VII. Enfm, un petit portrait assez bon, sur cuivre
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A l'âge de 72 ANS.
D'après un portrait gravé par Élieiine Delaulne en 1582.
140 AMHROISE PARÉ
se trouve dans la Chronologie coUcc, n" 105, sans indication d'âge ni de date.
C'est seulement au dix-neuvième siècle que l'on voit l'image de Paré reproduite par la sculpture. Outre la magnifique statue due au ciseau de David d'Angers, et érigée sur une des places de Laval, il existe à l'Académie de médecine un très beau buste en marbre par le même artiste; enfin, un médaillon, également de David, retrace, sous une autre forme, les traits du grand chirurgien. D'autres statuettes ont été exécutées dans ces dernières années. Le souvenir d'Ambroise Paré n'est donc pas près de s'éteindre ; mais, de tous les monuments élevés à sa mémoire , le plus beau est, sans contredit, son œuvre qui lui assure un nom impérissable.
PIÈCES
PIÈCES
1541. — 30 Juing.
CONTRAT DE MARIAGE d'aMBROISE PARÉ , MAITRE BARBIER CHIRURGIEN A PARIS, AVEC JEANNE MAZELIN.
Par devant Jehan Dupré et Rémon d'Orléans, notaires du Roy nostre sire ou Chastellet de Paris, furent présens en leurs personnes honnorable homme Estienne Cleret, marchant bourgeois de Paris , et Jehanne de Prime sa femme, de luy suffisamment auctorisée en ceste partie, par avant femme en premières nopces de feu Jehan Mazelin, en son vivant vaiiet chauffecire de la chancellerie de France^ en leurs noms et comme stipullans en ceste partie pour Jehanne Mazelin, fille dudict deffunct Jehan Mazelin et de ladicte Jehanne de Prime, ladicte Jehanne Mazelin à ce présente, et de son consentement d'une part, et Ambroise Paré, maistre barbier cirurgien en ceste ville de Paris, aussi pour luy et en son nom, d'autre
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part, lesquelles parties, de leurs bons grez et bonnes voullentées, sans contraincte aucune recongnurent et confessèrent en la présence et par devant lesdictz notaires, comme en droict jugement et encores en la présence et par l'advis, conseil et déliberacion de honnorables personnes, Marguerite Choisel, veufve de feu Odo de Prime, en son vivant aussi maistre barbier cirurgien à Paris, ayeulx maternelz de ladicte Jehanne Mazelin, et Mery de Prime, marchant et bourgeois de Paris, son oncle maternel, et de Estienne de la Rivière et Loys Drouet, aussi maistres barbiers cirurgiens à Paris, amys dudict Ambroise Paré, avoir faict et par ces présentes tirent et font ensemble les traicté, acords, promesses et convenances qui s'ensuyvent, pour raison du mariage qui au plaisir de Dieu sera de brief faict et solempnisé en face de Saincte Eglise, dudict Ambroise Paré et de ladicte Jehanne Mazelin, c'est assavoir lesdictz Etienne Cleret et sa femme avoir promis et promectent bailler et donner par loy de mariage ladicte Jehanne Mazelin franche et quicte de toutes debtes et ypothecques quelzconques audict Ambroise Paré, qui icelle a promis et promect prandre à femme et espouse le plus tost que bonnement fiiire ce pourra, si Dieu et saincte Eglise s'i accordent. En faveur duquel mariage lesdictz Estienne Cleret et sa femme seront tenuz et promectent bailler et paier ausdictz futurs mariez dedans le jour de leurs espousailles la somme de six cens livres tournoys avecques les habillemens filleaulx que ladicte Jehanne Mazelin a de présent h son usaige, pour tous les droictz sur et à icelle Jehanne Mazelin venuz et yssuz, tant en biens meubles que immeubles par les trespas et successions dudict delfunct Jehan Mazelin, sondict père, et de ses frères et seurs depuis décédez, et pour toutes autres choses quelzconques dont lesdictz futurs mariez pour-
I'IÎî;cf,s jus'rrncATivRS 145
roient faire demande auzdicts Etienne Cleret et sa femme jusques a huy, desquelz droictz successifs lesdictz futurs mariez firent et font par ces présentes cession et transport ausdiclz Eslienne Cleret et sa femme, ce acceptans, et icelluy transport promectent ratiffier incontinant Icdict mariage consommé, et toutes et quantesfoys que après icelluy mariage consommé requis en seront par lesdictz Cleret et sa femme. Et partant ledict AmbroiseParé a doué et doue ladicte Jehanne Mazelin, sadicte future espouse de la somme de deux cens livres tournoys pour une foys, sans retour, ou de douaire coustumier, aux choix et eslection de ladicte Jehanne Mazelin, si tost et incontinant que douaire aura lieu. Et si aura et prandra ladicte Jehanne Mazelin, par préciput et avant que faire inventaire ne partaige, tous les habillemens, bagues et joyaulx qu'elle aura à son usaige au jour du trespas dudict Ambroise Paré sondict futur espoux, aussi ledict Ambroise Paré aura et prandra par préciput tous ses habillemens, bagues et instrumens de cirurgerie qu'il aura au jour du trespas de ladicte Jehanne Mazelin, sadicte future espouse, car ainsi a été convenu et acordé par exprès entre lesdictes parties en faisant ce présent traicté qui autrement ne se fust faict, promectans, etc., obligans chascun en droict soy, etc., renonçans, etc. Faict et passé doubles, l'an mil cinq cens quarante ung, le jeudi trenteiesme et dernier jour de juing.
Cestuy pour lesditz Paré et sa femme (i).
Signé : d'Orléans ; Dupré.
Au verso est écrit :
Ambroise Paré, maistre barbier cirurgien en ceste ville de Paris et Jehanne Mazelin, sa fiencée en Saincte Eglise, de luy auctorisée, en tant que faire le peut, nomez au blanc de ces
(1) Ces mots sont d'une autre main que le reste de l'acte.
présentes, confessent avoir eu et receu de honnorable homme Estienne Cléret, marchant bourgeois de Paris et Jehanne de Prime, sa femme, aussi nommez audict blanc, la somme de six cens livres tournoys que leur avoient promis bailler pour les causes et ainsi qu'il est plus à plain déclairé oudict blanc, dont quittance. Promettans, obligans, renonçans. Faict l'an mil cinq cens quarante ung, le samedi seiziesme jour de juillet. Signé : d'Orléans: Dupré.
Au haut du verso de cet acte sur parchemin se trouvent écrits ces mots :
« Traicté de mon mariaige premier />. (i)
Plus bas est encore écrit :
Contract pour Jacqueline Rousselet, inthimée et défenderesse contre François Rousselet et sa femme, appellans et demandeurs.
(Archives du château de Paley).
(i) Le mot • premier ■• est d'une encre plus ivile et rouillée. Cette note, d'une jolie écriture, ne peut être d'une autre main que celle d'Ambroise Paré. Il avait d'abord écrit « Traicté de mon mariaige », puis, lorsqu'il fut remarié, il ajouta, et lui seul pouvait le faire, le mot « premier •-. C'est le seul autographe du grand chirurgien que l'on connaisse.
1543 — 21 octobre.