LA VIE RELIGIEUSE D*DN BOURGEOIS AU XVII* SIÈCLE
cordelier, neveu du Père gardien. Il avait une couronne de fleurs sur la tête...
Le 11, on a cueilli huit grands paniers de poires de Rousselet... Les trois quarts des fruits, pommes, damas noir, damas violette, nobertes tombent...
J'ai vu chez M. Lancelot Favart le microscope qui grossit les objets, tant célébré dans le Journal des savants^.
En mars 1671, il dresse une liste de ses parents et de ses amis qui sont morts. Il y met entre autres :
M. Frémin, chanoine, chez qui J'allais souvent deviser et passer le temps avec des honnêtes vieillards bourgeois et les nouvelles de la gazette burlesque^.
Cinq ans plus tard, il raconte une prouesse de curiosité qui aurait pu lui causer malheur.
Je vais à l'enterrement de deux religieuses.... Je me hasardai de monter sur une échelle, dans le jardin de ïourtebalte,pour voir l'enterrement dans leur cloître, où il y avait grande quantité de chanoines, ce que je ne devais pas faire, car, comme je deviens fort pesant, si je fusse tombé, je m'aurais bien blessé ou peut-être rompu le col 3.
C'est là comme la dernière étincelle du goût pour les aventures qui Tavait jadis conduit en Italie et en Hollande. A quoi bon courir quand on sait aussi bien que lui s'amuser et philosopher à propos des moindres choses?