Lettre
i8 AMOUR DE PHILOSOPHE.
étroites, la faire semblable à lui-même — ce qui lui paraissait la plus désirable des choses — pareil à ces oiseleurs qui crèvent les yeux des rossignols pour le plaisir de les entendre mieux chanter. Il conseille, il éduque Félicité M II A^eut lui faire apprendre la botanique, « étudier le système de Linncpus » ; il lui dit de s'occuper à réformer son orthographe, que ses fautes sont de petites taches, et, en écrivant cela, le ridicule professeur met deux t à petites et une seule h à orthographe! il veut qu'elle soigne ses expressions, car ose-t-il écrire, lui : « la parole est l'habit de la pensée; la mauvaise ortographe est par raport à elle ce quune déchirure est à unliabit'^ ». Il se fait aussi le conseiller intime de la jeune fille; il craint qu'elle n'engraisse et lui dit de manger un peu moins ^; est-elle enrhumée : elle devra garder la chambre et même le lit*; elle ne doit point veiller, ni lire au milieu de la nuit, car le sommeil seul « rafraîchit le tein des bergères ^ » ;