · A. E. Perse, t. 4, f · texte numérisé non relu

A. E. Perse, t. 4, f

elle rendrait compte à son maître de son ambassade, il lui parut sage de s'assurer, par une docilité opportune, le témoignage favorable des ministres du roi de France. Ses velléités de résistance s'évanouirent, et ce ne fut ni le « taureau » ni «Tours mal léché» trop connu de Breteuil,mais un doux agneau que le chevalier de Sainctot, introducteur en service pendant le deuxième semestre de Tannée, conduisit, le 13 août, au château de Versailles.

Rentré de Marly deux jours auparavant, le roi fît, en cette circonstance, comme le dit Saint-Simon, « son dernier effort et sa dernière action publique ».Sa faiblesse ne permit pas de déployer le même apparat que le 19 février, et le deuil de la Cour, causé par la mort d'un frère du duc de Lorraine l, supprima « toute magnificence d'habits » ; les dames n'y furent pas admises et la durée en fut réduite au strict minimum pour éviter autant que possible de fatiguer Sa Majesté. La cérémonie eut lieu non plus dans la grande galerie, mais dans la chambre du trône du grand appartement.

D'une aménité et d'une modération vraiment exceptionnelles, l'ambassadeur n'éleva aucune prétention : il eut même l'heureuse pensée de simplifier la tâche de l'introducteur en renonçant

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