‹ Amélie Mansfield (volume 2)Chapitre 8 sur 28 · ADOLPHE À MADAME DE WOLDEMAR · texte numérisé non relu

ADOLPHE À MADAME DE WOLDEMAR

Dresde, 23 aout.

V'orre£ lettre, madame, a brisé tous mes liens, et vos insultes me dégagent de toute reconnaissance. N’espérez point m'avoir humilié ; j'ai senti au contraire, en vous lisant , combien a noblesse du sang était petite, comparée à la noh'esse de l’âme. En m’accablantd'outrages, vous

n'avez rabaissé que vous; et la baronne de Woldemar, fière de ses aieux et de son opulence, mais violant tous les droits de la justice et de l'humanité, s’est placée au-dessous d’Adolphe privé de naissance et de biens, mais inflex'ble dans les principes de la droiture et de l'honneur.

Je vous ai déjà déclaré, madame, que je n'avais point d'ordre à recevoir de vous; j'aurais pu être soumis si vous aviez été juste; mais maintenant vous ne pouvez rien sur moi; mon amitié pour Ernest est hors de votre puissance, et je n’ai aucun compte a vous rendre de ja conduite que je tiendrai avec lui.

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