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Amélioration de l'espèce humaine

A mesure que s't^tend la science de la vie, elle donne à l'homme les moyens de combattre les causes dejsouffrance et de dépérissement à l'action desquelles il est exposé. Mais ce n'est pas assez pour l'être vivant de trouver dans les secours de l'art les moyens d'échapper passagèrement aux fléaux qui l'atteignent, il a besoin de pouvoir en réparer constamment les effets et de reprendre, après chaque crise, toute sa force vitale sans que les vestiges qu'a laissés

le mal environnent de nouveaux périls son retour à la santé.

Justement frappés de l'insuffisance des résultats obtenus jusqu'ici, des physiologistes célèbres , parmi lesquels se présente en première ligne l'auteur de la longévité et la quantité de vie sur le Globe, ont signalé le but général auquel doivent tendre de nouveaux efforts, celui de raffermir et de prolonger l'existence humaine en secondant par des soins soutenus le vœu de la Nature, qui nous a destiné à une carrière plus longue et mieux assurée.

Ces conseils de la science, quelle qu'en soit la sagesse , n'offrent pas tous la même facilité d'application. Le régime que l'habitude et les circonstances ont fait aceepter à chaque classe, dans chaque pays, se trouve en rapport avec les mœurs et les besoins; on ne peut donc espérer de le changer brusque-

ment, malgré rutilité des modifications projetées.

Le système hygiénique que nous proposons dans ce livre a le même objet, mais ne demande que l'emploi de moyens simples et généralement praticables.

Nous aussi nous croyons que l'espèce humaine doit reprendre sa vigueur primitive sensiblement amoindrie, et que Fart est appelé à réparer graduellement l'effet des souffrances et des désordres qu'elle a traversés ; mais cette œuvre de réparation ne peut être que lente. Ce qu'il importe surtout, c'est d'activer les fonctions de l'organisme, d'entretenir sa force sans rompre trop brusquement avec les habitudes ou la manière de vivre de chaque classe de la société.

La vie civilisée est pleine d'excitations morales et physiques que ne balancent point l'action du corps, les conditions hygiéniques du travail, la salubrité des

demeures et de lalimentation. Pour rétablir l'équilibre , il est nécessaire de stimuler dans une juste mesure l'activité organique, sans en accroître la dangereuse excitabilité. Tel est le but de notre système.

Fondé sur une longue expérience, il a pour nous toute la force d'un fait acquis. Ceux qui voudront se l'appliquer ne tarderont pas également à en reconnaître les effets salutaires.

Gand, 15 Août 1860,

D' BURGGRAEVE.

Professeur à TUniversilé de Gand,

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