‹ Ammalat-BegChapitre 1 sur 12 · Ammalat-Beg · texte numérisé non relu

Ammalat-Beg

Un mol sur la façon dont l'Iiistoirc (iiio Ton va lire est tombée entre mes mains.

J'étais à Derbend, la ville aux portes de fer, ehez le commandant de la forteresse , où nous déjeunions. La conversation tomba sur le romancier Marlynski, lequel n'est autre que le Restucheff condamné aux mines, en Sibérie, pour la conspiration de 1828, et dont le frère fut pendu à la citadelle de Saint-Pétersbourg, avec Peslel, 5IouravielT, Kalkovsiiy et Ryléief.

(i AVAM-l'Itdl'OS

(\riu'\é dp sps travaux des mines en 1827, liestiiclielï avait été fait soldai el envoyé à l'arni(^e ilu Caucase. lîrave et se jetant en désespéré au niiliini de tous les daniicrs, il avait bientôt reconijiiis le i-'radc d'enseiirne, et c'est avec ce grade i|ii'il liiiliita iiciiilaiil une année la forteresse de Derlicnd.

On verra, dans mon Voyaçie nu Caucase, quelle nouvelle calaslroplio lui fil prendre en dégoût la vie, el comment, dans une rencontre avec les Lesghiens, il se fit tuer par eux d'une mort aussi volontaire qu'un suicide.

Au nombre des papiers qu'il laissa dans sa cliambre au moment de sa mort, se trouvait un manuscrit. Ce manuscrit avait été lu, depuis, par différentes personnes, el, entre autres, parla fille du commandant acluel, qui m'en parla comme il une nouvelle pleine d'intérêt. Sur sa recommandation, je la fis traduire, et, trouvant comme elle, non-seulement un grand intérêt, mais encore une couleur locale très-remarquable dans ce petit roman, je résolus de le publier.

.le le pris, en conséquence, des mains de mon traducteur ; je le récrivis pour le rendre compré-

Page 1