SCENE NI
Les Mêmes, TIBURCE.
TIBURCE
| Me voici, mon oncle.
WJVIVIER.
Ah! c’est vous, monsieur le vaurien!
ERNEST
Mon père, vous m’avez promis de le ménager.
DCVIVIER.
i C’est possible; mais moi, je n’ai rien promis, i et je me charge de lui faire de la morale, et de [ la bonne. Avancez, mon neveu ; il parait que vous j menez une jolie conduite ?
TIBURCE
Ma tante...
M m « BUVIVIER.
Vous perdez votre temps, vous fréquentez l’estaminet. Voyons, qu’avez-vous appris depuis que vous êtes à Paris?... Répondez... llien, n’est-ce pas?...
Pardon, ma chcre tante ; j’ai appris...
«"< DUVIYIER.
Quoi ?...
TIBURCE
J’ai appris... d’abord le flageolet.
ERNEST, bat.
Tais-toi donc !
Il passe à la droite de son père ’ .
duvivier.
Le flageolet... voilà quelque chose de fort utile!
«"* DUVIYIER.
Enfin, c est un talent d’agrément; j’aimais assez le flageolet autrefois... (sévèrement) mais j espère que vous avez appris au.re chose ?
TIBURCE
Certainement, ma tante... à jouer au billard.
DUVIVIER
Le billard, a présent!...
duvivier, d son mari.
Taisez-vous donc, puisque c’est moi qui me charge de le gronder... (A Tiburce.) C’est affrcui! monsieur; c’est abominable... le billard... hum! (changeant de ton ) es- tu fort?
tiburce.
Très-fort ; je gagne toujours.
Ernest, Duvivier, Tiburce, Mme Duvivier.
M me duviyifr, passant devant Tiburce *.
Ah! s’iL gagne toujours, il ne dépense jamais d'argent ; il n’y a rien à dire.
dd vivre*.
Eh bien, si c’est comme ca qu’elle le gronde. „mc puviVIRR.
Néanmoins tu as eu tonde négliger tes éludes pour des arts d’agréments... Sais-tu danser ? duvivier.
Belle question !
TIBURCE
Je sais un peu le.....
11 danse.
M mc duvivier, à part.
Ça n’était pas connu de mon temps, ça. {Haut.) EnGn, mon neveu, je vois que pour être médecin il ne te reste plus à apprendre que la médecine.
TIBURCE
Que la médecine...
C’est peu de chose.
M ra« ni; VIVIER.
Mais j'espère que mes sages remontrances te profiteront à l’avenir.
TIBURCE
Oui, ma tante.
DUVIVIER
D’abord, j’exige qu’il ne revoie plus une certaine Malvina.
tiburce, à part.
Plus souvent! {Haut.) Mais, mon oncle...
DUVIVIER
Pas de mais ; mon pardon est à ce prix.
M me duvivier.
Allons, mon ami, si telle est la volonté de ton oncle, il faut t’y soumettre.
tiburce, d part.
Jamais de la vie!
M me DUVIVIER.
C’est tien ; vous voyez que j’en fais tout ce que veux. Sois docile, rangé, économe surtout... L’économic c’est la première des vertus. {Bas.) Astu de l’argent?
tiburce, de même.
Pas un sou.
Htne nu VI VI ER.
Voilà un louis, et lais-toi.
tiburce, d part.
Quelle bonne femme que ma tante 1 un domestique, entrant et Testant au fond.
Maître Durosel, notaire...
DUVIVIER
Durosel 1
ERNEST
Un notaire !