Sa fille avait cinq ans, et son fils dix-huit mois
2. Voici une lettre, inédite, écrite à Bernardin après la mort de Félicité, par sa belle-mère, Mme Didot. Cette lettre, datée du 20 nivôse an VIII, c'est-à-dire du 10 janvier 1800 (vendredi), se trouve à la Bibliothèque du Havre (dossier 157, p. 141, B. 72).
Aux Citoyen de Sl-Pierre
« Beaucoup dafaire très désagréable mavoit fait oublier que je suis forcé d'aller à Essonne, ainssi bonne ami, vous prendre le jour quil vous cera le plus comode pour partir ensemble et revenir de même. —
« Votre invitation honaite daller dîner chez vous auxquelles je suis des plus censible, il ne mest pas possible de lacceptéje parle a mon ami, et je lui parle avec toutes la sincérité de mon ame, nom je ne me sans pas la force de pouvoir vincre les ydé triste aux quelle je ne ne pourois surmonté, jevite autant quil mest possible cette Cruelle maladie de Nerf dont je suis présentement très tourmenté, cènes donc quavec le tant et le secour de Dieu, que je prie tous les jours deloigné de moi se tableau affligan de ma pauvre fille qui mest continuellement présente amamémoir, ne men voulé pas plaigne moi, oui plaigne moi, si cest une faute que je fait jatant tout de votre sancibilité pour me pardonné.
.. Y. Dn)OT. ..
20 Nivosso an 8'.
Mlle Désirée de Pelleporc, qu'il avait rencontrée dans une institution de jeunes filles dirigée par Mme de la Maisonneuve. Il avait soixante-trois ans lorsqu'il l'épousa, en brumaire an IX ' : il regretta, je crois, la pauvre Félicité!
Il s'éteignit le 21 janvier 1814, à Eragny-sur- Oise, et, comme il avait sans doute converti sa femme à ses propres théories sur le mariage, elle épousa, en secondes noces, Aimé Martin ^ le secrétaire de son mari défunt. Celui-ci consacra toute sa vie à la publication et à la glorification des œuvres de son maître, à la défense aussi de sa mémoire, et il eut en cela fort à faire, car elle fut vivement attaquée.
Les originaux des lettres que nous publions se trouvent, les uns, au nombre de seize, à la Bibliothèque du Havre, les autres, de beaucoup les