‹ Amour et amourette drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 38 sur 57 · SOSTHÈNE, PAULINE, MALVINA, TIBURCE · texte numérisé non relu

SOSTHÈNE, PAULINE, MALVINA, TIBURCE

Pauline entre sans les voir.

ENSEMBLE

Air de la Lectrice.

tiburce, sosthène, éaltina.

Dieu! quelle tristesse Se peint sur ses traits !

L’ennui qui l’oppresse Trahit ses regrets.

padlim, à elle-même.

Adieu sa tendresse Qu’hclas l je rêvais 1 Pour moi la tristesse,

Pour moi les regrets.

Tous s'approchent d'elle.

PAULINE

Ah ! c’est vous mes amis, vous m’attendiez T

SOSTHÈNE

Nous vous attendions, mademoiselle.

ÈAUL1NE.

Hélas 1 je devine le motif qui vous amine 1 TIBUaCB.

Comme elle est pâle!

SOSTHÈNE

11 y a eu du grabuge.

MAL VIN A

Oui, nous désirions savoir...

Le résultat de ma démarche... Ne m'interroge pas, Malvina; j’ai ressenti déjà trop de honte, j’éprouve encore trop de douleur.

MALVINA

Pauvre fille! va, je devine; des ingrats, des purs ingrats.

PAULINE

Non, personne n’a été ingrat envers moi, on a voulu au contraire me payer généreusement.

TOUS

Comment?

PAULINE

Oui, on m’a offert de l'argent.

tous.

De l’argent!

MALVINA

C’est affreux! c’est abominable !... et combien t’offrait-on ?

PAULINE

Ob ! qu'importe!

MALVINA

C’est juste./. Décidément, Tiburce, je n’irai pas chez monsieur votre oncle.

Et tu feras bien !

SOSTHÈNE

Mademoiselle Pauline, je connais quelqu’un qui vous aime, un jeune homme très-comme il faut , qui ne vous offrirait pas de l’argent, lui !

PAULINE

Que voulez-vous dire?

sosthènb, la faisant descendre un peu vers la

gauche.

J'ai douze mille cinq cents livres de rentes; il est vrai que ma tante m'a donné un cohéritier, mais ma part est bien supérieure à la sienne. Eh bien! mon nom, mon rang, ma fortune, moimême et mon cohéritier , je vous offre tout cela, en un mot, je mets ma main à vos pieds.

tiburce.

Tiens ! le voilà déjà qui fait sa demande, lui?

MALVINA

Mazélte... il ne perd pas de temps... il est ardent... comme sa barbiche!...

SOSTHÈNE

Vous ne répondez pas?

PAULINE

Monsieur Sosthène... vous êtes un brave garçon; je vous suis reconnaissante de cette offre qui me reudraii heureuse, s'il y avait encore du bonheur pour moi dans ce monde.

Eh bien ! tu as tort; à ta place, moi, je me vengerais de leurs grands airs... je ferais un coup de tête... un coup de désespoir,] j'épouserais Sosthène.

SOSTHÈNE

Merci !

TIBURCE

Mais Ernest, vous ne nous en parlez pas ?

PAULINE

Ernest obéira à son père.

SOSTHÈNE

Ne vous dépêchez pas trop de me répondre, mademoiselle... Prenez tout le temps qu’il vous faudra pour bien réfléchir... je reviendrai... je reviendrai dans une heure.

tiburce , à part.

Diable! faudra que je prévienne mon cousin.

MALVINA

Air : La pièce, la pièce (Ambassadrice).

Au revoir, ma chère;

La douleur, j’espère,

Bientôt passera,

La gaieté viendra.

SOSTHÈNE

Pour mari, mademoiselle,

Prenez-moi, j’ai du quibus ;

Vous porterez la dentelle Et n’en repriserez plus.

MALVINA

Pleurer, c'est par trop godiche,

Et puis ça gâte les veux ;

Épouse-le, deviens riche,

Rien que pour te venger d'eux.

ENSEMBLE

Au revoir, ma chère, etc.

Lis sortent par le fond.

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