PLAINTE
Ma jeune bieii-aiiiiée, il est donc vrai, tout chanj];e. Tout clian|»e, instincts de l'àme, illusions, bonheur. Tout s'en va loin de nK>V jusqu'aux sourires d'an|je. Tout, jusqu'aux Irais rejjai'dsfju'avee un charme étranp,e Vous laissiez tomber sur mon cœur!
Car vous m'aimiez alors : vous viviez recueillie, Seule et pure au milieu de ce monde troublé; Mais vos larmes de cœur vous avaient embellie, Et votre œil, si long-temps plein de mélancolie, S'anima quand je vous parlai.
Frissons délicieux, larmes involontaires, Que votre charme est tendre à ce premier beau jour ! Oh! qui révélera les troubles, les mystères Que ressentent d'abord deux âmes solitaires Dans l'abandon d'un chaste amour?
Aimer jusqu'à l'extase, aimer jusqu'au délire, Vivre au fond d'un seul cœur, du seul qui nous soit cher, Ne trouver de repos que dans l'air qu'il respire, S'enivrer de silence à son moindre sourire... C'était là mon bonheur iiipr.
AMOl K Kl FOI. 217
Maintonanl je 8uis seul; tout me ^jt^ne et me blesse. Tout mêle un souFfle impur à mes destins flottans : Je suis seul, et déjà je touibe de faiblesse : Oh! brise-toi, mon cœur, pauvre cœur qu'on délaisse, Tu n'as battu que trop long-temps!