‹ Amour et mariageChapitre 17 sur 34 · XVI. — Ceci jette sur la femme un jour nouveau · texte numérisé non relu

XVI. — Ceci jette sur la femme un jour nouveau

La femme est une réceptivité. De même qu'elle reçoit de rhomme l'embryon, elle en reçoit l'esprit et le devoir.

Improductive par nature, inerte, sans industrie ni entendement, sans Jubtice et sans pudeur, elle a besoin qu'un père, un frère, un amant, un époux, un maître, un homme, enfin, lui donne, si je puis ainsi dire, l'aimantation qui la rend capable des vertus viriles, des facultés sociales et intellectuelles.

De là, son dévoûment à l'amour; ce n'est pas seulement Tinstinct de la maternité qui la sollicite, c'est le vide de son âme, c'est le besoin de courage, de Justice et d'honneur, qui l'entraine. Il ne lui suffit pas d'être chaste, virffo; il faut Qu'elle devienne héroïne, riraço : son cœur et son cerveau n ont pas moins besoin de fécondation que son sein.

Telle est le secret de la femme forte; de l'admiration dont elle a été de tout temps l'objet, et de sa merveilleuse influence.

La femme a-t-elle été élevée dans une famille riche en caractères virils, où le père, les frères, les amis, auront rayonné sur sa jeune âme la force, la raison, la probité; elle aura reçu une première façon, qui réagira ensuite sur le mari, d'autant plus qu'il sera lui-même moins fort Au contraire, la jeune fille a-t-elle grandi parmi des êtres lâches, stupides et grossiers, elle sera prête à se livrer, et

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QiM da Cnooms, motles et 0iâi««, OBt ekaiigé mf le WÊênMM9 du (oui «a tout t C*Mt pour oda que ches fes R<h laaias la pin de fuaiUa éUît canaidM comme enfendrant aa iNRipre famma$ paroa qa'aUa 4tait ta eréatoref elle da- Tenait soa épenta.

U 7 a plva : tonk oa qui maaqM natiirellemeiit à la CtiBiaa ai qu'alla aaquiaii daaa «m union aveo Iliommê, aWt par 1 amour qu'alla la reçoit. Tout ce qu'elle pense as( léfa d'amour; toute ti pUmapMe, ea rebipon, sa po* Uiiqea, aon éoonomîa, aon iaduatha, ee lésolTent en un mot, Amour.

Vénus Uranie, Vénus terrestre, Vénus marine, Vénus conjugale, Vénus pudique^iutta ▼ulgivague, Vénus ckas- «eraasa^ Véaus bergère , Vénus bellatrice, Vénua-6oleil| Vénust^Imne et Véaua-Etoila, Vénas bai(Âii|Ue et Vénus FJorOf quaiie est la divinité diea les anciens qui ne soit nue traiiaformatioii de Tamour? Minenre riie-mème est* die antre diose qu'une Vénus industrieuse, et la vierge Astrée, oonfondue avec la Pudeur« autre ohose qu'une Vénus Justieiàra ? Tout est eabonfonné par la femme à rameur ; elle y ramène tout, elle s^en fait un prétexte et un iaatrumeot pour tout t étea*lui l*aae«r, elle perd la raison et U oonsdence.

Iroaa^otts maintenant, de est être tout entier ft Tamour, ^re un eontrainsltre, un ingénieur, un capitaine, un négociant, uaftoaneier, unéconomiste, un admmistrateur, nu sa?BAt, an artiste, un professeur, un philosophe, un législateur, un juge, un orateur, un général d'armée, un chef d'Etat?

La question porto en eUe^même sa réponse. Pu^oe qu'elle reçoit tout de l'homme, qu'elle n'est rien que par rhoDune et par rameur, ht femme ne peut aller de pair avec l'honme; ce a^^t une déaaturation, une confusion des sexes^ et nooa arona appris où cela mène.

XVII. «^ Toutes ces constatations sur le physique et le moral eomparés de rhomme et de la femme deyaient être hiUm^ non dans ne vain espi^t de dé^nement et peur le ' isir stupide d'esalter un sexe aux dépens de rautroi

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mais parce qn^elles sont Vexpression de la vérité, que la vérité seule est morale, et ne peut être prise par personuô' ni pour éloge ni pour offense. Si la nature a voulu que les deux sexes tussent iiiogaux, par suite unis sous une loi de subordination, non d^équivalence, elle a eu ses vues appa«> remmeut, plus profondes et plus concluantes qu^ les utoi»

f)ies des philosophes^ plus avantageuses non seulement à ^homme, mais à la femme, à Tenfant, à tonte la famille. On Fa dit il 7 a longtemps : plus l'humanité est partie de bas, plus sa moralité l'élôve en gloire. Ce qui est vrai de la collectivité conjugale, Test individuellement de chacun des époux ; laissez à Thomme Thérolsme, legénie^ la juridiction qui lui appartiennent, vous verrez tout a Theure la femme parvenir des impuretés de sa nature à une transpa** xence incomparable, qui à elle seule vaut toutes nos vertus.

Suivons donc jusqu'à la fin notre raisonnement.

Inférieure à rhomme par la conscience autant que par la puissance intellectuelle et la force musculaire, la femme se trouve définitivement, comme membre de la société tant domestique que civile, rejetéo sur le second plan ; au point de vue moral, comme au point de vue physique et intellectuel; sa valeur comparative est encore comme 2 à 3.

Et puisque la société est constituée sur la combinaison de ces trois éléments, travail, science, Justice, la valeur totale de Thomme et de la femme, leur rapport et consé^ quemment leur part d'influence, comparés entre eux, seront comme 3X3X3està2X2X2, soit 27 à 8.

Dans ces conditions, la femme ne peut prétendre à balancer la puissance virile; sa subordination est inévitable. Do par la nature et devant la Justice elle pèse le tiers de rhomme; en sorte que Témancipation <^u*on revendique en son nom serait la consécration légale de sa misère, pour ne pas dire de sa servitude. La seule espérance qui lui reste est de trouver, sans violer la Justice, une combinaison qui la rachète; tous mes lecteurs ont nommé le mariage.

XYin. — Que signifient maintenant ces déclamations :

LniomiDe » ftccamulé confre sa compagne font ce an*il a p« imftgifler Al daielés cl d'iaoïpseiMs. U taa ait uae captlte; U ra ç^

leo AMOUR ET MARIAGE 1

f«te d*tui ToOe et mMt à Tendrotl le phn eeeret de le malwv eomme une dmaité nudfii iiante oa une eadaTe raspeete ; il lui a rae< eoorci les piede dès Teiifiuioe, afin de la rendre incapaUe de marcher et de porter ton ocBor où elle Tondrait ; il Ta attachée aux traranx iei ^08 pénibles eomme nne serrante ; il lui a refusé l'instruction et lea plaisirs de Tesprit. On Ta prise en mariage sous la forme d'un achat Wk ifum Tente ; on l'a déclarée incspable de succéder à son père et à m ntee» incapable de tester, incapable d'exercer la tutelle sur ses pMti •nfiuits, et retournant elle-même en tutelle à la dissolution d« iîïSsiSJDir la mort. La lecture des diTcrses Insistions païennes est wm iliflsiinii peroétuelle de son ignominie, et plus d'une, poussant bdéiMieB jaiqu'à Vextréme barbarie, l'a contrainte de suivre le càâ^ fia 4a eoA ■an et de s'enserelir dans son bûcher, afin, remarque le jnriseonralte, que la Tic du mari soii en tureié, (Le F. LAOOBDAiBit éU fÊÊ Daniel Snu, Sstëi twr la Liberté.)

De semblables paroles, si TEglise avait la moindre intelligence du fait et du droit, eussent mérité à leur auteur nne interdiction perpétuelle. Mais TEglise, sur la foi de Platon et de rEvangne, admet, comme le P. Lacordaire, régalitédes sexes; à Taide de ce principe, elle entretient sa théocratie par le célibat ecclésiastique; elle gouverne les familles par le confessionnal, et capte les successions des filles et des femmes par des testaments et des fidéicommis, dont elle a soin de fournir les modèles. A ses yeux, la femme ne sera jamais assez émancipée, surtout s'il existe des collatéraux qui réclament.

Qu'y a-t-il donc d^étonnant à ce que la femme ait de tout temps subi sa part des misères aue Tignorance Top-

I pression, la superstition, versent sur 1 humanité, et, quand e prêtre lui-même a méconnu le sens du mariage, que rhomme ait pris vis-à-vis de sa fantasque et lascive moitié les précautions que lui suggérait une expérience trop réelfe?

Ah! de grftce, vous qui prenez en main la défense de la femme, ne parlez pas de cette réclusion ignominieuse u'elle a si longtemps subie, de cette vente et de cet achat e sa personne, de toutes ces entraves mises à sa volonté et à ses niouvements ; ces faits s'élèveraient contre elle, comme autant de témoignages de Tincapacité de sa raison et de rindignité de son cœur. S'agit-il aujourd'hui de revenir à ces mœurs déplorables? Qui le dirait calomnierait

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tes deux sexes; le moraliste n*a qu*nn but, c'est de pénétrer la raison des coutumes et des institutions. Eh Ibien, cette raison éclate maintenant à tous les yeux ; allez voir les femmes de TOrient et de tous les pays à demi civilisés ou barbares; rappelez-vous, vous qui lisez votre bréviaire, les histoires de Sara, de Rébecca, de Ruth, de Bethsabée, et de toutes ces gentes femelles qui se couchent aussitôt que rhomme les regarde; songez que le Décalogue, dans ses sixième et neuvième commandements, parlant d^adultère, ne s'adresse pas à la femme; relisez, enfin, vos apôtres, vos pères, vos casuistes, et vous comprendrez le motif de cette réprobation qui a si longtemps pesé sur le sexe.

Oui, rhomme a été envers la femme uespote et cruel ; il l'a traitée comme une brute; prenez garde, par vos détestables maximes, de l'y faire revenir... Telle que vous la voyez aujourd'hui, c'est lui qui Ta faite, et si elle mérite quelque louange, elle la lui doit.

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