SCÈNE PREMIERE
DUVIVIER, M" DUVIVIER, en In dette de réception et anisé prit du guéridon.
DUVIVIER
Oui, ma chère amie ; voilà ce qu'a fait cette jeune fille, celle petite griselte... C'est grâce à elle, à scs conseils, que uotre Ernest est aujourd'hui notre orgueil.
duvivier, te levant.
Vous voyez que les griscllcs sont bonnes à quelque chose.
DUVIVIER
Ohl n'allons pas trop loin non plus ; ce n’est qu'une exception.
st”' duvivier;
Comment, une exception 1 En vérité, il ne vous sied guère de dire du mal des grisettes. Qu’est-ce que j’étais donc, s’il vous pialt, quand yous m’avez épousée? tout bonnement une petite enlumineuse du quartier Saint-Jacques.
DUVIVIER
C’est bien, c’est bien, je sais cela.
M”' DUVIVIER
Mais j’avais la taille fine, le regard fripon. duvivier, galamment.
Tu l’as encore, Amélie.
JS 10 ' duvivier.
Enfin, à l’époque dont je parle, cela vous tourna la tête au point que vous m’offrîtes de m’épouser. Je demandai un mois pour réfléchir, et je me décidai lelendemain. J’espère, monsieur, que vous n’eûtes jamais à vous en repentir.
DUVIVIER
Jamais, chcre amie; je fus parfaitement heureux. Cependant mes deux frères qui ont fait de brillants mariages...
il”» duvivier.
Est-ce moi qui vous ai empéché d’augmenter votre fortune? c’est la faute de votre intelligence et non celle dc votre femme.
MAGASIN THÉÂTRAL
DUVIVIER
Amélie!..* Mais silence, voici votre fils.
w \ WW wuwwww vv\ vvv%\\
SCÈKE II.
DUVIVIER, ERNEST, entrant par le fond t
M“° DU VIVIER
ernest, gaiement.
Bonjour, mon père 1 Bonjour, ma bonne mère.
duvivier.
Bonjour, mon Ernest. (^4ree importance .) Monsieur l'avocat, je vous salue.
M tn 0 DUVIVIER.
Mais viens donc près de moi que je te voie, que je t’eiamine un peu. Sais-tu que tu es très-joli garçon! Seulement tu ne sais pas mettre ta cravate.
DUVIYIER.
Bah! bah!
Am de ÏÉcu de six francs.
Eli ! mon Dieu ! quo sort la toilette !
Pour lui le seul point important C'est une instruction complète Qui lui donne un nom «k-latant.
M rae DUTIVIER,
En effet, c'est très-important.
Apprends donc, puisque ça le flatte,
Appreuds ton Code jusqu'au bout.
lois, l’éloquence, et surtout Apprends à mettre ta cravate.
Apprends le Code, mais surtout, etc.
Attends, attends, je vais t'arranger ça. Là, voilà qui est mieux
duvivier.
Ah ça , mon fils, tu sais que pour fêter ta réception, nous donnons aujourd’hui un grand déjeuner. As-tu fait tes invitatious?
ERNEST
Oui, mon père ; ainsi que vous me l’avez permis, j’ai engagé quelques amis intimes.
MJV1VIBR.
Mais ce n’est pas tout; ta mère et moi, nous nous sommes occupés de ton avenir, nous avons des projets.
ERNEST
Des projets 1
W“° DUVIVIER
Eh bien, n'aliez-vous pas déjà bavarder! vous savez bien que c’est une surprise que nous lui méuageons.
ERNEST
Une surprise !
DUVIYIER.
Oui, c’est un secret que uous ne devons te confier que tantôt.
ERNEST
Tenez, mon père, puisque je vous trouve si bien disposé, j’ai envie de vous demander une grâce.
*"• duvivier.
Laquelle ?
mmviER.
Voyez-vous, il commence son métier d’avocat ; le voilà déjà qui demande... Et cette grâce, raont sieur?...
Est celle de ce pauvre Tiburce, qui est là tout honteux, qui n’ose pas entrer.
DUVIYIER.
Allons, qu’il vienne!
Ernest court à la porte du fond, et fait signe à Tiburce d’entrer.
IWV\V\VWV\W\VW\WV%VV\\\V/V\\V\V\V\\VVV»VVWVVVVWW»^W\V