‹ Amines Et Amides Dérivés Des AldéhydesChapitre 13 sur 53 · PEN CI? CH · texte numérisé non relu

PEN CI? CH

Nc

ne se prévoit pas par la Stéréochimie et celle du polymère de Pratesi force à admettre pour le trioxyméthylène ordinaire une condensation inconnue (CH?0 y.

L’aldéhyde formique se dissout facilement dans l’eau ; ce dissolvant peut en prendre jusqu’à 40 pour 100, d’après les auteurs; au delà, on dit qu'il se dépose du trioxyméthylène; la nature du dépôt formé sera l’objet de l’article PARAFORMALDÉHYDE.

Les solutions ont fait l’objet de travaux intéressants de

(!) Gazz. chim. ital,, t: XIV, p. 139.

MM. B. Tollens et F. Mayer (!) et de MM. Grossmann et W. Escheweïler (?). Ces auteurs ont signalé les particularités extrêmement curieuses que l’on observe dans la détermination du poids moléculaire de CH?0 dissous. La cryoscopie d’une solution aqueuse diluée, de 1 à 4 pour 100, donne le chiffre normal ou sensiblement normal M — 30, si la solution diluée observée à été faite depuis un temps suffisant; cette valeur ne change pas avec le temps. Mais si l’on prend une solution concentrée d’aldéhyde et qu’on la dilue pour arriver au même titre que précédemment, puis qu’on observe le plus rapidement possible l’abaissement du point de congélation, on trouve pour le poids moléculaire de l’aldéhyde dissous un chiffre presque double, lequel diminue ensuite peu à peu. Il se passe évidemment là un phénomène singulier et pour l’expliquer MM. B. Tollens et F. Mayer supposèrent qu'il existait :

1° Dans les solutions diluées, du formaldéhyde simple ;

2° Dans les solutions concentrées, un polymère soluble ou paraformaldéhyde ; |

3° Enfin un polymère solide insoluble, l’oxyméthylène ou métaformaldéhyde;

Soit trois modifications de l’aldéhyde formique.

MM. Grossmann et Escheweiler n’admettent pas l’existence de l’oxyméthylène insoluble, car ce corps, d’après eux, se dissout peu à peu dans l’eau froide; toutefois ils relatent une expérience où l’oxyméthylène, sublimé et conservé un jour au-dessus de l'acide sulfurique, ne s'était pas encore dissous au bout de quatre mois. Il est probable, d’après ce que nous verrons; que leur oxyméthylène dont ils n'indiquent pas la préparation, était un mélange de paraformaldéhyde et de trioxyméthylène.

(!) Berichte, t. XXI, p. 1566, 2026 et 3503; 1888. (2?) Licbig's Annalen, t. CCLVIIT, p. 95; 1890. M. D.

OT

60 M. DELÉPINE.

MM. Tollens et Mayer avaient appelé paraformaldéhyde le corps que l’on obtient lorsqu'on évapore au bain-marie une solution d’aldéhyde formique, ou lorsqu'on la concentre sur l’acide sulfurique. « Le liquide, disent-ils, s'épaissit peu à peu, et des flocons mous s’en séparent qui deviennent durs et opaques; finalement, on a l’oxyméthylène sec. » La caractéristique de ce corps est sa solubilité dans l’eau, et c’est en partant de l'hypothèse que ce polymère existe dissous dans les solutions concentrées, qu'ils furent conduits aux expériences cryoscopiques citées plus haut. C’est parce que ce corps ne se résout que graduellement en molécules simples par la dilution qu'on observe les particularités signalées.

Ces auteurs n’analysèrent pas ce paraformaldéhyde. Lüsekann (1) est le premier auteur qui ait indiqué que le produit spontané de polymérisation des solutions concentrées ou de concentration plus grande de ces mêmes solutions n’est pas anhydre. A trouva. la composition (CH20)H20 et proposa la formule de structure suivante (hexaoxyméthylène) :

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