Journalier, p
LA VIE RELIGIEUSE d'uN BOURGEOIS AU XVIl' SIÈCLE 85
Revenons à Jeanneton. Le 20 septembre 1671, le Journalier porte ces simples paroles :
Jeanne Maillefer, ma fille, est entrée à la congrégation après m'avoir demandé mon consentement. Je prie Dieu que ce soit pour sa plus grande gloire et pour son salut.
D'autres vocations religieuses devaient suivre celle-là ; d'autres vides se faire encore autour de la table où le patriarche avait fêté ses soixante ans.
Ce 20 janvier 1679. — J'ai bien de la consolation et à vous remercier, ô le Dieu de monàme, de ce que vous daigniez et vouliez attirer mes enfants qui sont plus à vous qu'à moi, au service de vos autels. Je vous en rends grâce de toutes mes affections K..
Copie d'une lettre que Pierre Maillefer, mon fils, a écrite ce jour à son frère le religieux, laquelle lettre est toute trempée de larmes qu'il a répandues en l'écrivant 2.
Cette lettre m'a touché, et je ne peux m'empécher de verser des larmes en la transcrivant. Je vois et loue Dieu que mon enfant est mon maître en les vertus. Ces sentiments sont pieux, et on voit qu'ils partent des expressions du cœur^.
Et voilà comment ce bourgeois entendait le sacrifice. Cette allégresse dans l'offrande est, d'ail-