‹ Américains et JaponaisChapitre 16 sur 99 · Twelfth Census of the U, S. Vol. I, pp. cxxvisqq · texte numérisé non relu

Twelfth Census of the U, S. Vol. I, pp. cxxvisqq

2. 1800, 8645 immigrants soit 2,8 p. 100 de l'immigintidn totale aux États-UDis; 1000, U 107, 2,7 p. 100; 1001, 11601, 2,4 p. 100; 1002, 15 003, 2,3 p. 100; 1003, 22 746, 2^6 p. 100.

3. Aimual Report of the Commissioner-general of Immigration. Washins^ton.

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faible afflux de rimmigration européenne. Les derniers recensements décennaux constatent que l'accroissement de la population totale est médiocre dans cet État, qui, malgré sa situation incomparable sur un Océan, n*est que le 21* de TUnion pour le chiffre de ses habitants. L'augmentation avait été plus rapide de 1850 à 1860 (287 397; augmenUtion de 310,4 p. 100) au moment du rush vers les mines d*or, de 1870 à 1880 (304447; 54,3 p. 100) et de 1881 à 1890 (343 436; 39,7 p. 100) qu'elle ne Ta été de 1890 à 1900 (271655; 22,4 p. 100). Ce Uux d'accroissement, 22,4 p. 100, c'est le taux du développement de la Géorgie (20,6 p. 100), du Connecticut (21 ,7 p. 100), États de second plan; il ne peut se comparer avec le développement d'États atlantiques ou centraux, Massachusetts, New- York, Pennsylvanie, Ohio, Illinois, Missouri. Et l'accroissement urbain en Californie est aussi rapide que l'accroissement rural. De 1901 à 1903, tandis que la population dans les dix villes qui ont plus de 10000 habitants augmentait de 26 290, dans les villes de moins de 10000 habitants ou à la campagne, elle s'accroissait seulement de 26 500.

Que l'on se rappelle les prédictions enthousiastes, entendues depuis quarante ans aux États-Unis sur l'avenir de cette Californie, « land of promise » ! Go Westj disait-on, il y a dix ans encore, au jeune homme qui débutait. Go to New-York^ dit-on plus volontiers aujourd'hui, — à New-York, repaire de la haute finance, centre commercial de tout le pays. C'est un complet revirement.

Quel mirage pourtant n'a cessé de rayonner de cette Californie, VEldorado State^ « the land of the Setting Sun » 1 Dès que l'Amérique fut découverte et

que les premiers explorateurs et pionniers eurent commencé de prendre possession du continent, « la mer Vermeille où est la Californie par où Ton peut aller au Japon et à la Chine » se nimbe d'or; on marche dans le sillage du soleil couchant ; on rêve de tous les Eldorados du Pacifique, de Cipango surtout <( isle en Levant S en la haulte mer, loing de la terre ferme mille cinq cents milles, moult grandisme isle... Les gens sont idolâtres et se tiennent par eux, et si vous dy qu'ils ont tant d'or que c'est sans fin, car ils le trouvent en leurs isles », puis c'est en Californie même que l'on découvre l'Eldorado rêvé et, par milliards, le fabuleux métal. A l'or de la Sierra Nevada vient s'ajouter le mercure de New Âlmaden, le pétrole de Los Angeles, Ventura, Santa Clara; et aussi l'étain, le borax et l'asphalte : la vieille réputation du Pérou de Pizarre est surpassée. Dès que Ton commence de parler d'exploitation agricole dans ce pays de mines, quels espoirs I Quelles descriptions de cette Pacific coast favorisée des dieux où il fait bon vivre et où l'on s'enrichit I Terre à blé et pays d'arbres géants, — 44 700 milles carrés de forêts, réserves précieuses pour un pays qui a gâché la plupart de ses bois; — climat merveilleux, indifférent aux latitudes, mûrissant aussi tôt et aussi bien des oranges à 100 milles au nprd de San Francisco qu'à 500 milles au sud, à Oroville qu'à San Diego, qui, sur le même acre de terre, réunit tous les produits de Nouvelle Angleterre et de Floride et ombrage de palmiers et d'orangers les pelouses de Sacramento, à la latitude du sud de l'IlÛnois. D'avril en octobre^ sur

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