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OP STE PP 10 LL k Vo ve mo “PI 46,1 + 12,2 GA us ee CO2%.... zéro
Les rapports de l’azote et de l'oxygène sont exactement ceux de l'air primitivement enfermé dans le tube. L’absorption de l'oxygène dans les expériences avec l'aldéhyde formique est donc due exclusivement à cel aldéhyde. L'absence d'acide carbonique montre que le dédoublement de l’acide formique en CO? + H?, qui se fait à 260° d’après les expériences de M. Berthelot, n’est pas la cause de la formation de ce gaz dans les expériences précé- ‘dentes, et que ce dernier est dû à un dédoublement singulier de l’aldéhyde formique.
Il m'a semblé curieux de constater ces propriétés si particulières de l’aldéhyde formique, propriétés qui le mettent pour ainsi dire à part dans la série des aldéhydes. Autrefois, Tollens (1) avait bien signalé que la magnésie à 130°-220° transforme l’aldéhyde en alcool méthylique et formiate, comme le fait la potasse vis-à-vis des aldéhydes aromatiques ou de quelques aldéhydes d’allures particulières tels que le furfurol. Tischtschenko (2?) avait aussi signalé l’action des hydracides comme donnant lieu à la formation de l’acide formique et des éthers de l'alcool méthylique, mais l’action de l’eau seule n'avait pas été étudiée, ni surtout la décomposition en acide carbonique et alcool méthylique. La formation de l’oxyde de carbone doit être considérée comme secondaire.
Ces faits me paraissent surtout dignes d'intérêt, si l’on veut se rappeler que l’aldéhyde formique est regardé comme le premier terme de l'assimilation du carbone chez les végélaux chlorophyllés. En supposant que les
(:) Berichte, t. XII, p. 917.
(2) Bull. Soc. chim., t. XLT, p. 258:
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réactions ci-dessus, faites chimiquement à haute température, se passent physiologiquement dans le végétal à la température ordinaire, on peut en ürer quelques conséquences.
C’est à ajouter à celles qu’on admet pour l’aldéhyde méthylique, une nouvelle transformation de cet aldéhyde, permettant de s'expliquer pourquoi il est introuvable, étant apte à de multiples transformations. On s’explique la présence de l'alcool méthylique et de l'acide formique, fréquents chez beaucoup de végétaux. Par la décomposition en acide carbonique et alcool méthylique, on voit que la présence de ce dernier élément presque universelle dans les feuilles, d’après M. Maquenne, n’est pas forcément corrélative de celle de l’acide formique. Mais la conséquence, sans contredit la plus importante, c’est l'apport d’un excès d'hydrogène, avec élimination de l’acide carbonique. En effet, du système 3(C + H20), on passe au système CO? + 2(C + H20 + H?), c’està-dire que le végétal a retenu, par rapport aux éléments d’un hydrate de carbone, un excès d'hydrogène, fait que l'analyse a montré être constant chez les végétaux. C’est peut-être dans cette réaction qu'il faut chercher la solution du problème posé en ces termes par M. Schlæsing (!):
« Ne semble-t-il pas que, pour expliquer l’excès d’'hydrogène dans la plante entière, la manière la plus simple est d’admettre qu’au cours des réactions internes entre les corps assimilés, il se produit quelque corps volatil plus riche en oxygène qu’en hydrogène, que la plante élimine. Il est raisonnable de penser que ce corps est simplement de l’acide carbonique : on doit trouver que CO? total exhalé l’emporte en volume sur l'oxygène emprunté à l’air fixé. »
Il suffit de supposer que cette élimination de CO? suit
(*) Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. G, p. 1237.
de très près le phénomène assimilateur ou l’accompagne : dès lors, l’action chlorophyllienne se passe partiellement
Suivant les équations successives :