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FLEURY

(De son vrai nom Risoan.)

Elève du Conservatoire en 1841, il entra à TOdéon en 4842. A l'Ambigu, il joua de 4844 à 1848. A la Porte-Saint-Martin de 4£60 jusqu'à la guerre. Il a quitté le théâtre

Cluny et le théâtre des Arts pour revenir à l'Ambigu.

Et 1*011 revient toujours...

Parmi ses bonnes créations à Cluny, il faut citer les Chevaliers de l'honneur, le Presbytère, de madame Figuier/et l'Aveu, de Georges Petit.

Dans le Contrat de François Villon de Nirascou, il joua admirablement Louis XI.

Engagé à l'Ambigu, l'année dernière, il y a joué d'une façon remarquable un noble capitaine des gardes, dans la Jeunesse de Louis XIV, puis le général, de la Princesse Boroswka. Dans V Assommoir, il a repris le rôle de Charly, le sergent de ville Poisson ; dans Paillasse et dans Robert- Macaire, nous le retrouvons aussi, ce qui prouve qu'il est utile dans tout et déplacé nulle part.

Signe particulier. Quand il a fini de brûler les planches, bien vite, il se calfeutre dans sa loge ou entre dans celle d'un fumeur, pour griller une excellente bouffarde.

Les fameuses pipes culottées de notre exministre de l'intérieur, M. Lepère, lui font monter, au cerveau, la fumée du tabac...

des grandeurs 1

LAMARQUE (Philippe)

C'est au théâtre Montparnasse, alors sous

la direction de M. Larochelle, qu'il fit ses débuts. Un soir, ayant joué, au pied levé, le rôle du Connétable dans Gaspardo le Pécheur, cela lui valut une gratification- de trois francs.

Entra quelques années plus tard au Théâtre Cluny en qualité de régisseur général (il y était seul régisseur.) M. Larochelle lui fit créer Jean, des Inutiles, Walter, du Juif Polonais, etc. etc ; il remplaça même son directeur dans le rôle de Roquelaure, Il

SuittaClunv pour entrer au théâtre Déjazet, irection ae J allais, où il créa les Femmes de Paul de Kock, de Beauvallet, les Petites Dames du Temple, de Bouvier. Quand M. Larochelle devint directeur de l'Ambigu en compagnie de M. Ritt, il offrit la place de régisseur à son ancien pensionnaire, ce qui n'empêcha pas Lamarque de jouer Landry, de la Tour de Nesle, et Picard, des Deux Orphelines..

M. Chabrillat prend la direction de l'Ambigu, et nous le retrouvons dans son emploi de régisseur. On mqnte Y Assommoir, il crée Charles, le garçon de lavoir. Dailly se trouvant indisposé, Lamarque se fait applaudir dans Mes Bottes.

Pour occuper les loisirs que lui laissent parfois les répétitions, il fait des pièces.

C'est ainsi qu'il a fait représenter :

A Cluny : La recherche de l'Adorée, 4 acte.

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A Déjazet. Un monsieur sans habit noir, 4 acte.

Idem. Les amis de Gustave, i acte.

Au concert de la Ruche. Oh! c'est épatant!

Revue, 3 actes.

Idem. Tant va la Ruche à l'O... riginalité.

Revue, 3 actes.

Idem. Le mardi gras de monsieur Pichard 9 { acte.

Idem. Un drame à la foire au pain d'épice 9 1 acte et 6 tableaux.

Aux Folies Rambuteau. Tout à la Joie. Revue, 3 actes.

Collaborateur du Journal des Abrutis sous le pseudonyme de Pastille, il adresse volontiers des acrostiches à ses camarades.

En voici deux échantillons :

nnmulaat les emplois il est poète, artiste, On le dit cuisinier, bric-à-brac, bouquiniste ; Cnique dans son genre on le voit nez en l'air, psecruter bon marché, ce qu'il Tendra très cber. Hableaux, livres anciens, objets d'art, tout y passe : Ht même un frais minois, chez lui trouve sa place, «ai le commerce est doux, J'amour n'est pas amer.

Oobé parles gobeurs, se gobant qu'on le gobe, On rit dès qu'il sourit, son rire vous englobe, ttien communicatif, de son timbre en métal, *4 rit si bruyamment, que s'il était sous globe sgous verrions éclater sa prison de cristal.

Pourquoi porte-t-il au fond de ses chapeaux les initiales P. II. I. ?

PLOTON

C'est à se demander si c'est sa cravate blanche qu'il ne quitte jamais (pas même pour dormir!) qui a inspiré à Gondinet la jolie comédie de ce nom, au Gymnase.

Nous ne le croyons pas ; pour nous, la raison d'être de cet excès de linge blanc, est due à l'emploi officiel, que tenait M. Ploton au Château-d'Eau, et qu'il remplit à sa louange à l'Ambigu.

Un autre accessoire qui le fait priser de ses camarades et qui lui parait aussi indispensable que sa cravate, c'est une tabatière d'argent qui est devenue légendaire. Un soir, il eut l'imprudente confiance de la prêter à un des figurants de ï Assommoir le nommé Gille, jjui un mois plus tard passait en cour d'assises, comme assassin de la marchande de vins de Montreuil.

Jugez de la joie de Ploton, sa fameuse tabatière lui fut scrupuleusement restituée.

A ses attributions de premier régisseur, Ploton jouit des aptitudes de comédien, jouant les rondeurs. Dans V Assommoir, c'est lui qui jouait le père Colombe, le fameux Manezingue.

• Que le présent ne nous fasse pas oublier le passé, tout rayonnant des créations de

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Ploton, aux Délassements du boulevard Voltaire (ci-devant du Prince Eugène).

LARMET (Albert)

Après avoir commencé à Chantereiqe, a parcouru presque toutes les grandes villes de France en qualité de jeune premier et de premier rôle, puis il passa six années en Amérique. A son retour à Paris en 1868, il fut engagé par Raphaël Félix, à la Porte- Saint-Martin. Sa belle création du capitaine Rincon dans Patrie, le fit remarquer, puis il doubla successivement Rrésil dans Montsoreau (de la Dame de Montsoreau), dans Lucrèce Borgia, puis il alla à Londres avec Lafont. La Porte-Saînt-Martin brûlée, il entra à Belleville où il resta sept ans. Engagé à l'Ambigu, il débuta dans Paillasse.

Larmet possède un bel organe et une belle diction.

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