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Amour aux enfers

Adieu TESCA, «adieu. Amie de ma jeunesse Qui fuyez les débris de mon temple d’espoir Qui s'écroule à jamais, au seuil de ma détresse, Au son de langélus, qui traverse le soir !

Vous maudire ou pleurer, partir ou vous aimer ? A quoi bon fous ces mots sur les feuilles légères Du Destin qu’on apprend si vite à blasphémer, Puisque déjà mes pleurs ont fané mes paupières ;

Puisque mon front glacé, qui va cesser de vivre, Via blanchir à jamais mes espoirs de vingt ans, Tout contre la croisée, recouverte de givre,

Que me laisse un amour, sans été ni printemps ?

Puisque plus rien TESCA ne cache mes secrets,

Dans le ruisseau des pleurs, qui se sont répandus, Allons dans les sentiers, pour cueillir les regrets, Sur les branches tombées des souvenirs perdus !

En posant votre main, sur mon bras solitaire,

Allons sans ne rien dire, en rêvant au passé

Qui reviendra sans doute, et qu’il me faudra taire, Vos yeux noirs sur ma lèvre et sur mon cœur blessé !

Dans le jardin désert de notre destinée

Qui se meurt quelque part, au fond des cieux flétris, Allons cueillir la rose, à tout jamais. fanée,

Des printemps amoureux que la neige a meurtris.

Fuyons notre passé, si c’est là le destin

Des amours oubliés, comme un troupeau vendu ; Sans remords ni passion, sans haine et sans chagrin, En partant tous les deux, sur l’oubli suspendu.

Partez puisqu'il le faut, et que tout doit finir ! Et que notre passé doit mourir désormais !

Fuyez seule en chassant le pieux souvenir Des choses qu'ici bas je n’oublierai jamais :

Adieu donc ! oh TESCA ! Amie de mon enfance !

Qui fuyez le taudis de mes amours secrets

Que j'épuise le soir, en serrant l’espérance, e Sur mon cœur solitaire inondé de regrets !

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