‹ Ampélographie rétrospectiveChapitre 22 sur 180 · HÉBREUX · texte numérisé non relu

HÉBREUX

Les Hébreux eurent, eux aussi, des vignobles réputés «et des vins excellents. La grappe du pays de Chanaan, charge de deux hommes, est restée proverbiale. Lorsque nous la contemplons, dans les vitraux éblouissants de nos vieilles cathédrales ou dans le tableau de Nicolas Poussin, portée sur l'épaule et pendant jusqu'à terre, nous sommes tentés, nous, les fervents du Pinot ou du Cabernet, de sourire devant ses proportions inusitées. Mais les voyageurs, qui ont eu la bonne fortune d'étudier sur place l'ampélographie de l'Asie et de l'Afrique, sont moins sur-

1, Hawara, Biahmu and Arsinoê, p. 50.

2. Les Cépages orientatuc, par J.-M. Guillon. Montpellier, Xîoulet, 18"

pris que nous : ils ne trouvent pas une telle différence entre cette grappe légendaire et les raisins modernes de certains cépages orientaux.

En hébreu, la vigne s'appelait [Bâ gephen.

Nous trouvons dans Isaïe le nom d'un raisin qui a dû être, sinon un des plus gros, du moins un des plus fins de son temps. Nous en profitons pour donner le texte du plus vieil ampélographe rencontré dans nos recherches, bien qu'il ait fait de l'ampélographie, un peu comme M. Jourdain de la prose, sans s'en douter.

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