AVIS DES ÉDITEURS
Le volume de P.-J. Proudhon que nous publions SDUs le titre : Afnour et Mariage, n'est point une œu" vre posthume.
Elle a déjà vu le jour dans l'ouvrage en 6 volumes, intitulé : Essais d'une philosophie populaire (1), mais elle forme un tout bien complet, bien séparé et qu'on peut en détacher sans inconvénient.
La publication récente du manuscrit de Proudhon sur la Pomocratie ou les Femmes dans les temps madernes{l) a éveillé chez beaucoup de lecteurs le désir de voir à quoi se rattachaient ces notes inédites, retrouvées dans les papiers de Proudhon.
La Pomocratie n'est, en effet, qu'une annexe des chapitres consacrés, dans la Phib^ophie populaire, à la question de YAm^our et du Mariage. Ces chapitres avaient éveillé de vives controverses.
Proudt^çiii^iEtbordait une désolations les plus difficiles et les plus délicates qui s'offrent aux médiiations des penseurs.
(i) En vente chez A. Lacroix et O.
Les femmes, prises par lui à partie avec tant de vigueur, combattirent ses conclusions et discutèrent tout son système.
Plusieurs livres virent le jour en réponse aux doctrines de Pnnidhon, C'est la lecture de ces réponses qui décida Proudhon à reprendre la plume sur ce même sujet, pour expliquer ses pensées et réfuter les arguments employés contre lui.
De là naquît ce volume : la Pomocraiie^ que la mort ne lui laissa pas le temps d'achever et qu'on a retronv^ «^'ans ses man;iscrîts, tel que nous l'avons pMbl' ^ on r.^ccompa.G:nant d'une série de pensées d<'ta.ch^'Os, de rotes jetf^es par Proudhon, comme r^lr'rr ruts ronveaux et futurs de Fon travail.
^Tnîs p^ur bien comprendre la Porriocrade^ il faut avoir ^i Awonr et wariaffp, qui expose toute la théorie de Proudhon sur la femme. C'est dans ce but, et pour répondre à un grand nombre de demandes, qn^ nous nous sommes décidés à présenter isolément au pnhl^'c cette élude ancienne de Proudhon, détachée d'une œuvre géntVale.
Les Éditeurs.
Avril 1876.