SCÈNE II
MALVINA, SOSTHÈNE, trh-éUgamment vttu; TIBURCE.
SOSTHÈNE
Ah ! je trouve donc quelqu'un à la fin 1 11.tLv1.vA et Tieuaca.
Sosthène !
TIBURCE
Peste I comme te voilà ficelé)
MALVINA
Vous avez l'air d'un prince russe.
SOSTHÈNE
Ça vous étonnel... Mais au fait vous ne savez pas encore au juste ce que contenait la lettre que monsieur Duvivier m'a remise hier, vous n'êles pas instruits du mystère qui m'a fait endommager à la fois, un pâté, une culotte, et le reste...
TIBURCB.
La tante est défunte, nous le savons.
SOSTHÈNE
Oui, mais ce queje vous apprends, c'est qu’elle a laissé douze mille cinq cents livres de rentes!
TIBURCE
Douze mille cinq cents livres!
MALVINA
C'est un joli denier 1
SOSTHÈNE
Par malheur elle m'a donné un cohéritier.
TIBURCE
Un cohéritier!... Diable! (a diminue ta parti
MALVINA
Ah! bah!... et qui ça?
SOSTHÈNE
La seule affection qui lui restât dans le monde, un être bien intéressant, que je vais vous présenter... (/I ouvre (o porte et fait entrer un vilain chien.) Entrez donc, cher ami!
MALVINA
Un chien!
tiburce, riant.
11a! ha! ha!... Comment ! c'est là ton cohéritier?
SOSTHÈNE
Voilà mon cohéritier I
MALVINA
Cet épagneul?
Ce charmant épagneul mâtiné, que ma tante * Tiburce, Malvint.
chérissait; elle a placé sa fortune sur nos deux têtes.
MALVINA
Je trouve ce procédé humiliant pour la vdtre.
TIBURCE
Quelle singulière idée elle a eue làl
SOSTHÈNE
Heureusement, c'est moi qui ai l'administration des revenus, et vous comprenez bien que je ne donnerai pas à monsieur six mille deux cent cinquante francs de pâtée par an.
MALVINA
Tiens, c'te bêtise!
SOSTHÈNE
Cependant, je n'ai pas voulu lésiner... je l'ai mis en pension chez ma portière, qui lui fournit ses repas à raison de quatre francs cinquante centimes par mois.
' MALVINA
Et comment s'appelle-t-il ?
-1 SOSTHÈNE
Il a un joli nom, un nom de berger; U s'appelle Némorin.
Mais pourquoi le promènes-tu avec toi ?
SOSTHÈNE
Ah ! Toilà ! c'est encore une idée de ma tanta ; elle m'a imposée par testament l'obligation d'emmener cet intéressant animal dans toutes mes promenades, de peur qu’il ne s’ennuie à la maison, et il sait (a... il connaît la clause le farceur, car dès que je prends mon chapeau... aussitôt 11 prend...
TIBURCE
H prend le sien?
SOSTHÈNE
Non ; 11 prend un petit air gai, 11 remue la queue, et en route!... oh ! il est pétri d'instinctl Némorin!... la patte à ce maître... Vous le voyez, quand on la lui prend, il la donne tout de suite; aussi je lui suis déjà très-attaché... Ah ça, mon cohéritier, tu vas me faire l'amitié de m’attendre à la porte.
TIBURCE
Tu le mets dehors !
SOSTHÈNE
Sans doute 1 il aimebeaucoup ça... ça convient à ses habitudes de propreté.
Il le met dehors.
MALVINA
Mais vous ne nous dites pat ce que vous venez faire ici, chez Pauline?
Je viens, dévoré d'inquiétude et de jalousie, savoir 1 issue de sa visite chez le Duvivier.
TIBURCE
Comment! tu penses donc toujours autant à ton amour?
SOSTHÈNE
Autant... non... mais davantage, et si tes espérances d’hyménée étaient déçues, je serais prêt à lui offrir mon cœdr, ma main et mon héritage.
MALVINA
Vous l'épouseriez ?
SOSTHÈNE
Entièrement!
tiburce, faisant un pas vers le fond.
Tiens!... on monte l'escalier, si c'était...
sosthène, passant à gauche.
Oh! le cœur me bondit!
malvina, ù la porte du fond.
En effet ! c’est elle!... Oh ! comme elle a l'air accablé !