III. — CHALEUR DE FORMATION A L'ÉTAT DISSOUS
Pour mesurer cette quantité, je suis parti de la réaction qui transforme l’aldéhyde formique en hexaméthylène-
amine :
6GCH20 + 4AzH3 = C6 H12Azt + 6H20.
Comme j'ai déterminé la chaleur de formation de l’hexaméthylène-amine d’après sa chaleur de combustion, il n’y a qu'à mesurer la chaleur dégagée dans la réaction de l’ammoniaque sur l’aldéhyde formique. Mais ici se présente une difficulté, car cette réaction est lente, progressive et, comme telle, peu propice à une mesure totale.
Pour tourner, cette difficulté, j'ai arrêté la réaction au bout d’un temps favorable, par l’addition d’un excès d'acide chlorhydrique de même concentration que l’ammoniaque, c’est-à-dire capable de saturer à la fois l’ammoniaque qui n’a pas encore réagi et l’hexaméthylèneamine formée. En opérant au bout de quelques minutes, il suffit que la dose d’acide soit égale à la moitié du volume d’ammoniaque susceptible d’entrer dans une réaction totale avec l’aldéhyde formique.
Je suppose que, dans la première période, la quantité de chaleur À mesurée est proportionnelle à la dose d’ammoniaque combinée à l’aldéhyde et que, dans la seconde, la quantité B observée après l'addition de l'acide est la somme des effets dus à l’action de l’acide sur l’ammoniaque encore libre et sur l’hexaméthylène-amine formée. L’aldéhyde formique non combiné n'intervient pas; je me suis assuré, en effet, qu'il n'agit pas, au moins d’une façon instantanée, sur l’hexaméthylène-amine, l’acide chlorhydrique et le chlorhydrate d’ammoniaque.
La quantité de chaleur B permet de déterminer la dose
g M. DELÉPINE.
d’ammoniaque encore libre. Pour cela, partons d’une molécule d’ammoniaque et supposons qu’au moment de l'addition d’une demi-molécule d'HCI il y ait x (en fraction de molécule) d’ammoniaque libre, c’est-à-dire 1 — z