I. M. Albert Wolf
(( Ce sont des pastiches maladroits de Ribeira » ; à ce jugement d'un critique d'art ^ : « Ce n'est ni peint ni dessiné » ; à tous ceux qui ne savent ce qu'ils font et à tous ceux qui ne savent ce qu'ils disent. Et je notais les délicates railleries de jeunes messieurs corrects et de jeunes dames avenantes : « Ça ne fait pas mon bonheur. — Ce qu'elle a un nez ! — Mais c'est une famille de charbonniers ! — Ils ne se lavent pas tous les jours. — Qu'ils aillent donc se débarbouiller! »
Malgré cela, je ne puis plaindre Ribot. Oui, il a eu lourde tâche ! Mais quel paiement ! Et je ne parle pas seulement des temps heureux. L'instant des hautes récompenses avait devancé le moment de la justice : la journée faite, l'esquisse avancée, Ribot se reculait d'un pas et jugeait; il regardait de son petit œil gris qui voit, et il sentait que « ça y était. » Quelles délices ! Non, ne le plaignons pas; soyons sensibles mieux à propos. Il est convenable d'être touché par le triste état des peintres dont la peinture est aimée des gens du monde : c'est