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CONCLUSIONS

Les diverses fonctions que l’on peut dériver de l’équation générale de réaction des aldéhydes sur l'ammoniaque et les amines ont donc été ainsi examinées successive-

M. D. th

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ment; après chaque corps, j'ai indiqué les conséquences déduites de son étude thermique. C’est ici la place de jeter un coup d’œil sur l’ensemble.

I. L'étude thermochimique donne pour chaleur d’union des aldéhydes liquides avec l’ammoniaque dissoute un chiffre inférieur à 13%1,9 pour les aldéhydes benzoïque, anisique, pyromucique, ainsi que pour l’aldéhyde ordinaire. D'où il résulte qu'un acide dissous tel que H CI qui dégage 13%}, > en s’unissant à l’ammoniaque dissoute pourra décomposer ces diverses combinaisons : cela a lieu sans exception; en outre, la valeur trouvée pour les hydramides est généralement supérieure à celle qui correspond à l’action de l’acide carbonique, de sorte que ces corps ne se décomposent que fort peu à l’air; toutefois, 1l paraît y avoir un commencement de décomposition attestée par l'odeur du produit.

IL. Si l’on écrit la même équation pour les bases 1s0mères des hydramides on obtient un chiffre supérieur ou égal à 17%, lequel exclut toute possibilité de décomposition de ces bases ou glvoxalidines par les acides dissous. L'étude thermochimique de leurs sels montre que cette propriété doit subsister en présence des acides très concentrés. L'étude thermochimique de l’hydrocinnamide que l’on avait jusque-là placé dans le groupe des hydramides m'a permis de le ranger dans la classe des glyoxalidines; j'ai vérifié par plusieurs expériences qu’il en possède les propriétés. De plus, une conséquence curieuse, directe, des données thermiques m'a permis d'établir expérimentalement que l’aldéhyde benzoïque déplace à chaud l'acide chlorhydrique de son sel ammoniacal, résultat peu attendu, mais conforme aux lois thermochimiques.

IT. Pour les bases quinoléiques et pyridiques on trouve que l'élimination de l’eau dégage 15041, 300, 4oCal: et comme la nouvelle substance possède en général une basicité voisine de celle de l'amine génératrice, ces dégagements de chaleur subsistent à peine modifiés, que la réaction ait

lieu en milieu neutre ou acide et que les sels soient solides ou dissous. Il en résulte que par aucun moyen on ne saurait détruire ces corps par voie d’hydratation, du moins, pour retourner à leurs générateurs. Là est la clef de leur stabilité. En outre, leur faible chaleur de formation à partir des éléments en fait des substances éminemment propres à Jouer le rôle de corps incomplets, susceptibles d'addition, de polymérisation, ete. J'ai aussi signalé les différences qui existent entre la série h ydroquinoléique et la série hydroisoquinoléique.

IV. La formation de l’hexaméthylène-amine dans Pétat dissous dégage 16%1,6 pour chaque molécule d’ammoniaque. Elle tient le milieu entre un hydramide et une glyoxalidine ; en fait, comme ces dernières, elle donne des sels, mais, comme les premiers, elle se décompose par les acides. Mais, tandis que les hydramides sont décomposés sans équilibre, l’hexaméthylène-amine donne lieu à des réactions de partage avec les acides; car l’aldéhyde formique décompose les sels ammoniacaux.

Ce point a été l’objet d'expériences variées qui ont montré que la base retient alors CH?0 en plus.

J'ai fait les expériences nécessaires pour définir à quelles obligations principales doit obéir la formule de ce corps et en ai proposé provisoirement une nouvelle : action de la chaleur, hydrogénation, dérivés sulfurés, etc.

De l'étude de ses sels d’ammonium, j'ai tiré une nouvelle méthode de préparation des amines primaires. f

V. étude de l’hexaméthylène-amine a ajouté à son importance en me permettant d'étudier à fond les propriétés fondamentales de l’aldéhyde formique qui étaient auparavant assez obscures.

Ce sont là des faits qui ressortent surtout de l'étude thermique et font apparaître la profunde différence qui existe dans l'élimination de l’eau entre les aldéhydes et les corps azotés et l'élimination de leau dans d’autres fonctions organiques : passage des sels ammoniacaux aux

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À nitriles, forination des éthers et autres où elle se fait le plus souvent avec absorption de chaleur et est susceptible d’être facilement renversée.

J'ai eu à étudier nombre de points purement chimiques. Voici les principaux résultats de cet ordre :

VI. Corps nouveaux. — 1° Dérivés de l’hexaméthylène-amine : hydrate, sulfate hydraté, phosphate, 1odamylate, iodallylate, chlorobenzylate; combinaisons sous formes de sels doubles, chloromercurates, iodomercurates, combinaisons argentiques; thialdines.

2° Dérivés de l’aldéhyde formique : définition plus exacte du trioxyméthylène et du paraformaldéhyde grâce à une étude méthodique de l’action de la potasse ; action de l’eau; rôle méthylant de l’aldéhyde formique; nouveaux sels doubles intéressants fournis par l'action des sels ammoniacaux; action du sulfhydrate d'ammoniaque qui a conduit aux corps (CH?)5 Az? S? et (CH? )° Az?5S56.

3° Dérivés de l’aldéhydate d'ammoniaque : éthylidèneimine et son picrate; celte étude conduit à la formule vraie de l’aldéhydate.

4° Dérivés des hydramides et bases isomères : non-exisvence de l’amarine allotropique; existence d’hydrates d’amarine, d’anisine et d’hydrocinnamide; non-existence du composé C5 H51Az5; sels d’hydrocinnamide; combinaison de l’hydrocinnamide avec l’azotate d’argent.

5° Dérivés quinoléiques et pyridiques : ici l'étude a été surtout thermochimique; obtention facile et instantanée de la chloropipéridine par l'emploi d’un hypochlorite alcalin à froid. ‘

VIT. Les déterminations thermochimiques que renferme mon travail se rapportent à plusieurs ordres : chaleurs de formation par les éléments; chaleurs de formation d’après les réactions génératrices ; chaleurs de formation des sels au moyen des bases et des principaux acides, et enfin chaleurs de formation de quelques hydrates. Je résume ces données sous forme de Tableaux.

ALDLHYDES.

DES

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