SCÈNE VII
PAULINE ; purs M“* DUVIVIER.
PAULINE, courant à la porte, comme pour le rappeler.
Ernèst! {Elle réprime aussitôt ce mouvement et tombe sur une chaise d droite , en sanglotant et en disant :) C'est pour toujours !
urne duvivier sort du cabinet, essuie une larme et court d Pauline*.
Chère enfant, j'ai tout entendu, ton dévouement, ton courage... Oh I crois bien que ma reconnaissance...
Pauline , se levant vivement.
Ne médites rien, madame... ne me dites rien... partez !
M m ® duvivier.
Comment ?
Pauline , avec égarement.
Mais vous ne voyez donc pas que le désespoir s’empare de mon Ame? vous ne voyez donc pas que les regrets me suffoquent, que la force va m'abandonner, et que cette parole, celte parole, je pourrais vous la reprendre?
M m« duvivier.
Que dis-tu?
PAULINE
Air du Savoyard (de Masset).
Partez, partez,
Il en est temps encore,
C’est moi qui vous implore,
D’ici sortez.
Je vous implore.
Parlez I partez !
Emportez vite la promesse Que je vous ai faite en ce lieu ;
Prenez pitié de ma faiblesse,
Disons-nous un dernier adieu.
Avant que la douleur n’accable Ce cœur que l’on frappe aujourd’hui,
Avant que je ne sois coupable,
Avant enun que je ne pense à lui.
Partez, etc.
Elle repousse Jf«« Duvivier jusqu’à la porte du fond pour la forcer à sortir.
u me duvivier, l'embrassant.
Adieu, adieu, mon enfant!
Elle sort.