PLINE L ANCIEN
tite, ronde et sans divisions. On a trouvé, il y a sept ans, à Alba Helvia, dans la province Narbonnaise, une vigne dont la floraison passe en un jour, ce qui la met grandement à Tabri des accidents. On la nomme Narbonica; aujourd'hui toute la province la multiplie.
Cap. V, 3. — La vigne Amminea dont il vient d'être parlé est nommée Scantiana par Varron.
Cap. IX, 2. — et le Sébennytique. Ce vin vient en
Egypte de trois variétés de raisins qui y sont estimées, le Thasia, V^thalus et la Peuce.
Cap. XI, 2. — Le vin de Cilicie se fait avec le raisin que les Grecs nomment Sticha et nous Apiana.
Cap. XXII, 1. — Thasos produit, dit-on, deux espèces de vin à propriétés contraires : l'un provoque le sommeil, l'autre le chasse. Dans la même île, on donne le nom de Theriaca à une vigne dont le vin et le raisin sont un remède contre les morsures des serpents. La vigne Lihanios donne un vin à odeur d'encens, avec lequel on fait des libations en l'honneur des dieux ; au contraire, celui de la vigne Aspendios est rejeté des autels ; on dit même qu'aucun oiseau ne touche à cette vigne. Les Égyptiens donnent le nom de Thasia à un raisin qui est très doux •chez eux, et qui relâche le ventre. En Lycie est un raisin qui resserre le ventre relâché. L'Egypte produit aussi YEcholas, qui provoque les avortements. Certains vins, au lever de la canicule, tournent dans les celliers, puis se rétablissent. La navigation les fait aussi tourner ; mais les vins qui résistent à l'agitation de la mer paraissent une fois plus vieux qu'ils ne le sont réellement.
Lib. XVII, cap. xxxviii, I. — Parmi les maux qui affectent les arbres, rangeons aussi les monstruosités. On -a vu des arbres qui n'avaient jamais eu de feuilles, une vigne et un grenadier dont le fruit adhérait au tronc, -et non aux pousses ou aux branches ; une vigne qui portait du raisin sans avoir de feuilles
Lib. XXIII, cap. xii. — Le raisin sec qu'on nomme
Astaphida serait nuisible à l'estomac, au ventre et aux intestins, sans les pépins qu'il renferme, et qui corrigent ces mauvaises qualités.
Cap. xn. — h'Astaphis agria ou Staphis, est appelé à tort par quelques-uns Uva taminia. Elle forme en effet une espèce particulière à tiges noires, droites, à feuilles, semblables à celles de la Labrusca; elle porte non des grains, mais des follicules verts, semblables au pois chiche et renfermant une graine triangulaire. Ses fruits mûrissent avec les raisins et deviennent noirs, tandis que les grains, du Taminia sont rouges
Cap. XIV. — La Labrusca, de son côté, porte Toenanthe; elle est appelée afiireXoç à^pia, par les Grecs. Les feuilles sont épaisses et blanchâtres, la tige est noueuse, Técorce est fendillée ; elle porte des grappes rouges comme l'écarlate dont les femmes se servent pour éclaircir leur teint et
effacer les taches du visage Je suis porté à croire que
c'est là la plante appelée vulgairement Uva taminia.
Cap. XVI. — La vigne blanche est appelée par les Grecs Ampeloleucen, Ophiostaphylon, Melothron, Psilothrum, Archezostis, Cedrostis, Madon, Bryonia aïba.
Cap. XVII. — Il y a une vigne noire, Bryonia cretica, et c'est elle qu'on nomme proprement Bryonia, On la nomme aussi Chironia, Gynœcanthes, Apronia.
Notes :
Aux trente cépages apportés par Columelle, Pline en ajoute une cinquantaine et enrichit l'ampélographie latine en commençant k l'embrouiller. Les traducteurs et commentateurs ont essayé, à maintes reprises, l'identification de ces variétés avec celles que, de leur temps, on cultivait dans leur pays. Allemands, Français, Italiens et même Espagnols, ont tenu k reconnaître dans les noms donnés par Pline leurs cépages nationaux.
Leurs hypothèses sont la plupart du temps si peu justifiées, qu'il serait oiseux de s'y arrêter. Nous suivrons en cela l'exemple du plus prudent et du plus savant d'entre eux, Claude de Saumaise^ et nous n'insisterons pas.