‹ Amour et foiChapitre 1 sur 55 · AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

Nous ne pouvons mieux faire, pour recommander la nouvelle édition de cet ouvrage, dont la première parut en 1833, que de transcrire le jugement de M. Charles Nodier, jugement consigné dans les journaux d'alors : il constate la voie originale et nouvelle que l'auteur s'est frayée en se faisant spécialement catholique. Le nom et l'autorité de ce célèbre critique dispensent de tout autre éloge.

. . . Entre tons les jeunes poëtes qu'a produits la noble école religieuse de M. de Lamartine, je n'eu

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connais point qui l'emporte sur M. Turquety, par rélévation de la pensée et par la magnificence de l'expression. C'est le digne Elysée du prophète, et on reconnaît la double inspiration de son maître à la grandeur des sentimens comme à la constante élégance de la parole. Ce qui le distingue surtout , et pour s'exprimer comme on le fait aujourd'hui, ce qui le spécialise entre tous ses émules , c'est que sa poésie est animée par une foi pure et une conviction profonde. Ce n'est plus l'élan indéfini d'un spiritualisme admiratif qui honore Dieu dans ses œuvres, mais sans savoir précisément à quel dieu inconnu il doit rapporter ses hommages ; c'est l'hymne exhalé aux autels du christianisme , et tel qu'il a été recueilli par Klopstock dans les concerts mêmes des anges. Nos muses modernes sont déistes, et c'est un immense progrès après un long siècle de scepticisme absurde qui annonçait la fin des temps. Celle de M. Turquety est catholique, et ses chants peuvent se marier aux concerts des vierges et des prêtres : or, c'est là une réelle et incontestable originalité. Il nous semble qu'une haute destinée est réservée au jeune talent qui a mar{[ué ainsi son point de départ , et est allé pVendrc sa Ivre aux murailles du sanctuaire. ....

Cil. Nodier.

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