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Fig. 2, — Gainella chelata.
A, tète et antennes: B, antenne supérieure ; C, antenne inférieure ; D, épistome et lèvre antérieure; E, mandibule droite ; F, lèvre postérieure ; G, maxille antérieure: H, maxille postérieure ; T, maxillipèdes : J, K, gnathopodes antérieur et postérieur (A: X 20: B,C.D,E.F,G,H,1: x 30: J,K: x 18). brusquement rétrécis dans leur partie distale. Les prolongements postérieurs ne sont pas divergents.
Le lobe interne des maxilles antérieures, finement cilié sur ses deux bords, ne porte qu'une petite épine à son extrémité. Le lobe externe est armé de dix épines simples. Le palpe, très robuste, biarticulé, est dilaté dans sa partie distale, qui porte sept épines, grosses et courtes, et une longue soie spiniforme.
Les lobes des maxilles postérieures sont d’égale longueur. Le lobe externe porte une rangée d'épines au bord distal. Le lobe interne, plus étroit, acuminé, porte sept épines au bord interne.
Les maxillipèdes sont très remarquables. Le lobe interne, très étroit, acuminé, se termine par trois petites épines, Le lobe externe, petit,
Expédition Charcot. — CHEVREUX. — Amphipodes 12
ovalaire, un peu plus court que le lobe interne, porte des épines au bord interne: son bord externe est finement cihé. Le palpe est extrème ment développé. Les deuxième et troisième articles, très robustes, sont à peu près de mème longueur. Le quatrième article atteint la moitié de la longueur de l’article précédent ; son bord distal, arrondi, porte une épaisse touffe de soies.
Les gnathopodes antérieurs sont robustes. L'article basal, gros et court, S'élargit dans sa partie distale. L'article ischial est aussi long que l'ensemble de l'article méral et du carpe. Ce dernier article, très court, présente un prolongement lobiforme peu accentué. Le propode, deux fois aussi long que large, offre un bord antérieur fortement convexe. Le bord postérieur, concave, se prolonge inférieurement pour former, avec le bord palmaire, un angle subaigu sur lequel l'extrémité du dactvle peut s'appuyer.
Les gnathopodes postérieurs, très grêles, sont un peu plus longs que les gnathopodes antérieurs. Le carpe, cilié sur ses deux bords, atteint la longueur de Particle ischial, Le propode, très étroit, se prolonge inférieurement pour former une petite pince avec le dactyle.
Tous les péréiopodes sont très courts et très robustes. L'article basal des péréiopodes des deux premières paires S'élargit dans sa partie distale. L'article méral est très volumineux. Le propode atteint le double de la longueur du carpe. Ces deux derniers articles portent de petites épines au bord postérieur. Le dactyle est robuste et courbé.
Les pérélopodes des trois dernières paires augmentent progressivement de longueur, de la troisième à la cinquième paire. L'article basal, un peu plus long que large, ne présente pas de crénelures au bord postérieur. Le carpe et le propode portent des épines au bord antérieur. Le dactyle est moins robuste et moins courbé que dans les péréiopodes des deux premières paires.
Les uropodes des deux premières paires sont très robustes. Les branches des uropodes de la première paire sont plus courtes que le pédoncule. Les branches des uropodes de la deuxième paire atteignent à peu près la longueur du pédoncule. Les uropodes de la dernière paire sont
tres courts. Le pédoneule est un peu plus large que long. La branche
externe, uniarticulée, un peu plus longue que le pédoncule, se termine par deux épines d'inégale taille. La branche interne, rudimentaire, est squamiforme.
Le telson, plus large que long, est ouvert sur presque toute sa lon-
Fig. 3. — Gainella chelata.
A, péréiopode de la première paire, B,G, D, péréiopodes des troisième, quatrième et cin quième paires E,F,G, uropodes des première, deuxième et troisième paires: H, telson (A,B,C,D: X18:E,F,G,H: x 42).
eueur, Ses lobes, largement arrondis à leur extrémité, portent chacun trois petites épines.
Le nom spécifique de cette espèce fait allusion à la forme du propode
des gnathopodes antérieurs.
Waldekia obesa Chevreux).
1905. Charcolia obesa Chevreux (1), p. 163, fig. 3.
1906. Charcotia obesa À. O. Walker (16), p. 454.
1906. Charcolia obesa Stebbing (11), p. 718.
1906. Waldeckia obesa Chevreux (2), p. 15, fig. 8 à 10. 1907. Waldeckia obesa À. O. Walker (17), p. 10, PL IE, fig. 4. 1910. Waldeckia obesa Stebbing (12), p. 572.
Dragage V, 29 décembre 190$, chenal Peltier, entre Pilot Goetschy et l'île Doumer; profondeur, 92 mètres. Deux femelles, dont la plus grande mesurait 18 millimètres de longueur. Le corps de ces femelles était d’un jaune orangé.
Dragage VITE, 20 janvier 1909, baie Marguerite: profondeur, 200 mètres.
Douze exemplaires : un male adulte, six femelles et cinq Jeunes. Le
corps, d'un jaune orangé chez les adultes, était rose chez un jeune exemplaire, long de 6 millimètres, et jaunâtre chez un exemplaire de
3°, de longueur.
Cheirimedon dentimanus Chevreux.
1905. Cheirimedon dentimanus Chevreux (1), p. 159, fig. 1. 1906. Cheirimedon dentimanus Stebbing (41), p. 720. 1906. Cheirimedon dentimanus Chevreux (2), p. 2, fig. 1 à 4.
Ile Déception, Pendulum-Cove, 25 décembre 1908, littoral. Nombreux exemplaires. M. Gain a trouvé beaucoup de ces Amphipodes « tués par la forte température de l'eau le long du rivage, température qui atteint jusqu'à —- 70°. Il y a en cetendroit, au niveau dela mer, des sources
chaudes ».
Orchëmenopsis Rossi À. O0. Walker.
1903. Orchomenopsis Rossi À. O. Walker (15), p. 45, PI. VII, fig. 18 à 25.
1906. Orchomenopsis Rossi Stebbing (11), p. 721. 1907. Orchomenopsis Rossi À. O. Walker (17), p. 14.
Ile Petermann, 25 juillet 1909, dans l'estomac d'un mâle de Pygoscelis Adeliæ. Un mâle de 21 millimètres de longueur.
Orchomenopsis Charcoti Chevreux.
1912. Orchomenopsis Charcoli Chevreux (4).
Dragage XV, 26 novembre 1909, chenal de Roosen, devant Port- Lockroy: profondeur, 60 à 70 mètres. Un male, une femelle.
Le corps de ces Amphipodes était blanc, passant au rougeâtre dans la partie dorsale : les yeux étaient bruns.
Mäle. — Le corps, assez obèse, atteignait 11 millimètres de longueur dans la position où il est figuré ici. Les téguments sont épais et consistants. Le bord supérieur de la tête estun peu plus court que le premier segment du mésosome. La tête ne porte pas de rostre ; ses lobes latéraux, très saillants, sont largement arrondis au bord distal. Les plaques coxales des quatre premières paires dépassent de beaucoup en hauteur les
segments correspondants du mésosome. Les plaques coxales de la ein-
quième paire, un peu plus larges que hautes, sont à peine échancrées au bord inférieur, le lobe antérieur étant plus petit que le lobe postérieur. Les plaques épimérales du derniersegment du métasome, peu prolongées,
sont largement arrondies en arrière. Le premier segment de lurosome
Fig. 4. — Orchomenopsis Charcoti. — Mäle, vu du coté gauche
présente une profonde dépression dorsale, suivie d'un renflement arrondi,
Les veux, très grands, lagéniformes, possèdent un grand nombre d'ocelles.
Les antennes supérieures dépassent à peine en longueur l'ensemble de la tête et du premier segment du mésosome. Le premier article du pédoneule, un peu plus long que large, n'atteint pas la longueur du bord supérieur de la tête. Le flagellum principal, un peu plus long que le pédoncule, se compose d'un premier article très allongé, garni d’une dizaine de rangées de soies, suivi de treize articles beaucoup moins longs que larges. Le flagellum accessoire comprend un article lamelliforme, un peu dilaté dans sa partie médiane, suivi de cinq articles très courts.
Les antennes inférieures atteignent le double de la longueur des antennes supérieures. Les troisième et cinquième articles du pédoneule,
d'égale taille, sont un peu plus courts que le quatrième article. Le bord
antérieur des deux derniers articles porte une épaisse rangée de soles. Le flagellum, plus long que le pédoncule, comprend quarante-six articles très courts.
L'épistome ne déborde pas sur la lèvre antérieure: e
Le processus molaire des mandibules est garni d'épines et de soies.
Fig. 5. — Orchomenopsis Charcoti, mäle.
A, antenne supérieure; B, antenne inférieure; C, épistome et lèvre antérieure : D, mandibule droite : E, lèvre postérieure ; F, maxille antérieure : G, maxille postérieure; H, maxillipède; [, J, gnathopodes antérieur et postérieur (A.B: x 12: C, D.E,F,G,H: x 18:1.J: x 10).
Le palpe est fixé près de la base de la mandibule; son dernier article n'atteint que la moitié de la longueur de l'article précédent.
Le lobe interne des maxilles antérieures porte, au bord distal, une épine et deux soies ciliées. Le lobe externe, très large, est obliquement tronqué. Le palpe porte une rangée de petites épines au bord distal.
Les lobes des maxilles postérieures sont de taille très inégale, le lobe externe dépassant de beaucoup le lobe interne. Tous deux portent des épines au bord distal et au bord interne.
Le lobe externe des maxillipèdes, crénelé au bord interne, n'atteint pas tout à fait l'extrémité du deuxième article du palpe. Le troisième article du palpe, très grêle, est plus de deux fois aussi long que le quatrième article.
Les gnathopodes antérieurs sont robustes. L'article basal, un peu plus
AMPHIPODES. 95 court que lensemble des quatre articies suivants, présente un bord antérieur droit, un bord postérieur un peu convexe. Le carpe porte un prolongement lobiforme étroit et anguleux. Le propode, quadrangulaire, beaucoup plus long que large, offre un bord postérieur concave, se pro-
longeant inférieurement pour former un angle aigu avec Le bord palmaire,
Pan de
C / \ PA K / | ré î ( R / / fl À AT. | Ty / ) } EL) 7 LS Ë { dé x } 74 AA 1 ue oo) É BA | je tt} | } | | (l us | Î ’ | | |! ] | |, | | ( ÈT ml (a. ( dé \ ) } \ J e N ce aa CR sms tiers 4 Se Fa Ty mn JE se \ Fig. 6. — Orchomenopsis Charcoli.
AD: péréiopodes des deuxiéme et troisième paires ; Cr: péréiopode de la dernière paire : IBÈ uropode de a dernière paire: E, telson, du mâle; F, G, antennes supérieure et inférieure de la femelle (A, B,C: x 40 :
Le dactyle, robuste et courbé, est beaucoup plus long que le bord palmaire.
Le carpe des gnathopodes postérieurs, modérément large, atteint le double de la longueur du propode. Ce dernier article se prolonge inférieurement pour former une petite pince avec le dactyle.
Les péréiopodes des trois dernières paires, très courts, augmentent progressivement de longueur, de la troisième à la cinquième paire. L'article basal est très large. Dans les pérétopodes des deux dernières paires, le bord postérieur de cet article porte quelques crénelures, suivies d'une légère concavité, Les quatre articles Suivants sont courts et robustes.
Les lobes branchiaux sont plissés des deux côtés.
Les uropodes de la dernière paire dépassent l'extrémité des deux paires précédentes. Les branches, largement lancéolées, sont assez inégales,
la branche interne, à peine plus longue que le pédoncule, n'atteignant
pas tout à fait l'extrémité du premier article de la branche externe. Le bord interne de chacune des branches porte une rangée de soies ciliées. Le telson, beaucoup plus long que large, atteint à peu près le milieu des branches des uropodes de la dernière paire, Il est fendu sur les deux tiers de sa longueur. Chacun de ses lobes présente, au bord distal, deux petites échancrures garnies chacune d’une épine. Deux paires de spinules latérales ne sont visibles qu'à Paide d'un fort grossissement. Femelle. — La femelle atteignait 15 millimètres de longueur. Les añtennes sont un peu plus courtes que celles du mâle, le flagellum des antennes supérieures possédant seulement treize articles et celui des antennes inférieures, vingt-sept articles. Les autres appendices ressemblent à ceux du mäle, et Particle basal des péréiopodes des deux dernières paires présente également une échancrure au bord postérieur.
Cette espèce a été dédiée à M. le D' Jean Charcot.
AMPE LISCIDÆ.
Ampelisca Eschrichti Krover.
1906. Ampelisca Eschrichli Stebbing (41), p. 100. 1906. Ampelisca Eschrichli Chevreux (2), p. 20, fig. 11.
Dragage VII, 20 janvier 1909, baie Marguerite ; profondeur, 200 mètres. Un mäle, de 15 millimètres de longueur, ne différant de la femelle que par ses antennes inférieures aussi longues que le corps.
Le corps de cet exemplaire était brun, les appendices roses, les yeux d'un rouge vif.
Dragage XV, 26 novembre 1909, devant Port-Lockroy, chenal de Roosen: profondeur, 60 à 70 mètres. Un exemplaire de 13 millimètres de longueur.
Le corps de cet exemplaire était d'un jaune légèrement rosé; les veux
étaient rouges.
Ampelisca Bouvieri nov. sp.
Dragage XV, 6novembre 1909. Devant Port-Lockroy, chenal de Roosen; profondeur, 60 à 70 mètres. Une femelle, dont le corps était d’un jaune
légèrement rosé et les veux rouges.
Le corps, assez fortement comprimé, mesurait 12 millimètres de longueur dans la position où il est figuré ici. La tête, un peu plus courte que l'ensemble des trois premiers segments du mésosome, présente un bord
dorsal légèrement concave, sa partie distale étant fortement courbée en
Fig. 7. — Ampelisca Bouvieri. — Femelle vue du côté gauche
avant, puis un peu obliquement tronquée. Les plaques coxales de la première paire s'élargissent quelque peu dans leur partie distale. Les plaques coxales de la quatrième paire sont beaucoup plus hautes que larges, leur bord inférieur étant plus court que leur bord postérieur. Les deux derniers segments du mésosome et le métasome portent une carène dorsale bien nettement distincte. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome, fortement prolongées en arrière, se terminent par une dent longue et aiguë. Le premier segment de lurosome porte une carène dorsale arrondie.
Les yeux sont bien distincts; la paire inférieure, située à quelque distance du bord antérieur de la tête, déborde un peu sur le bord inférieur.
Expédilion Charcot. — ChEvRkeux. — Amphipodes.
Les antennes supérieures sont aussi longues que l’ensemble de la tête et des cinq premiers segments du mésosome, leur extrémité atteignant à peu près le milieu du flagellum des antennes inférieures. Le premier article du pédoncule est gros et court. Le deuxième article, beaucoup plus
crèle et plus allongé que le premier, atteint plus dutriple de la longueur
Fig. 8. — Ampelisca Bouvieri.
A, tête et partie des antennes: B, dernier segment du métasome et premier segment de l'urosome: C, D, gnathopodes antérieur et postérieur ; E , péréiopode de la première paire (A, B : x 12; C, D, E : x 40). du troisième article, Le flagellum, qui comprend trente articles, est à peu près trois fois aussi long que le pédoncule.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus longues que les antennes supérieures. Le dernier article du pédoncule est un peu plus eourt que l'article précédent. Le flagellum, composé de trente-six artieles, atteint à peu près le double de la longueur du pédoncule.
Le propode des gnathopodes antérieurs, ovale allongé, est plus étroit et un peu plus court que le carpe.
Le propode des gnathopodes postérieurs, très grêle, atteint à peu près les deux tiers de la longueur du carpe.
Le dactyle des péréiopodes des deux premières paires, assez robuste et remarquablement grand, atteint le double de la longueur du propode.
Le propode des péréiopodes de la troisième paire est un peu pro-
AMPHIPODES. 99 longé au bord distal. Le propode des péréiopodes de la quatrième paire ne présente pas de prolongement.
L'article basal des péréiopodes de la dernière paire dépasse de beaucoup
en longueur l'ensemble des articles suivants. Le lobe postérieur, régu-
Fig. 9. — Ampelisca Bouvieri.
A,B,C, D, péréiopodes des deuxième, troisième, quatrième et cinquième paires ; E,F, G, uropodes des première, deuxième et troisième paires; H, telson (A, B,C, D: x 10:E,F,G,H: x 12).
lièrement arrondi, se prolonge inférieurement au delà de l'article ischial. L'article méral se prolonge le long du bord antérieur du carpe. Le propode (e) D est un peu plus court que l’ensemble des deux articles précédents. Le dactyle atteint un peu plus de la moitié de la longueur du propode. è 5 )
Les uropodes de la dernière paire dépassent de beaucoup les uropodes précédents. Les branches, de taille un peu inégale, sont armées de quelques épines, mais ne portent pas de soies ciliées.
Le telson, ovale allongé, une fois et demie aussi long que large, porte
ee) D Le) une paire d'épines distales et deux paires de spinules dorsales.
Cette espèce a été dédiée à M. le P° Bouvier.
PHOXOCE PHALIDÆ.
Pontharpinia uncinata Chevreux.
1912. Pontharpinia uncinala Chevreux (4).
Dragage XV, 26 novembre 1909, devant Port-Lockroy, chenal de Roosen; profondeur, 60 à 70 mètres. Une femelle ovigère, dont le corps était teinté de jaunâtre et les yeux noirs.
Cette femelle, qui portait vingt-deux œufs dans sa poche incubatrice,
mesurait 6 millimètres de longueur dans la position où elle est figurée ici. |
Le corps est assez fortement comprimé. La tête dépasse un peu en longueur l’ensemble des trois premiers segments du mésosome. Le capuchon, quisemble très aigu quand on l'examine par côté, esten réalité largement arrondi au bord distal ; son extrémité atteint à peu près le milieu du deuxième article du pédoncule des antennes supérieures. Les plaques coxales des quatre premières paires, beaucoup plus hautes que les segments correspondants du mésosome, portent une rangée de soies au bord inférieur, Le lobe postérieur des plaques coxales de la cinquième paire atteint le double de la hauteur du lobe antérieur. Les
plaques épimérales du dernier segment du métasome, fortement pro-
AMPHIPODES. IOI
longées en arrière, se terminent par un crochet modérément aigu ; leur bord inférieur est armé de quatre épines.
Les veux, bien conformés, très grands, réniformes, comprennent de nombreux ocelles.
Les antennes supérieures sont un peu plus longues que la tête. Le premier article du pédoncule, presque aussi large que long, dépasse
légèrement en longueur l'ensemble des deux articles suivants ; son bord
Fig. 11. — Pontharpinia uncinala.
A, plaque épimérale du dernier segment du métasome ; B. antenne supérieure ; C, antenne inférieure ; D, mandibule gauche; E, maxille antérieure; F, maxille postérieure; G, maxillipède; H, gnathopode antérieur (A, H : X 18; B,C: X 24; D,E, F,G: x 30). postérieur, fortement convexe dans sa partie proximale, porte quatre soies ciliées. Le bord postérieur du deuxième article se termine par une touffe de sept grandes soies spiniformes. Le flagellum principal, un peu plus court que le pédoncule, se compose de onze articles. Le flagellum accessoire, qui comprend huit articles, atteint à peu près la moitié de la longueur du flagellum principal.
Les antennes inférieures sont un peu plus longues que les antennes supérieures. L’avant-dernier article du pédoncule, très large, porte de nombreuses soies spiniformes. Le dernier article est plus court et beaucoup plus étroit que l’article précédent; son bord postérieur porte trois soies spiniformes. Le flagellum, aussi long que l'ensemble des deux derniers articles du pédoncule, comprend onze articles finement ciliés.
Le lobe tranchant des mandibules porte trois dents arrondies. Il est suivi d'une rangée de cinq épines. Le processus molaire, assez saillant, porte trois épines. Le lobe accessoire de la mandibule gauche est armé de quatre dents. Le palpe, très grêle ettrès allongé, atteint le double de la longueur de la mandibule ; il est fixé à peu près au niveau du processus molaire ; son dernier article, beaucoup plus court que l’article précédent, se termine par une touffe d'épines.
Le lobe interne des maxilles antérieures porte quatre grosses soies ciliées. Le lobe externe, obliquement tronqué, est armé de dix épines. Le palpe n’est pas biarticulé:; bien qu'un fort grossissement montre deux petites encoches vis-à-vis l'une de l’autre, près de sa base, la ligne de séparation n’est pas distincte.
Le lobe externe des maxilles postérieures est un peu plus long et beaucoup plus large que le lobe interne. Ce dernier porte une rangée de dix épines au bord interne.
Le lobe interne des maxillipèdes, très court et très large, porte de
nombreuses épines au bord distal. Le lobe externe, également très court, ne dépasse pas l'extrémité du premier article du palpe; il est bordé d'une quinzaine d'épines. Le palpe est très robuste. Ses deuxième et troisième articles portent de nombreuses épines au bord interne. Le troisième article ne se prolonge pas au delà de l'insertion de l’article suivant. Ce dernier, dactyliforme, n'atteint pas tout à fait la longueur du troisième article.
Les gnathopodes antérieurs sont assez grêles. L'article basal, un peu courbé, porte, au bord postérieur, de longues et nombreuses soies spiniformes. Le carpe, quadrangulaire, est beaucoup plus court que le propode. Ce dernier article affecte une forme étroitement ovale, sa longueur atteignant beaucoup plus du double de sa largeur. Le bord palmaire n'est séparé du bord postérieur que par une légère saillie, armée d'une épine. Le dactyle est grêle et courbé.
Les gnathopodes postérieurs, plus robustes que les gnathopodes antérieurs, sont à peu près de même forme, bien que leur carpe, beaucoup plus court, n'atteigne guère que la moitié de la longueur du propode.
Ce dernier article est à peu près deux fois aussi long que large. La:
AMPHIPODES. 103 saillie qui sépare le bord postérieur du bord palmaire est un peu plus accentuée que dans les gnathopodes antérieurs.
Dans les péréiopodes des deux premières paires, l'article méral est très robuste ; son bord postérieur ainsi que celui du carpe portent de
nombreuses soies spiniformes. Le propode, très grêle, beaucoup plus
Fig. 12. — Pontharpinia uncinala.
A, gnathopode postérieur; B, C, péréiopodes des deuxième et troisième paires; D, péréiopode de la dernière paire; E, F, uropodes des deuxième et troisième paires; G, telson (A,B,C,D: *X 18; E,F, G: x 30). *
long que le carpe, est un peu plus court que l’article méral. Le dactyle est à peine courbé.
L'article basal des péréiopodes de la troisième paire, plus long que large, est crénelé au bord postérieur. L'article méral et le carpe, très robustes, portent de nombreuses soies, accompagnées de quelques épines. Cinq soies ciliées sont fixées vers Fextrémité du bord postérieur du carpe. Le propode, très étroit, n’est pas plus long que le carpe.
Les péréiopodes de la quatrième paire sont beaucoup plus longs que les péréiopodes précédents et suivants. Leur article basal, plus long que large, n’est pas crénelé au bord postérieur. Son bord antérieur porte de longues soies, dont quelques-unes sont ciliées. Les soies du bord
antérieur de Particle ischial sont également ciliées. L'article méral et le
carpe présentent un aspect moins robuste que dans les gnathopodes précédents. Le propode n’est pas plus long que le carpe.
L'article basal des péréiopodes de la dernière paire, très dilaté en arrière, crénelé au bord postérieur, se prolonge inférieurement au delà de l'extrémité de l’article ischial, L'article méral et le carpe sont modérément robustes. Le propode est beaucoup plus long que le carpe. Le dactyle atteint plus des deux tiers de la longueur du propode.
Le bord postérieur du pédoncule des uropodes de la première paire porte une rangée de petites épines. Les branches, un peu plus courtes que le pédoncule, sont d’égale taille. Le pédoncule des uropodes de la deuxième paire, très robuste, porte, au bord postérieur, une rangée de quatorze grandes épines. La branche externe des uropodes de la dernière paire possède un petit article terminal. La branche interne est aussi longue que le premier article de la branche externe. Les deux branches sont garnies de longues soies ciliées.
Le telson, entièrement fendu, est plus long que large. Ses lobes sont obliquement tronqués à leur extrémité, qui porte trois épines d’inégale taille.
Cette espèce, assez voisine de Pontharpinia rostrata (Dana), en diffère surtout par la forme des plaques épimérales du dernier segment du métasome, caractère auquel le nom spécifique fait allusion, par le peu de longueur du carpe des gnathopodes postérieurs et par les propor-
tions des branches des uropodes de la dernière paire.
AMPHILOCHIDÆ.
Gitanopsis antarctica Chevreux.
Ile Petermann, # octobre 1909. Dans une touffle de Desmarestia
ramenée de 3 mètres de profondeur. Nombreux exemplaires. L'exemplaire dont la description suit était une femelle dont la poche incubatrice contenait onze œufs. Elle mesurait 3°*,5 de longueur, dans la position où elle est figurée ici.
Le corps, assez obèse, présente des téguments minces et peu con-
sistants. La tête, un peu plus longue que l'ensemble des deux premiers
segments du mésosome, porte un rostre fortement courbé, dont Pextrémité, très aiguë, dépasse un peu le premier article des antennes supérieures. Les lobes latéraux, à peine saillants, largement arrondis, portent une petite dent située un peu au-dessus de espace interantennal. Les plaques coxales de la première paire, quadrangulaires, à moitié cachées
par les plaques suivantes, sont prolongées inférieurement dans leur
Fig. 13. — Gitanopsis antarctica. — Femelle vue du côté droit.
partie antérieure. Les plaques coxales de la deuxième paire, beaucoup plus grandes que les plaques précédentes, portent quelques petites crénelures au bord inférieur. Ces plaques coxales, ainsi que celles des deux paires suivantes, sont un peu plus hautes que les segments correspondants du mésosome. Le lobe antérieur des plaques coxales de la cinquième paire est beaucoup moins haut que le lobe postérieur. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome, légèrement prolongées en arrière, se terminent par un angle un peu arrondi ; leur bord inférieur est armé de cinq petites épines.
Les veux, de grandeur moyenne, présentent un contour ovoïde.
Les antennes supérieures sont aussi longues que l'ensemble de la tête et des trois premiers segments du métasome. Le premier article du pédoncule, très volumineux, est à peine aussi long que large. Le deuxième article, presque aussi robuste, est plus allongé. Le troisième article, beaucoup plus grêle, n'atteint que la moitié de la longueur de
l'article précédent. Le flagellum, un peu plus long que le pédoncule,
Expédition Charcot. — CuEevreux. — Amphipodes. 1
comprend dix articles dont le bord antérieur porte de longues soies sensitives. Il existe un petit flagellum accessoire uniarticulé, qui atteint la moitié de la longueur du premier article du flagellum principal.
Les antennes inférieures sont un peu plus longues que les antennes
supérieures. Les deux derniers articles du pédoncule sont d'égale taille.
Fig. 14, — Gitanopsis anlarctica.
A, plaque épimérale du dernier segment du métasome ; B, antenne supérieure ; C, antenne inférieure ; D, lèvre antérieure: E, mandibule: F, lèvre postérieure ; G, maxille antérieure; H, maxille postérieure ; |, maxillipède (A : x 30 :B,C: x 42:D,F,F,G,H,[: x 72).
Le flagellum, aussi long que le pédoncule, comprend douze articles.
La lèvre antérieure porte, au bord distal, une profonde échancrure, qui la sépare en deux lobes d'inégale taille.
Les mandibules, bien développées, présentent un lobe tranchant long et étroit, armé de nombreuses petites dents. La mandibule gauche porte un lobe accessoire. Le rang d’épines en comprend huit dans la mandibule droite et neuf dans la mandibule gauche. Le processus molaire est tres grand et très saillant, Le palpe, court et robuste, porte quelques épines au bord interne ; son troisième article est un peu plus long que l'article précédent.
Les lobes de la lèvre postérieure, obliquement tronqués, portent deux petites dents, suivies d’une échancrure anguleuse.
Le lobe interne des maxilles antérieures, bien développé, porte une soie au bord distal. Le lobe externe, obliquement tronqué, est armé de huit épines. Le palpe, biarticulé, ne dépasse pas l'extrémité du lobe
externe ; il porte quatre longues épines au bord distal,
Le lobe interne des maxilles postérieures, très large, obliquement
tronqué, porte treize épines au bord distal. Le lobe externe, très étroit, s'arrondit au bord distal, qui est armé de cinq épines.
Le lobe interne des maxillipèdes, bien développé, ne porte n1 soies
ni épines; son bord distal présente deux petites crénelures. Le lobe
externe, très large, dépasse à peine l'extrémité du premier article du
Fig. 15. — Gilanopsis anlarctica.
A, B, gnathopodes antérieur et postérieur; CG, péréiopode de la dernière paire; D, uropode de la première paire; E, uropodes des deux dernières paires et telson (toutes les figures : x 42).
palpe; il ne porte ni soies ni épines au bord interne; son bord distal présente une échancrure garnie d'une forte épine. Le palpe, très robuste, est armé de nombreuses épines; son premier article atteint près du double de la longueur de chacun des articles suivants.
Les gnathopodes, robustes, bien développés, à peu près d’égale taille, diffèrent surtout entre eux par la forme du carpe, dont le lobe est beaucoup plus allongé dans les gnathopodes postérieurs que dans les gnathopodes antérieurs. L'article méral et le carpe portent de nombreuses épines. Le propode, quadrangulaire, s'élargit beaucoup dans sa partie distale ; son bord palmaire est denticulé. Le dactyle, très grèle, aussi long que le bord palmaire, est denticulé au bord interne.
Les péréiopodes des deux premières paires sont grèles et allongés ; le bord antérieur de leur article méral se prolonge un peu le long du carpe.
Les péréiopodes des trois dernières paires, d'égale longueur, sont à
peu près de même forme. L'article basal, un peu plus large dans les
péréiopodes de la dernière paire que dans ceux des deux paires précédentes, est ovalaire. L'article méral, assez dilaté, se prolonge inférieurement le long du bord postérieur du carpe. Le dactyle est robuste.
Les branches des uropodes de la première paire, d’égale taille, sont presque aussi longues que le pédoncule ; elles portent une rangée d’épines au bord postérieur. Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche interne est beaucoup plus longue que la branche externe. Les branches des uropodes de la dernière paire sont aussi d'inégale taille, Ta branche interne dépassant d'un quart la longueur de la branche externe; les deux branches sont complètement glabres.
Le telson, étroitement triangulaire, trois fois aussi long que large à sa base, n'atteint pas l'extrémité du pédoncule des uropodes de la dernière paire ; son extrémité porte deux petites crénelures garnies d'un cit.
Cette espèce S'écarte un peu de la diagnose du genre Gifanopsis par la forme du lobe interne de ses maxilles antérieures. Ce lobe, bien développé chez G. antarclica, est très petit, presque rudimentaire, chez les autres espèces connues de Gitanopsis. Très voisine de G. arclica G.-0. Sars, l'espèce antarctique en diffère par son rostre long et aigu, par ses anathopodes plus robustes et parles proportions relatives du pédoncule de ses uropodes de la dernière paire et de son telson. La famille des Amphilochideæ n'était représentée jusqu'ici, dans les mers antarctiques, que par Arphilochus Marionis Stebbing, dragué par le « Challenger »
au voisinage desiles Marion.
LEUCOTHOIDÆ.
Leucothoe spinicarpa (Abildgaard).
1906. Leucothoe spinicarpa Stebbing (11), p. 165. 1907. Leucothoe spinicarpa À. O. Walker (17), p. 18.
Dragage VIIT, 20 janvier 1909, baie Marguerite ; profondeur, 200 mètres. Un exemplaire de 7 millimètres de longueur. La couleur du corps était blanchatre.
Dragage XIV, IS novembre 1909, chenal de Lemaire, le long de la
côte nord-est de l'ile Petermann : profondeur, 60 à 40 mètres. Deux
AMPHIPODES. 109 exemplaires de 5 millimètres de longueur. Le corps était d'un blanc rosé; les yeux, d'un rouge-brique.
Dragage XV, 26 novembre 1909, chenal de Roosen, devant Port- Lockroy; profondeur, 60 à 70 mètres. Un mâle et une femelle de 15 millimètres de longueur, la femelle portant 34 œufs dans sa poche incubatrice. Le corps de ces exemplaires était jaunâtre ; les yeux, d'un brun
rougeñtre; les œufs, d'un vert pâle.
METOPIDÆE.
Metopoides Walkeri Chevreux.
1906. Melopoides Walkeri Chevreux (2), p. ?8, fig. 15 à 17.
Ile Petermann, # octobre 1909, dans une touffe de Desrnarestia ramenée de 3 mètres de profondeur, le long de la côte de l’île. Deux jeunes exem-
plaires, dont le plus grand mesurait 2 millimètres de longueur.
Thaumatelson nasutum Chevreux.
1912. Thaumaltelson nasutum Chevreux (4).
Ile Petermann, # octobre 1909. Dans une toufle de Desmarestia ramenée de 3 mètres de profondeur. Une femelle, un jeune exemplaire.
La femelle mesurait à peine 2 millimètres de longueur, dans la position où elle est figurée ici. Sa poche incubatrice contenait onze œufs. L'autre exemplaire, beaucoup plus petit, n'atteint que 1 millimètre de long.
Le corps, très obèse, est lisse. Le mésosome, excessivement développé, atteint le double de la longueur de l’ensemble du métasome et de l’urosome. Le quatrième segment du mésosome dépasse un peu en longueur l’ensemble des trois segments précédents. Le premier segment de l’urosome présente un prolongement dorsal qui atteint la base du telson. Les deux segments suivants, extrêmement courts, sont soudés entre eux dans leur partie dorsale.
La tête, aussi longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, porte un petit rostre. Les lobes latéraux, assez saillants, sont
étroitement arrondis au bord distal. Les plaques coxales de la première paire, très petites, sont presque entièrement ‘achées par les plaques suivantes. Ces dernières, très développées, se prolongent en avant bien au delà des lobes latéraux de la tête. Les plaques coxales de la quatrième paire, excessivement grandes, un peu plus longues que hautes, se prolongent en arrière jusqu'au niveau du bord postérieur des plaques de la dernière paire. Les plaques épimérales du métasome sont arron-
dies au bord distal, le
bord postérieur de
Fig. 46. — Thaumatelson nasutum. — Femelle vue du côté droit.
celles du dernier segment se terminant inférieurement par une petite dent obtuse.
Les yeux, de petite taille, sont arrondis.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de lensemble de la tête et des deux premiers segments du mésosome. Le premier article du pédoneule, très volumineux, aussi long que l’ensemble des deux articles suivants, se prolonge antérieurement pour former une sorte de capuchon, arrondi dans sa partie distale, et pouvant envelopper le deuxième article. Ce dernier et le troisième article sont d’égale longueur. Le flagellum, un peu plus court que le pédoncule, comprend sept articles; son bord postérieur porte quelques longues tigelles sensitives.
Les antennes inférieures dépassent un peu en longueur les antennes supérieures. Les deux derniers articles du pédoncule sont d’égale taille. Le flagellum, un peu plus long que le dernier article du pédoncule, se compose de six articles faiblement ciliés.
Le lobe tranchant des mandibules, très large, porte sept dents
arrondies. Le lobe accessoire, qui existe dans les deux mandibules, est
finement crénelé. Une rangée de trois épines se trouve entre lui et le processus molaire, qui est peu développé. Le palpe, très court, uniarticulé, porte deux longues soies au bord distal. Dans l’une des mandibules
dig. 17, D), il existe un rétrécissement du palpe, près de sa base, qui
À, plaque épimérale du dernier segment du métasome ; B, antenne supérieure ; C, antenne inférieure : D, mandibule; E, maxille antérieure; F, maxille postérieure; G, maxillipède : H, gnathopode antérieur
(4, B, CG, H: x 56; D,E, F,G: x 447).
Fig. 17. — Thaumalelson nasutum.
semble être un rudiment d'articulation; le palpe de l’autre mandibule ne présente rien de semblable.
Le lobe interne des maxilles antérieures, très court, porte une petite épine au bord distal. Le lobe externe, obliquement tronqué, est armé de six grandes épines. Le palpe, très volumineux, biarticulé, porte quelques épines et soies au bord distal.
Le lobe interne des maxilles postérieures est beaucoup plus court que le lobe externe. Les deux lobes portent seulement quelques soiïes au bord distal.
Les lobes internes des maxillipèdes sont séparés jusqu'à la base. Il n'existe qu'un petit rudiment de lobe externe. Le palpe est très volumineux. Son dernier article, dactyliforme, plus long que l’article précédent, porte une rangée d’épines au voisinage du bord interne.
Les gnathopodes antérieurs, très courts, sont néanmoins assez robustes. L'article méral se prolonge un peu au delà de l'extrémité du ‘arpe, qui affecte une forme triangulaire. Le propode, quadrangulaire, n'est pas beaucoup plus long que large. Le dactyle est de la longueur du bord palmaire,
Les gnathopodes postérieurs atteignent plus du double de la longueur des gnathopodes antérieurs. L'article ischial, l’article méral et le carpe sont très courts. Le propode, aussi long que l'article basal, se prolonge inférieurement pour former, avec le dactyle, un robuste organe chéliforme. Ce prolongement et le dactyle sont tous deux crochus à leur
Fig. 18. — Thaumatelson nasutum.
À, gnathopode postérieur ; B, C, D, péréiopodes des troisième, quatrième et cinquième paires : E, uropode de la dernière paire (A,B,C, D: x 56: KE: x 147). extrémité, et les deux crochets, tournés en sens inverse, peuvent se croiser. Le dactyle atteint la moitié de la longueur du propode.
Les péréiopodes, très grêles, sonttous de même forme, et l’article basal de ceux des trois dernières paires n’est pas plus dilaté que celui des deux paires antérieures. L'article méral et le carpe, d'égale longueur, sont plus courts que le propode, qui présente une légère courbure. Les péréiopodes dela troisième paire sont plus longs que ceux de la quatrième paire, el ces derniers dépassent eux-mêmes en longueur les péréiopodes de la dernière paire.
Les uropodes de la première paire, longs et grêles, possèdent des branches d'égale taille, beaucoup plus courtes que le pédoncule. La branche interne des uropodes de la deuxième paire, aussi longue que le pédoncule, dépasse de beaucoup la branche externe. Les uropodes de la dernière paire, très courts, atteignent à peine l'extrémité du pédoncule des uropodes précédents ; leur branche unique, biarticulée, est un peu
plus longue que le pédoncule.
AMPATPODES: 113
Le telson, beaucoup plus long que lurosome, consiste en une lame triangulaire, située dans le plan vertical de la longueur du corps. 1 dépasse de beaucoup l'extrémité des uropodes postérieurs.
Cette forme diffère de Punique espèce connue du genre ’haumalelson par le prolongement du premier article du pédoncule des antennes supérieures, caractère auquel le nom spécifique fait allusion, par l'état rudimentaire du palpe des mandibules, par la forme très spéciale des gnathopodes postérieurs et par la brièveté des uropodes de la dernière paire. Zhaumatelson Herdmant A0. Walker à été trouvé
dans l'Antarctique par expédition de la « Discovery ».
PHLIASIDÆ.
Bircenna crassipes (Chevreux).
1906. Wandelia crassipes Chevreux (2), p. 4, fig. 24 à 26 du texte. 1909. Bircenna crassipes Chilton (5), p. 60 et 62.
Ile Petermann, # octobre 1909. Dans une touffe de Desmnarestia ramenée de 3 mètres de profondeur. Une grande femelle ovigère, atteignant # millmètres de longueur.
Dans ma diagnose de Wandelia, J'avais mentionné que ce nouveau cenre, très voisin de Pircenna Chilton, en différait par la forme des appendices de lurosome. En dehors des uropodes des deux premières paires, dont les branches, subégales chez Wardelia, sont de très inégale taille chez Pircenna, le telson de Wandelia crassipes est fendu jusqu'à la base, tandis que la diagnose primitive du genre Bircenna porte : felson snple, non divided.
L'importance de ce dernier caractère m'avait conduit à créer un nouveau genre pour l'Amphipode de Pile Wendel.
Depuis la publication de mon travail sur les Amphipodes du «Français », M. Chilton, avant eu occasion de retrouver un exemplaire de Bircenna fulea, a reconnu que sa diagnose de Bircenna était erronée, le telson du type du genre étant formé de deux pièces séparées. Wazdelia doit
donc disparaitre de la nomenclature, et j'admets, avec M. Chilton, que
Expédilion Charcot. — CHEVREUX. — Amphipodes, 1
l'Amphipode pour lequel j'avais créé ce nouveau genre doive prendre le
nom de Bicenna crassipes.
ACANTHONOTOSONMIDÆ .
Panoploea Joubini Chevreux.
1912. Panoploea Joubini Chevreux (4).
Dragage IX, 21 janvier 1909. Au sud de Pile Jenny: profondeur,
Se
Fig. 19. — Panoploea Joubini. — Femelle vue du côté droit.
250 mètres. Une femelle portant dix œufs dans sa poche incubatrice. Cette femelle était colorée en rouge orangé.
Le corps, très obèse, mesurait 7 millimètres delongueur dans la position où il est figuré ici. Le dernier segment du mésosome et chacun des deux premiers segments du mélasome se terminent par deux dents dorsales, très longues et très aiguës. Tous les segments du métasome portent une
carène dorsale terminée, dans les deux premiers segments, par une
petite dent située entre les deux grandes dents dorsales, et par une dent longue et aiguë, dans le troisième segment. Dans tous les segments du mésosome, les angles latéraux postérieurs se prolongent en arrière pour former une dent aiguë, particulièrement longue dans les trois derniers segments.
La tête, très courte, porte un rostre bien développé, légèrement courbé, atteignant presque l'extrémité du premier article du pédoneule des antennes supérieures. Les lobes latéraux, à peine saillants, arrondis, sont suivis d'une dent aiguë.
Les plaques coxales des trois premières paires, à peu près aussi hautes que les segments correspondants du mésosome, sont étroites el seterminentinférieurement par une pointe aiguë : la partie distale de leurs bords antérieur et postérieur porte quelques petites crénelures. Les plaques coxales de la quatrième paire portent une forte dent au bord postérieur. Les plaques coxales des trois dernières paires se prolongent en arrière pour former une dent aiguë, particulièrement longue dans les plaques de la cinquième paire. Les plaques épimérales des deux premiers segments du métasome portent une dent aiguë au bord postérieur. Les plaques épimérales du dernier segment se terminent en arrière par deux fortes dents superposées, la dent supérieure étant de beaucoup la plus longue ; une petite dentobtuse existe entre cette dentetla dent dorsale.
Les veux, très proéminents, sont ovalaires.
Le premier article du pédoncule des antennes supérieures, très robuste et très allongé, porte, au bord distal, une dent antérieure modérément longue et une dent latérale très aiguë, qui atteint presque Pextrémité du deuxième article, Cet article atteint la moitié de la longueur de Particle précédent ; il est un peu prolongé le long du bord antérieur du troisième article, qui atteint un peu plus de la moitié de la longueur du deuxième article. Le premier article du flagellum est plus long que le dernier article du pédoneule. Les huit articles suivants sont plus longs que larges. Le reste du flagellum avait disparu.
Le dernier article du pédoncule des antennes inférieures n'attemt que les deux tiers de la longueur de l'article précédent. Le flagellum était
mutilé. 3
La lèvre antérieure, très longue, subtriangulaire, présente un bord distal étroitement arrondi, sans traces d'échancrure.
Les mandibules, longues et étroites, présentent un lobe tranchant très igu, faiblement crénelé. Aucune des deux mandibules ne porte de lobe
accessoire. Le processus molaire est bien développé. Le palpe n'atteint
DA
Fig. 20. — Panoploea Joubini.
A, B, pédoneule et partie du flagellum des antennes supérieure et inférieure; C, lèvre antérieure ; D, mandibule droite; E, lèvre postérieure; F, maxille antérieure ; G, maxille postérieure ; H, maxillipèdes ; 1, gnathopode antérieur (A, B: x 17; C,D,E,F,G,H: x 50; 15 x 28) pas tout à fait l'extrémité du lobe tranchant ; son troisième article, garni de fortes épines, n'atteint pas la moitié de la longueur de Particle précédent.
Les lobes latéraux de la lèvre postérieure, très aigus dans leur partie distale, ne sont que faiblement échancrés au bord interne.
Le lobe interne des maxilles antérieures, très large, est bordé de douze soies ciliées. Le lobe externe, allongé, obliquement tronqué, porte neuf épines pectinées. Le palpe est très court; son deuxième article, un peu plus long que le premier, se termine par une toulffe de cinq épines.
Le lobe externe des maxilles postérieures est beaucoup plus long que le lobe interne. Tous deux portent des soies au bord distal et au bord interne.
Les lobes externe et interne des maxillipèdes sont longs et étroits. Le
palpe, assez court, atteint à peine Pextrémité du lobe externe.
Les gnathopodes antérieurs sont trèsgrèles et très courts. Leur article
basal, fortement dilaté, atteint presque la longueur de Fensemble des
trois articles suivants. Les articles ischial et méral sont d'égale taille.
Le propode, un peu plus court que le carpe, se termine par une petite pince garnie de soies ciliées.
Les gnathopodes postérieurs sont beaucoup plus longs que les gnatho-
podes antérieurs. Leur artiele basal n'est pas dilaté. L'article ischial, le
Fig. 21. — Panoploea Joubini.
A, gnathopode postérieur: B, péréiopode de la troisième paire; C, péréiopode de la dernière paire D, uropode de la deuxième paire ; E, uropodes de la dernière paire et telson (A: X 24: B, CG. D,E: x 17) carpe et le propode sont d'égale longueur. Le prolongement du propode, très aigu, atteint Pextrémité du dactyle.
Dans les péréiopodes de la troisième paire, larticle basal présente un bord postérieur concave, limité en haut eben bas par une dent longue et aiguë. Le bord postérieur de Particle méral se prolonge en pointe aiguë le long du carpe. Le propode atteint le double de la longueur du carpe. Le dactyle, très robuste, fortement courbé, atteint les deux tiers de Ta longueur du propode.
Le bord postérieur de Particle basal des pattes des deux dernières paires, d’abord fortement convexe, devient concave dans sa partie distale
else termine par une dent aiguë. La dent qui prolonge Fartiele méral est
beaucoup plus longue que dans les péréiopodes de la troisième paire. Le carpe des péréiopodes de la dernière paire atteint les deux tiers de la longueur du propode. Le dactyle est remarquablement robuste.
Les branches des uropodes de la première paire, subégales, atteignent la longueur du pédoncule. La branche externe des uropodes de la deuxième paire est beaucoup plus courte que la branche interne. Les branches des uropodes de la dernière paire, étroitement lancéolées, sont presque d'égale taille, la branche externe étant de très peu la plus courte.
Le telson, un peu plus long que large, atteint Fextrémité du pédoncule des uropodes de la dernière paire. Ilest ouvert, sur à peu près le quart de sa longueur, et chacun de ses lobes se termine par une petite échancrure garnie d'une soie.
Cette espèce a été dédiée à M. le P° Joubin.
Iphimedia pacifica Stebbing.
1906. /phimedia pacifica Stebbing (44), p. 215.
Dragage VITE, 20 janvier 1909, baie Marguerite: profondeur, 200 mètres. Un exemplaire de 8 millimètres de longueur et de couleur jaune.
Chez cet exemplaire, la grande dent du premier article du pédoncule des antennes supérieures est aussi longue que chez Z/phimedia nodosa, c'est-à-dire beaucoup plus grande qu'elle n’est représentée par Stebbing 10, p. 890, PI LXXT. Les exemplaires d'/phimedia parifica de la « Discovery », examinés par M. A. O. Walker (17, p. 27), présentent le même caractère, Ces exemplaires atteignaient 30 millimètres de longueur.
Dragage AIT €, 17 novembre 1909, le long de la côte nord-est de l'ile Petermann ; profondeur, 80 à 50 mètres. Un exemplaire mutilé, dont la tête manquait et qui devait atteindre à peu près la longueur de lexemplaire du dragage VIT.
Le corpsetles appendices de cet Amphipode étaient d'un blanc jaunâtre,
ponctué de brun violacé.
Iphimedia nodosa Dana.
1906. Jphimedia nodosa Stebbing (44), p. 216.
AMPHTIPODES,: 110 Détroit de Magellan, Terre Désolation, baie Tuesday, 3 février 1910, sur une Étoile de Mer. Un exemplaire de 6 millimètres de longueur,
coloré en brun foncé.
Iphimedia echinata A. O0. Walker.
1907. /phimedia echinala À. O. Walker (17), p. 28, PI. X.
Dragage VIT, 20janvier 1909, baie Marguerite ; profondeur, 200 mètres. Un exemplaire de couleur jaune pale, atteignant 12 millimètres de longueur.
Dragage IX, 21 janvier 1909, au sud de lile Jenny ; profondeur, 230 mètres. Un exemplaire de {8 millimètres de longueur, trouvé sur une Holothurie, et un petit exemplaire de S millimètres de longueur. Le grand exemplaire avait le corps d'un jaune orangé : les veux étaient blanes et leur partie centrale, d’un rouge-carmin. Le corps du petit exemplaire était rose.
Le grand exemplaire du dragage IX diffère quelque peu du type décrit par Walker. Le rostre est plus long que le reste de la tête, et l'extrémité du prolongement du deuxième article du pédoncule des antennes supérieures atteint le quatrième article du flagellum.
Chez l'exemplaire du dragage VITE, le prolongement du deuxième article du pédoncule des antennes supérieures n'est pas plus long que chez le type, mais les dents du métasome sont plus nombreuses.
IPHIMEDIELLA Uhevreux.
1911. Zphimediella Chevreux (3), p. 1167.
Semblable à Panoploea et à Tphimedia par la forme du corps et de la tête. Plaques coxales des deux premières paires tridentées à leur extrémité. Lèvre antérieure régulièrement arrondie au bord distal. Mandibules srosses et courtes, sans rangée d'épines ; processus molaire petit, mais assez saillant ; lobe accessoire dans la mandibule gauche seulement: premier article du palpe très développé. Lèvre postérieure ne possédant pas de lobes internes; lobes externes régulièrement arrondis, sans traces
d'échancrure. Maxilles antérieures semblables à celles des /phimedia.
120 AMPHTPODES,.
Lobe externe des maxilles postérieures Subacuminé au bord distal. Deuxième article du palpe des maxillipèdes non prolongé le long de larticle Suivant. Gnathopodes, uropodes et telson semblables à ceux des deux genres voisins.
Ce nouveau genre diffère de Panoploea par les dimensions du palpe des maxilles antérieures, d'/phimedia par ses plaques coxales des deux premières paires tridentées, des deux genres par les lobes externes non incisés de sa lèvre postérieure et par la forme de son deuxième article du palpe des maxillipèdes, qui n’est pas prolongé le long de Particle
suivant.
Iphimediella Margueritei Chevreux.
1912. Jphimediella Marguerilei Chevreux (4).
Dragage VIT, 20 janvier 1909, baie Marguerite; profondeur, 200 mètres.
Fig. 22. — /phimediella Margueritei. — Femelle vue du côté gauche.
Un mâle, une femelle. Le corps de la femelle était rose: le mâle était coloré en jaune orangé.
Femelle. -- Le corps, très obèse, mesurait 15 millimètres de longueur dans la position où il est figuré ici. Le dernier segment du mésosome et
chacun des segments du métasome portent deux dents, longues et aiguës,
ANMPFMPRODPESS I21 au bord dorsal postérieur. Les angles latéraux postérieurs des segments du mésosome, arrondis dans les quatre premiers segments, se prolongent en arrière, dans les segments suivants, pour former une dent aiguë, particulièrement longue dans le dernier segment.
La tête, non compris le rostre, est deux fois aussi haute que longue. Le rostre, beaucoup plus long que le reste de la tête, n'atteint pas tout à fait l'extrémité du premier article du pédoncule des antennes supérieures. Les lobes latéraux se prolongent pour former deux dents aiguës, la dent inférieure étant beaucoup plus longue que la dent supérieure.
Le bord antérieur des plaques coxales des deux premières paires se
Fig. 23, — /phimediella Margueriltei.
A. pédoncule des antennes supérieures: B, pédoneule de l'antenne inférieure droite: C, lèvre antérieure; D. mandibule gauche: E, lèvre postérieure; F, maxille antérieure; 6, maxille postérieure : H, maxillipède (A, B: x 10; C, D,E,F,G,H: %X 16). prolonge inférieurement pour former une dentaiguë, suivie de deux dents plus petites. Les plaques coxales de la troisième paire, denticulées dans la partie distale de leur bord antérieur, se terminent inférieurement par une dent aiguë. Le bord postérieur des plaques coxales de la cinquième paire est lisse. Ce bord porte une dent aiguë dans les plaques coxales des deux dernières paires. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome, fortement prolongées en arrière, se terminent par deux dents aiguës, la dent supérieure étant beaucoup plus longue que a dent inférieure.
Les veux, assez petits, ovales, sont proéminents.
Expédition Charcot. — Cuevreux. — Amphipodes.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la moitié de la longueur du corps. Le premier article du pédoncule, très développé, se prolonge inférieurement pour former {rois dents : une petite dent, au bord antérieur, est suivie d'une dent aiguë n'atteignant pas tout à fait l'extrémité du deuxième article du pédoneule, puis d'une dent très longue et très robuste, qui s'étend jusqu'au niveau de l'extrémité du quatrième article du flagellum. Le deuxième article du pédoncule se prolonge inférieurement pour former une dent aiguë, aussi longue que le troisième article. Le flagellum comprend une quarantaine d'articles, le premier d’entre eux étant aussi long que l'ensemble des trois articles suivants.
Les antennes inférieures sont notablement plus courtes que les antennes supérieures. Les deux premiers articles du pédoncule portent chacun une dent longue et aiguë. Le quatrième article se prolonge inférieurement en avant et en arrière, la dent antérieure étant plus longue et plus aiguë que la dent postérieure. Cet article, un peu plus court que l'article suivant, dans Pantenne droite, était plus long dans l'antenne gauche. Le flagellum se compose d'une vingtaine d'articles, le premier d'entre eux atteignant la longueur de l'ensemble des cinq articles suivants.
La lèvre antérieure est régulièrement arrondie au bord distal.
Les mandibules sont larges etcourtes. Le lobe tranchant est légèrement bidenté au bord distal. La mandibule gauche présente seule un lobe accessoire, également bidenté. Le processus molaire, assez saillant, est garni de petites épines. Il n'existe pas de rangée d'épines entre le lobe tranchant et le processus molaire. Le palpe, à peine plus long que le corps de la mandibule, se compose d'un premier article relativement allongé, suivi de deux articles un peu plus longs et d'égale taille.
Les lobes externes de la lèvre postérieure sont régulièrement arrondis et ne présentent pas d'échancrure au bord interne. Il n'y a pas traces de lobes internes.
Le lobe interne des maxilles antérieures, très développé, porte une rangée de soies ciliées, au nombre de quinze dans la maxille droite et de douze dans la maxille gauche. Le lobe externe, obliquement tronqué, est armé de onze épines accompagnées de nombreuses soies. Le palpe
dépasse de beaucoup le lobe externe ; son premier article, très développé,
AMPHIPODES. 123 atteint la moitié de la longueur du second article, qui porte des soiïes au bord distal et au bord interne.
Le lobe externe des maxilles postérieures, un peu plus long que le lobe interne, se rétrécit à sonextrémité. Les deux lobes portent de nombreuses épines au bord distal et au bord interne.
Le lobe interne des maxillipèdes, bien développé, porte de nombreuses
épines. Le lobe externe, assez large, n'atteint pas extrémité du deuxième
X/ É . s Fig. 24. — /phimediella Marqueritei.
A, gnathopode antérieur ; B, gnathopode postérieur; C, péréiopode de la troisième paire ; D, péréiopode de la dernière paire : E. uropode de la dernière paire ; F, telson (A,B: x 8; CD: XG;E, F: x 10).
article du palpe : il porte une rangée de petites épines au bord interne. Le palpe ne comprend que trois articles. Le premier d'entre eux est presque aussi long que l'ensemble des deux suivants. Le deuxième article ne se prolonge pas le long du bord interne du troisième.
Lesgnathopodes antérieurs, très courts et très grèles, presque rudimentaires, sont tordus comme chez les Panoploea et les Zphimedia. L'artiele basal est aussi long que Fensemble des trois articles Suivants. L'article ischial, plus court que le carpe, est un peu plus long que le propode, qui se termine par une petite pince garnie de quelques soies, dont trois sont ciliées.
Les gnathopodes postérieurs, très développés, beaucoup plus longs
que les péréiopodes des deux premières paires, atteignent plus du double
de la longueur des gnathopodes antérieurs. L'article ischial atteint les trois quarts de la longueur du carpe. Le propode, aussi long que le carpe, est chéliforme.
Les péréiopodes des deux premières paires sont assez robustes. Le propode est un peu plus long que le carpe. Tous deux portent de petites épines au bord antérieur.
L'article basal des péréiopodes de la troisième paire, deux fois aussi long que large, présente un bord postérieur crénelé, légèrement concave, terminé inférieurement par une forte dent, suivie de quelques crénelures. L'article ischial se termine antérieurement parune dent robuste. L'article méral présente, en arrière, un prolongement aigu, accompagné d'une petite dent. Le propode, beaucoup plus long que le carpe, porte, comme lui, des touffes de petites épines au bord antérieur.
Les péréiopodes de la quatrième paire, un peu plus longs que les péréiopodes précédents, n'en diffèrent que par la forme de leur article basal, qui est un peu plus large et dont le lobe postérieur est arrondi inférieurement.
Les péréiopodes de la dernière paire, un peu plus longs que les péréiopodes précédents, présentent un article basal plus large et dont le bord postérieur, convexe et crénelé, se prolonge inférieurement pour former, avec le bord inférieur, une dent aiguë s'étendant bien au delà de l'extrémité de l'article ischial.
Les uropodes de la première paire sont grêles etallongés; leurs branches, subégales, n’atteignent pas tout à fait la longueur du pédoncule. Les uropodes de la deuxième paire sont beaucoup plus courts que les uropodes précédents. La branche interne est un peu plus longue que le pédoncule ; la branche externe atteint à peine les deux tiers de la longueur de la branche interne. Le pédoncule des uropodes de la dernière paire porte une carène qui se prolonge distalement pour former une dent aiguë. Les branches, garnies de petites épines, sont trois fois aussi longues que le pédoncule.
Le telson, plus long que large, un peu rétréci dans sa partie médiane el profondément échancré sur le tiers de sa longueur, ne porte ni soies
ni épines.
Male. — Beaucoup plus petit que la femelle, le mâle mesurait seule-
ment 9 millimètres de longueur. Les veux, très grands, ovales, occupent
presque toute la largeur de la tête. Les antennes inférieures sont plus
longues que les antennes supérieures, et le dernier article de leur pédoneule n'atteint pas tout à fait la longueur de l’article précédent.
Le nom spécilique se rapporte au lieu de la capture.
LILLIEBORGHDÆ.
Lilljeborgia consanguinea Stebbing.
1906. Liljeborgia consanguinea Stebbing (11), p. 232 (1). 1909. Liljeborgia consanguinea Strauss (14), p. 43, fig. IS À, 1S B du texte, et PI V, fig. 29.
1910. Liljeborgia consanguinea Stebbing (13), p. 454. Dragage VII, 20 janvier 1909, baie Marguerite; profondeur, 200 mètres. Un mâle, coloré en jaune orangé.
Le corps, très comprimé, mesurait 7 millimètres de longueur dans la
Fig. 25. — Lilljeborqia consanguinea. — Mäle vu du côté gauche.
position où il est figuré ici. Le mésosome est lisse. Chacun des trois segments du métasome et des deux premiers segments de Purosome porte une dent à l'extrémité postérieure du bord dorsal. La dent du dernier segment du métasome est plus petite que celle des deux segments
1) On trouvera dans l'ouvrage de Stebbing la synonymie antérieure à 1906.
précédents. La dent du premier segment de lurosome, très allongée, atteint presque l'extrémité du segment suivant. La dent du deuxième segment est beaucoup plus courte. Ces deux dents sont couchées sur le segment qui les suit.
Le bord supérieur de la tête atteint Le double de la longueur du premier segment du mésosome. Le rostre est à peine distinct. Les lobes latéraux, très prolongés, étroitement arrondis, sont courbés à leur extrémité. Les plaques coxales de la première paire, fortement prolongées en avant, sont régulièrement arrondies. Le lobe antérieur des plaques coxales de la cinquième paire est moins haut que le lobe postérieur. L'angle postérieur des plaques épimérales du dernier segment du métasome, fortement prolongé en arrière, se termine par une dent aiguë, surmontée d'une petite échancrure,
Les veux, très grands, affectent une forme quadrangulaire, leur bord antérieur étant un peu concave. Is occupent la plus grande partie de la tête et comprennent un très grand nombre d'ocelles.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de l’ensemble
Fig. 26. — Lilljeborgia consanguinea, mâle.
À, plaque épimérale du dernier segment du métasome: B, antenne supérieure : G, antenne inférieure : D, gnathopode antérieur; E, gnathopode postérieur; F, péréiopode de la deuxième paire (toutes les figures : x 16).
de la tête et des quatre premiers segments du mésosome. Le premier
article du pédoncule est aussi long que le bord supérieur de la tête. Le
second article n'atteint que le tiers de la longueur du premier. Le fagellum principal, beaucoup plus long que le pédoncule, atteint Fextrémité du pédoncule des antennes inférieures: 1leomprend dix-septartieles, carnis de touffes de soies au bord antérieur. Le flagellum accessoire, qui se compose de onze articles, atteint un peu plus de la moitié de la longueur du flagellum principal.
Les antennes inférieures atteignent la longueur de l'ensemble de Ta tête et des six premiers segments du mésosome. Le dernier article du pédoncule est un peu plus long que lartiele précédent. Le flagellum, aussi long que le dernier article du pédoneule, comprend vingt et un articles finement ciliés au bord antérieur.
Le bord postérieur de l'article basal des gnathopodes antérieurs est fortement convexe. Le propode, ovalaire, deux fois aussi long que large, présente un bord palmaire régulièrement convexe, à peine distinet du bord postérieur. Le dactyle, grêle et courbé, porte six dents peu accentuées au bord interne.
Les gnathopodes postérieurs sont beaucoup plus grands que les gnathopodes antérieurs. La plus grande largeur du propode égale les deux tiers de sa longueur. Le bord palmaire est séparé du bord postérieur par un petit ressaut, garni d'une épine. Le dactyle porte quatorze dents, modérément saillantes, au bord interne.
Les péréiopodes des deux premières paires sont très grèles. Le propode est à peine plus long que l'article méral. Le dactyle, presque droit, n'atteint guère plus du tiers de la longueur du propode.
Dans les péréiopodes des troisième et quatrième paires, Particle basal est ovale allongé, sa largeur n'atteignant que les deux tiers de sa longueur; son bord postérieur porte des dents très accentuées, accompagnées de longs cils. L'article méral est beaucoup plus long que le propode. Le dactyle est court.
Les péréiopodes de la dernière paire, beaucoup plus longs que les péréiopodes précédents, présentent un article basal largement ovale, fortement erénelé au bord postérieur. Le carpe, un peu plus long que l’article méral, est notablement plus court que le propode. Le dactyle,
styliforme, atteint la moitié de la longueur du propode.
Le pédoncule des uropodes de la première paire porte trois longues soies. Dans les uropodes des deux premières paires, la branche externe est notablement plus courte que la branche interne. Les branches des
uropodes de la dernière paire sont lancéolées. La branche externe est
Fig. 27. — Lilljeborgia consanquinea, mâle.
A, péréiopode de la troisième paire; B, péréiopode de la dernière paire: G,D,E, uropodes des première, deuxième et troisième paires: F, telson (A,B: x 16: CG, D,E,F: x 20). aussi longue que le pédoncule. La branche interne, plus longue et plus large que la branche externe, porte deux petites épines au bord interne. Le telson, beaucoup plus long que large, présente des bords latéraux convexes. [l'est fendu sur les trois quarts de sa longueur. Ses lobes se terminent par une échancrure anguleuse, qui forme deux dents d’inégale taille. Chacune de ces dents porte deux spinules, et une épine, modéré-
ment longue, est fixée dans léchancrure.
(ŒEDICEROSIDE.
Œdiceroides Calmani A. 0. Walker.
1907. Œdiceroides Calmani À. O0. Walker (17), p. 22, PI. VI, fig. 12.
Dragage VI, 15 janvier 1909, entrée de la baie Marguerite; profondeur, 294 mètres. Une femelle de 27 millimètres de longueur. Le corps était dun jaune brunâtre, acheté de rouge-brique.
Dragage VITE, 20 janvier 1909, baie Marguerite ; profondeur, 200 mètres.
Quatre exemplaires mesurant def à 16 millimètres de longueur. Leur corps était jaune, tacheté de brun.
La femelle dont la description suit mesurait 16 millimètres de loneueur, Le corps est très obèse. Chacun des segments du mésosome présente un sillon transversal, assez profond'au bord dorsal et S'atténuant progressivement sur les côtés du segment. Les trois premiers segments du mésosome sont d'égale longueur. Les trois segments suivants, un peu
plus longs, sont aussi d'égale taille. Le dernier segment atteint le double
Fig. 28. — (Œdiceroides Calmani. — Femelle vue du côté droit
de la longueur du premier, Ce segment et chacun des deux premiers segments du métasome débordent fortement, au bord dorsal, sur le segment suivant. Le premier segment de Furosome présente une dépression dorsale assez accentuée.
La tête, aussi longue que l'ensemble des trois premiers segments du mésosome, présente, dans sa partie postérieure, un sillon analogue à ceux du mésosome. Le rostre, relativement court, est fortement courbé. Les lobes latéraux sont largement arrondis.
Les plaques coxales des six premières paires sont bordées de soies spiniformes, principalement longues et robustes dans les plaques coxales de la première paire, qui se prolongent beaucoup en avant. Les plaques épimérales des segments du métasome, largement arrondies en arrière, sont bordées de petites épines.
Les veux, assez grands, ovales, atteignent presque l'extrémité du rostre el se touchent à son sommet.
Expédition Charcot, — Cuevreux. — Amphipodes. 17
Les antennes Supérieures, extrêmement courtes, sont moins longues que la tête, leur extrémité atteignant à peine au delà du milieu de Favantdernier article du pédoncule des antennes inférieures. Chez la grande femelle du dragage VI, ces antennes, encore plus courtes, n’atteignent qu'au premier tiers de la longueur de lavant-dernier article du pédoneule des antennes inférieures. Le premier article du pédoncule est fortement dilaté dans sa partie distale, son bord antérieur formant une sorte de bourrelet, garni de soies ciliées, qui déborde sur l'article suivant. Cet article est un peu plus court et beaucoup plus étroit que le premier article. Le troisième article n’atteint que le tiers de la longueur de larlicle précédent. Le flagellum, beaucoup plus court que le pédoncule,
comprend sept articles finement ciliés, mais ne portant pas de caleéoles.
Fig. 29, — Œdiceroides Calmani.
\, antenne supérieure : B,antenne inférieure: GC, lévre antérieure : D, mandibule gauche : E, mandibule droite, lèvre postérieure: G, maxille antérieure: H, maxille postérieure : F, maxillipède ; J, gnathopode antérieur (A, B, J 10: CD; HAE, 6H, 1: 5020):
Les antennes inférieures atteignent à peu près la longueur de l'ensemble de litête et des six premiers segments du mésosome., Le quatrième artiele du pédoncule, très robuste, est aussi long à lui seul que les antennes supérieures. Le cinquième article atteint les trois quarts de la longueur
de l'article précédent. porte, à l'extrémité du bord postérieur, une soie
spiniforme remarquablement longue, accompagnée d'une autre sorte, plus courte de moitié. Le flagellum, aussi long que l'ensemble des deux derniers articles du pédoncule, comprend une soixantaine d'articles. I porte des calcéoles au bord antérieur.
Le bord distal de la lèvre antérieure est large et droit.
Le lobe tranchant des mandibules est constitué par un groupe de quatre dents. Le lobe accessoire, bidenté dans la mandibule droite, est quadridenté dans la mandibule gauche. Le processus molaire est très volumineux. Le palpe atteint près du double de la longueur du corps de la mandibule., Son second article, un peu plus long que le troisième et légérement courbé, est assez fortement dilaté dans sa partie proximale, Tous deux portent de nombreuses épines au bord interne.
Les lobes latéraux de la lèvre postérieure sont un peu tronqués au bord distal.
Le lobe interne des maxilles antérieures porte six soies ciliées. Le lobe externe est armé de neuf épines. Le palpe est garni de longues soies spiniformes.
Les lobes des maxilles postérieures sont d'égale taille.
Les lobes des maxillipèdes sont étroits. Le lobe externe n'atteint qu'un peu au delà du premier article du palpe. Le deuxième article du palpe, remarquablement large, dépasse en longueur ensemble des deux articles suivants. Le quatrième article, dactxliforme, est un peu plus court que l'article précédent.
Le carpe des gnathopodes antérieurs atteintles deux tiers de la longueur du propode: son lobe est très dilaté dans sa partie distale. Le propode, ovalaire, présente un bord palmaire deux fois aussi long que le bord postérieur, dont il est séparé par un petit angle obtus. Le dactyle, très grêle, est aussi long que le bord palmaire.
Le carpe des gnathopodes postérieurs n'alteint que la moitié de la longueur du propode:ilest un peu plus large que long, et son lobe est plus étroit que dans les gnathopodes antérieurs, Le propode, ovale allongé, est deux fois aussi long que large: son bord palmaire se confond avec le bord postérieur, dont il n'est séparé que par une épine courbée,
L'article méral des péréiopodes des deux premières paires porte, au
bord postérieur, deux longues soies ciliées, accompagnées de nombreuses soies simples. Le carpe, le propode et le dactyle sont d'égale longueur. Les articles basal et ischial des péréiopodes de la troisième paire
portent chacun deux soies ciliées, L'article méral est garnt, sur ses deux
Fig. 30. — (Œdiceroides Calmani.
A, gnathopode postérieur : B, CG, D, péréiopodes des deuxième, troisième et quatrième paires ; E, extrémité d'un péréiopode de la dernière paire; F, uropode de la dernière paire: G, telson (A, B,C, D, E : x 10; F,G: x 20).
bords, de longues soies ciliées, entremélées de soies simples. Le propode, plus long que le carpe, est beaucoup plus court que le dactyle.
L'article basal des péréiopodes de la quatrième paire porte, au bord antérieur, une grosse soie ciliée. L'article méral, très développé, aussi long que l'ensemble des deux articles précédents, ne porte de longues soies qu'au bord postérieur.
L'article basal des péréiopodes de Ta dernière paire est piriforme. Le carpe est plus long que l'article méral et que le propode. Le dactyle, beaucoup plus long que le propode, stxhiforme, porte de nombreuses petites sotes.
Les branches des uropodes des deux premières paires, subégales, sont
plus courtes que le pédoncule. Les uropodes de la dernière paire n'attei-
gnentpas l'extrémité des uropodes précédents. Leurs branches, subégales, un peu plus longues que le pédoncule, ne portent ni soies ni épines,
Le telson, un peu plus long que large, subrectangulaire, est plus étroit à l'extrémité qu'à a base, Son bord distal, absolument droit, porte deux paires de spinules.
J'ai cru devoir donner une description détaillée de la forme provenant de l'Expédition du « Pourquoi Pas? », parce qu'elle présente, avee le type de la « Discovery », plusieurs différences assez notables, bien que ne me semblant pas suffisantes pour motiverla création d'une espèce nouvelle. Chez la forme de la province australasienne, tous les segments du mésosome sont subégaux, et le premier d'entre eux possède seul un sillon transversal, La grande soie Spiniforme du dernier article du pédoncule des antennes inférieures est fixée vers le milieu de cet article, tandis qu'elle est située à son extrémité chez la forme de la baie Marguerite. L'article méral des pérélopodes de la troisième paire est presque aussi large que l’article basal, et le dactyle est seulement presque aussi long que le propode. Enfin, les autres appendices, et par conséquent les uropodes de la dernière paire et le telson, sont semblables à ceux d'Ædicerondes rostratus Stebbing. Or, chez cette dernière espèce, les branches des uropodes de la dernière paire sont épineuses et pectinées, et le telson est échancré au
bord distal, ce qui ne se retrouve pas chez la forme décrite ci-dessus.
TIRONIDÆ.
ALEXANDRELLA Chevreux.
1911. Alerandrella Chevreux 18, p. 1167.
Corps obèse, téguments minces el peu consistants. Tête armée d'un petit rostre, lobes latéraux à peine saillants. Antennes supérieures assez allongées, pédoneule court, flagellum multiartieulé, fagellum accessoire rudimentaire. Antennes inférieures plus longues que les antennes supérieures. Levre antérieure bilobée., Mandibules robustes, Tobe tranchant tres large, denticulé, lobe accessoire dans x mandibule gauche seulement, processus molure manquant, palpe peu développé. Levre posté-
rieure possédant des lobes internes. Lobe interne des maxilles antérieures
très large, bordé de nombreuses soies ciliées, lobe externe armé de dixsept épines, palpe remarquablement développé. Lobe interne des maxilles postérieures beaucoup plus large que le lobe externe. Lobe externe des maxillipèdestres développé, dépassant de beaucoup Pextrémité du palpe. Gnathopodes antérieurs et postérieurs semblables entre eux, propode non subehéliforme. Péréiopodes des deux dernières paires subégaux, plus longs que ceux de la troisième paire. Branches des uropodes de la première paire subégales. Branche externe des uropodes de Ta deuxième paire beaucoup plus courte que la branche interne. Branches des uropodes dela dernière paire très allongées, étroitement lancéolées branche externe un peu plus courte que la branche interne. Telson quadrangulaire,
échancré au bord distal.
Alexandrella dentata Chevreux.
1912. Alerandrella dentata Chevreux (41.
Dragage X, 22 janvier 1909, près la Terre Alexandre 1%: profondeur, 207 mètres; dans l'intérieur d'une éponge, Une femelle ovigère, colorée en Jaune orangé.
Cette femelle mesurait IS millimètres de loneueur dans là position où elle est figurée ici; elle portait vingt-neul œufs dans sa poche incubatrice,
Le corps, remarquable-
ment obèse, présente des
Fi. 81, — A/erandrella dentala. — Femelle vue du côté droit. téguments tres minces et peu consistants. Le bord dorsal du mésosome est lisse. Le premier segment est plus long que l’ensemble des deux suivants. Chacun des segments porte
une paire de dents triangulaires, situées vers le milieu de sa face
OR
latérale et dirigées en arrière. Le bord dorsal de chacun des segments du mélasome déborde plus où moins sur celui du segment suivant. Dans le troisième segment, ce ressaut, plus accentué, forme deux pelites dents arrondies. Le premier segment de Furosome présente une dépression dorsale, suivie d'une carène terminée en arrière par une dent aiguë.
La tête, plus courte que haute, n'atteint pas tout à fait la longueur de l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, Elle porte un petit rostre aigu, à peine courbé. Les lobes latéraux sont à peu près nuls. Les plaques coxales de la première paire, moins hautes que le segment correspondant du mésosome, dilatées dans leur partie distale, présentent un bord antérieur concave. Les plaques coxales de Ta deuxième paire sont fortement rétrécies dans leur parte distale. Les plaques coxales de Ta quatrième paire ne présentent qu'une faible échancrure au bord postérieur, Les plaques épimérales du dernier segment du métasome ne se prolongent pas en arrière: leur angle postérieur est à peu près droit.
n'ya pas traces d'organes de vision.
Les antennes supérieures atteignent la longueur de l'ensemble de la tête et des cinq premiers segments du mésosome, Le pédoncule est tres court; son premier article, à peine aussi long que large, atteint à peu près la longueur de Fensemble des deux articles suivants. Le flagellum se compose d'une cinquantaine d'articles garnis de nombreuses soies. Le fMagellum accessoire, uniarticulé, n'atteint pas a moitié de la longueur du premier article du flagellum prineipals il se termine par un cil beaucoup plus long que lui.
Les antennes inférieures sont un peu plus longues que les antennes supérieures. Letroisième article du pédoneule porte denombreusesépines. Le cinquième article estaussi long que ensemble des deux articles précédents. Le flagellum comprend une cinquantaine d'articles ciliés au bord antérieur.
La lèvre antérieure présente, au bord distal, une profonde échancrure, qui forme deux lobes d'inégale taille.
Les mandibules sont robustes, Le lobe tranchant, très large, est carré-
ment tronqué au bord distal. Ce bord, qui porte cinq dents assez fortes
dans la mandibule droite, est finement crénelé dans la mandibule gauche. Seule, cette dernière possède un lobe accessoire, qui est très large et finement denticulé sur toute Fétendue de son bord distal. I n'existe pas
de processus molaire, Le palpe est court: son troisième article, moins
Fig. 32. — Alexandrella dentatu.
A, B, pédoncule et premiers articles du flagellum des antennes supérieure et inférieure : G, lèvre antérieure: D, mandibule gauche: E, extrémité de la mandibule droite : F, lèvre postérieure: G, maxille antérieure : H, maxille postérieure : 1, maxillipède (toutes les figures: x 12). long que Particle précédent, porte, comme lui, une rangée dépines au bord interne.
La lèvre postérieure, membraneuse, possede des lobes internes peu développés. Les lobes externes, très larges, portent une petite dent au bord distal. Les prolongements postérieurs, peu allongés, sont aigus.
Le lobe interne des maxilles antérieures, très large au bord distal, porte une rangée de vingt soies ciliées. Le Iobe externe, carrément tronqué, porte dix-sept épines. Le premier artiele du palpe est très court. Le deuxième article, extrêmement développé, très dilaté dans sa partie médiane (1), est armé d'une rangée de fortes épines, entremélées de soïes.
Le lobe interne des maxilles postérieures est beaucoup plus large que le Tobe externe. Chacun d'eux porte, au bord distal, une rangée de longues épines en partie barbelées,
Le lobe interne des maxillipèdes est carrément tronqué au bord dis-
() Iest vu de protil sur la figure 32 GC.
AMPHIPODES. 137 tal, qui porte de nombreuses petites épines. Le lose externe, extrèmement développé, porte des épines au bord distal et au bord interne. Le palpe est loin d'atteindre l'extrémité du lobe externe: son quatrième article est tres court.
L'article basal des gnathopodes antérieurs est légèrement courbé. Les
deux articles suivants, très courts, portent, au bord postérieur, de nom-
Fig. 33. — Alerandrella dentata.
A, B, gnathopodes antérieur et postérieur; C, D, péréiopodes des deuxième el troisième paires ; E, péréiopode de la dernière paire: F,G, uropodes des deuxième et troisième paires : H,telson (4, B, EF, G, H: x 9; C, D, E: x 6).
breuses soies spiniformes. Le carpe est très développé. Le propode, beaucoup plus court que le carpe, n'est pas subehéliforme. Le dactvle porte une rangée de spinules au bord interne.
Les gnathopodes postérieurs différent à peine des gnathopodes antérieurs ; néanmoins, le carpe et le propode sont un peu plus étroits. Les lamelles incubatrices sont remarquablement développées.
Les péréiopodes des deux premières paires sont longs et grèles, L'article méral et le propode, d'égale taille, sont plus longs que le carpe.
Dans les péréiopodes des troisième et quatrième paires, l'article basal, ovale allongé, est à peu près deux fois aussi long que large. L'article
Expédition Charcot. — Cuevaeux. — Amphipodes, LS
méral et le carpe, d'égale taille, sont loin d'atteindre la longueur du propode. Le dactyle est presque droit.
L'article basal des péréiopodes de la dernière paire, plus large que celui des péréiopodes précédents, présente une forme inusitée, son bord postérieur portant une profonde échancrure arrondie. Le bord antérieur des articles suivants porte d'épaisses touffes d’épines.
Le pédoncule des uropodes des deux premières paires porte une rangée d'épines au bord postérieur. Dans les uropodes de la première paire, les branches, d'égale taille, sont à peine plus courtes que le pédoncule. La branche externe desuropodes de la deuxième paire est beaucoup plus courte que la branche interne. Les uropodes de la dernière paire dépassent de beaucoup les uropodes précédents. Le pédoncule est très court. Les branches, étroitement lancéolées, sont bordées de petites épines. La branche externe est un peu plus courte que la branche interne.
Le telson, à peu près aussi long que large, présente des bords latéraux convexes; son bord distal porte une petite échancrure médiane et deux échancrures latérales. [ne possède ni soies niépines.
Le nom spécifique fait allusion aux dents situées sur les côtés du
mésosome,
LIOUVILLEA Chevreux.
1911. Liouvillea Chevreux (3), p. 1167.
Corps obèse, portant des dents dorsales. Tête armée d’un rostre. Yeux proéminents. Pédoncule des antennes supérieures court, flagellum multiarticulé, flagellum accessoire rudimentaire, Antennes inférieures, chez la femelle, plus longues que lesantennes supérieures. Épistome proéminent,. Bord libre de la lèvre antérieure arrondi. Mandibules robustes, lobe aecessoire présent dans les deux mandibules, processus molaire volumineux; dernier article du palpe beaucoup plus court que l'article précédent. Lévre postérieure possédant des lobes internes. Lobe interne des maxilles antérieures très large, garni de plusieurs soies ; lobe externe et palpe normaux. Lobes des maxilles postérieures subégaux, bord interne du lobe
interne garni de soies, Lobe externe des maxillipèdes atteignant au delà
AMPHIPODES,. 139 du milieu du deuxième article du palpe ; troisième article prolongé le long du quatrième, Gnathopodes faibles chez la femelle, sabchéliformes, presque d'égale grosseur. Péréiopodes normaux. Branche externe des uropodes des deux premières paires beaucoup plus courte que la branche interne. Telson subovale, fendu dans sa partie distale.
J'ai dédié ce nouveau genre à M. le D' Liouville, naturaliste attaché à
l'expédition du « Pourquoi Pas ? »
Liouvillea oculata Chevreux.
1912. Liouvillea oculala Chevreux (4).
Ile Petermann, # octobre 1909. Dans une touffe de Desmarestiu ramenée de 3 mètres de profondeur. Une femelle ovigère.
Dragage XIVe, TS novembre 1909, le long de la côte est de l'ile Petermann ; profondeur, 60 à 40 mètres. Une femelle, dont le corps était brun, ponctué de blane. Les veux étaient d'un rouge-brique.
La femelle du dragage XIV mesurait 9 millimètres de longueur, dans
Fig. 34, — Liouvillea oculata. — Femelle vue du côté droit.
la position où elle est figurée ici. Sa poche incubatrice contenait quatre embryons.
Le corps, assez obèse, présente des téguments épais et durs. Le dernier segment du mésosome, beaucoup plus long quechacun des segments
précédents, porte une dent dorsale modérément aiguë. Le premier seg-
ment du métasome se prolonge en arrière pour former une dent dorsale plus longue et plus aiguë que la dent précédente. Le deuxième segment du métasome porte une petite dent dorsale arrondie.
La tète, très volumineuse, est plus longue que l'ensemble des trois premiers segments du mésosome. Le rostre, aigu et courbé, atteint lex: trémité du premier article du pédoncule des antennes supérieures. Les lobes latéraux présentent un bord distal arrondi. Les plaques coxales des quatre premières paires sont un peu plus hautes que les segments correspondants du mésosome, les plaques de la première paire se prolongeant fortement en avant. Le lobe postérieur des plaques coxales de la cinquième paire est plus haut et plus étroit que le lobe antérieur. L'angle postérieur des plaques épimérales du dernier segment du métasome se termine par une dent aiguë.
Les veux, très grands, proéminents, presque aussi hauts que larges, présentent un bord antérieur droit, tandis que leur bord postérieur est fortement convexe.
L'épistome, anguleux, se prolonge pour former une dent aiguë, qui déborde sur la lèvre antérieure; cette dernière est régulièrement arrondie au bord distal.
Les mandibules présentent un lobe tranchant long et aigu, celui de la mandibule gauche portant quatre dents, tandis que celui de Fa mandibule droite n'en possède que trois. Les deux mandibules portent chacune un lobe accessoire tridenté. Une rangée de dix épines se trouve entre le lobe tranchant et le processus molaire, qui est robuste et très proéminent. Le dernier article du palpe n’atteint pas les deux tiers de la longueur de l'article précédent.
La lèvre postérieure possède deslobes internes. Les lobes latéraux sont largement arrondis au bord distal. Les prolongements postérieurs sont assez courts.
Dans la maxille antérieure gauche, le lobe interne, très développé, plus large que le lobe externe, porte sept grosses soies ciliées. Le lobe externe est armé de onze épines. Le palpe porte une rangée d'épines au bord distal. Dans la maxille antérieure droite de l'exemplaire disséqué,
le lobe interne, plus étroit, ne porte que cinq soies ciliées.
Les lobes des maxilles postérieures sont d'égale taille, Le lobe interne porte, au bord interne, une rangée oblique de soies ciliées.
Le lobe externe des maxillipèdes atteint un peu au delà du milieu du
deuxième article du palpe : il porte une rangée d'épines au bord interne.
Fig. 35. — Liouvillea oculata.
A, plaque épimérale du dernier segment du métasome: B, pédoncule el partie du flagellur d'une antenne supérieure ; C, lévre antérieure, vue de profil: D, la méme, vue de face: E, mandibule droite : F, extrémité de la mandibule gauche; G, lèvre postérieure: H, maxille antérieure gauche: 1, maxille postérieure ; J, maxillipède {A : x 12; B: X 22: C,D,E,F,G,H, 1,3: x 30).
Le troisième article du palpe présente un prolongement arrondi qui déborde sur le quatrième article.
Dans les gnathopodes antérieurs, le carpe atteint la longueur de lensemble des articles ischial et méral, qui sont d'égale faille. Le propode, plus long que le carpe, quadrangulaire, est un peu dilaté dans sa partie distale ; ses bords palmaire et postérieur, droits, forment entre eux un angle un peu obtus, garni de deux épines. Le dactxle, assez fortement courbé, est un peu plus court que le bord palmaire, avec lequel il peut se croiser.
Les gnathopodes postérieurs, de même forme, mais plus longs que les gnathopodes antérieurs, ne sont pas plus robustes.
Dans tous les péréiopodes, le dactyle est très allongé. L'artiele basal
des péréiopodes des trois dernières paires, largement ovale, n'est pas
crénelé au bord postérieur. L'article méral, un peu dilaté en arrière, atteint la longueur du carpe. Le propode est plus allongé.
La branche externe des uropodes des deux premières paires n'atteint que la moitié de la longueur de la branche interne. Le bord distal du
pédoncule des uropodes de la dernière paire est armé d'une dent longue
Fig. 36, — Liouvillea oculatu.
A, B, gnathopodes antérieur et postérieur: G, péréiopode de la deuxième paire; D, péréiopode de la dernière paire; E, dernier segment de l'urosome et ses appendices: F, uropode de la dernière paire: G, telson (A, B,C, D, E: x 12:F,G: x 22).
etaiguë, accompagnée de deux petites dents. La branche externe, beaucoup plus longue que le pédoncule, très robuste, possède un petit article terminal; elle porte quelques épines au bord externe, et son bord interne est garni de nombreuses épines, accompagnées de soies ciliées. La branche interne manque, de chaque côté, chez les deux exemplaires recueillis, ce qui pourrait faire supposer que sa fragilité est due à sa erande longueur.
Le telson, un peu plus long que large, est arrondi au bord distal, qui présente de petites crénelures garnies d'un cil. IP est étroitement fendu
sur le quart de sa longueur.
CALLIOPIIDÆ.
Leptamphopus Novæ-Zealandiæ (Gi. M. Thomson)
1905. Oradarea longimana À. 0. Walker (15), p. 96, PI X, fig. 77 à 89. 1906. Leplamphopus Novæ-Zealandiæ Stebbing (44), p. 294.
1906. Oradarea longimana Stebbing (44), p. 727.
1906. Oradarea longimana Chevreux (2), p. D.
1907. Oradarea longimana À. 0. Walker (17), p. 32.
1909. Leplamphopus Novæ-Zealandiæ Chilton (6), p. 621.
Ile Petermann, Port-Circoncision, 3 octobre 1909, sur une Aloue brune {Desnarestia). Un exemplaire de couleur marron.
Ile Petermann, Port-Circoncision, 10 octobre 1999, sur une toulfe d'Algues (Desmurestia et Gigartinacées) récoltées par 5 à 6 mètres de profondeur, Quatre exemplaires, dont une grande femelle de 12 millimètres de longueur.
Dragage XIVe, IS novembre 1909, le long de la côte nord-est de Pile Petermann, dans le chenal de Lemaire, profondeur 60 à 40 mètres. Quatre exemplaires, dontle corps était ponctué de points bruns et blanes, et un exemplaire coloré en blanc d'albumine, ponctué de brun violacé et de brun jaunâtre. Les veux de cet exemplaire étaient d'un rougebrique.
Le nombre et la forme des dents dorsales, la longueur des antennes, sonttrès variables chez cette espèce, La grande femelle de F2 millimètres de longueur, de l'ile Petermann, ne porte de dents qu'aux deux premiers segments du métasome: les antennes, subégales, sont de la longueur du corps. Chez d'autres femelles, plus petites, le dernier segment du mésosome porte une dent courte et obtuse, tandis que les dents des deux premiers segments du'métasome sont aiguës, ces segments étant dislinetement carénés. Les antennes des femelles sont quelquefois beaucoup plus longues que le corps. Entin une femelle ovigère, mesurant 6 millimètres de longueur, ne présente pas traces de dents dorsales. Chez tous les exemplaires examinés, les antennes supérieures possèdent un petit
fagellum accessoire uniarticulé.
METALEPTAMPHOPUS Chevreux.
1911. Melaleplamphopus Chevreux (3), p. 1167.
Corps modérément comprimé, lisse. Tête armée d'un rostre allongé. Plaques coxales de la quatrième paire ne présentant pas d’échancrure au bord postérieur. Pédoncule des antennes court, flagellum multiartieulé. Antennes supérieures plus longues que les antennes inférieures et ne possédant pas de fagellum accessoire. Bord libre de la lèvre antérieure arrondi. Mandibules robustes, processus molaire bien développé, dernier article du palpe plus long que Particle précédent. Lèvre postérieure ne possédant pas de lobes internes. Lobe interne des maxilles antérieures garni de nombreuses soies, lobe externe armé de onze épines, palpe bien développé. Lobes des maxilles postérieures d'égale taille. Lobe interne des maxillipèdes très large, obliquement tronqué ; lobe externe court, atteignant pas le milieu du deuxième article du palpe. Gnathopodes antérieurs etpostérieursde même forme, courts et faibles chez la femelle, plus développés chez le mâle. Péréiopodes grèles et courts. Uropodes de la dernière pare très robustes et très allongés, dépassant de beaucoup l'extrémité des uropodes précédents, branches subégales. Telson arrondi au bord distal.
Metaleptamphopus pectinatus Chevreux.
1912. Melaleplamphopus peclinalus Chevreux (4).
Ile Petermann, 10 octobre 1909, Port-Circoncision, dans des touffes d'Algues (Desmarestia el Gigartinacées) récoltées par 6 mètres de prolondeur. Un male et quinze femelles, presque toutes ovigères.
Femelle. — L'exemplaire mesurait 5 millimètres de longueur dans la position où ilest figuré 1e1.
Le corps, modérément comprimé, est lisse. La tête porte un rostre aigu, légèrement courbé, qui atteint presque l'extrémité du premier arlicle du pédoncule des antennes supérieures. Les lobes latéraux, très étroits, sont carrément tronqués au bord distal. Les lobes postérieurs
présentent un contour arrondi, Les plaques coxales des quatre premières
paires n'atteignentpas la hauteur des segments correspondants du mésosome, Lesplaques coxales de la troisième paire présententun bordinférieur quelque peu concave. Les plaques coxales de la quatrième paire ne sont pas échancrées au bord postérieur. Le lobe antérieur des plaques coxales
de la cinquième paire est un peu plus haut que le lobe postérieur. Les
Fig. 37. — Metaleplamphopus pectinalus. — Femefle’ vue du côté gauche. : 1 PRopus ] :
plaques épimérales du dernier segment du métasome, un peu prolongées en arrière, sont régulièrement arrondies.
Les veux, très grands, arrondis, comprennent de nombreux ocelles,
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de lensemble de la tète et du mésosome. Le pédoneule est très court: son premier article égale en longueur l'ensemble des deux articles suivants. Le flagellum se compose de trente-cinq articles garnis de courtes soies. I n'existe pas de flagellum accessoire.
Les antennes inférieures n'atteignent pas tout à fait la longueur des antennes supérieures. Le dernier article du pédoneule est un peu plus long, mais beaucoup moins large, que l'article précédent. Le flagellum, qui comprend trente articles, atteint près du double de la longueur du pédoncule.
Le bord libre de la lèvre antérieure, régulièrementarrondi, ne présente pas d'échancrure.
Les mandibules, assez robustes, présentent un lobe tranchant aigu,
finement denticulé, suivi d'un rang de trois épines barbelées. Le pro -
P 1 | { Expédition Charcot. — Cnevreux. — Amphipodes. 19
cessus molaire est très saillant et très volumineux. Le palpe dépasse un
peu en longueur le corps de la mandibule ; son dernier article est plus
long que l'article précédent. Tous deux portent des soies au bord interne. La lèvre postérieure ne possède pas de lobes internes. Les prolonge-
ments postérieurs sont modérément développés.
Le lobe interne des maxilles antérieures, très large, est bordé de neuf
Fig. 33, — Melaleplamphopus pectinalus.
A, B, antennes supérieure et inférieure; C, lèvre antérieure: D, mandibule: E, lèvre postérieure: F, maxille antérieure: G, maxille postérieure: H, maxillipède ; 1, gnathopode antérieur (A, B: x 24. C,D,E,F,G,H: x 56: I: x 30).
soies ciliées. Le lobe externe porte onze épines. Le palpe, bien développé, dépasse l'extrémité du lobe externe; son dernier article, un peu courbé, porte de longues et nombreuses épines.
Les lobes des maxilles postérieures, d'égale taille, sont bordés de nombreuses épines, plus longues dans le lobe externe que dans le lobe interne.
Le lobe interne des maxillipèdes, très développé, est obliquement tronqué dans sa partie distale. Le lobe externe, assez court, n'atteint pas le milieu du deuxième article du palpe ; il porte une rangée d'épines au bord distal et au bord interne. Les deuxième et troisième articles du palpe, très allongés, sont d'égale taille. Le quatrième article, très court, est dactyliforme.
Les gnathopodes sont peu développés. Dans les gnathopodes antérieurs,
AMPHIPODES. 147 le propode, ovale allongé, est un peu plus long que le carpe; son bord palmaire se confond avec le bord postérieur et tous deux sont garnis d'une rangée de soies. Le dactyle, court et faible, n'atteint guère plus du tiers de la longueur du propode.
Les gnathopodes postérieurs, de même forme que les gnathopodes
’ Fig. 39. -- Wetaleptamphopus pectinalus
A, gnathopode postérieur : B, CG, péréiopodes des deuxième et troisième paires; D, péréiopode de la dernière paire: E, urosome et ses appendices : F, uropode de là dernière paire; G, telson (A,B,C, D, E :
antérieurs, sont à peine plus Tongs. Le carpe et le propode sont relativement plus grèles.
Tous les péréiopodes sont courts et faibles. Dans les péréiopodes des deux premières paires, Particle méralet le carpe sont d'égale longueur. Le propode, assez fortement courbé, est aussi long que Fensemble des deux articles précédents. Le dactyle, très gros à la base et terminé en pointe aiguë et courbée, porte, dans la moitié distale de son bord externe, une épaisse rangée d’épines pectinées,.
L'article basal des péréiopodes de la troisième paire est peu dilaté en arrière. Le carpe n'atteint pas tout à fait la longueur de Particle méral, qui est, lui-même, beaucoup plus court que le propode. Les pérétopodes de la quatrième paire, plus longs que les péréiopodes précédents, ont
l'article basal plus large. Dans les péréiopodes de la dernière paire, qui
dépassent enlongueur les péréiopodes précédents, l’article basal, presque aussi large que long, présente un bord postérieur à peu près droit et ne portant pas de crénelures. Ces pérélopodes, comme ceux des deux paires précédentes, sont bordés de nombreuses épimes et leur dactyle est semblable à celui des péréiopodes des deux premières paires.
Les uropodes des deux premières paires sont grèles el courts. Les branches des uropodes de la première paire, subégales, atteignent presque la longueur du pédoneule, Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe est beaucoup plus courte que la branche interne, qui atteint à peine l'extrémité du pédoncule des uropodes suivants. Ces derniers, très robustes, sont presque aussi longs que les gnathopodes antérieurs. Leurs branches, subégales, atteignent la longueur du pédoncule.
Le telson, un peu plus long que large, est arrondi au bord distal, qui porte deux petites épines.
Male. — L'unique male recueilli ne mesurait que 3 millimètres de longueur.
Ses antennes étaient mutilées. Les yeux, arrondis, Sont un peu plus grands que ceux des femelles. Les gnathopodes, très
robustes, affectent à peu près la même
forme et la même longueur dans les deux
Fig. 40. — Melaleptamphopus pectinalus, male.
paires. Le carpe, subtriangulaire, n'atteint
A, gnalhopode antérieur; B, gnatho- que la moitié de la longueur du propode, pode postérieur (>< 50). Le
qui est largement ovale, le bord palmaire n'étant délimité du bord postérieur que par un groupe d'épines. Le dactyle, long etgrêle, atteint plus des trois quarts de la longueur du propode ; il porte quelques petites épines au bord interne. Les péréiopodes, les uropodes et le telson ne diffèrent pas des appendices correspondants de la femelle.
PARAMPHITHOIDÆ.
Epimeria macrodonta A. O. Walker.
1906. Epimeria macrodonta A. O. Walker (16), p. 16. 1907. Epimeria macrodonta À. O0. Walker (17), p. 24, PI. VITE, fig. 14.
AMPHIPODES. 149 Dragage VII 20 janvier 1909, baie Marguerite; profondeur, 200 mètres. Trois exemplaires, dont le plus grand mesurait 15 millimètres de longueur. Les veux de ces exemplaires étaient d'un rouge vif; deux d'entre eux avatent le corps blanc et orangé : le corps du troisième était gris et rouge.
Dragage XV, 26 novembre 1909, devant Port-Lockroy, chenal de Roosen, profondeur 60 à 70 mètres. Trois exemplaires, de 22 millimètres de longueur. Le corps de ces exemplaires était teinté de blanc rosé,
avec de très nombreuses taches d'un rouge vif: les veux étaient rouges.
Epimeria similis Chevreux.
1912. Epimeria similis Chevreux (4).
Dragage XVI, 26 décembre 1909, au milieu de la baie de l'Amirauté,
Fig. 41, — Epimeria sümilis. — Femelle vue du côté gauche.
ile du Roi-George, Shetlands du Sud; profondeur, 420 mètres. Deux femellesovigères, dont le corps était grisätre, avec quelques taches d'un rouge vif. Les veux étaient d'un rouge vif.
Ces deux femelles, de même taille, mesuraient 30 millimètres de Tonsueur dans la position où l'une d'elles est figurée ici. La poche incu-
batrice de chacune d'elles contenait plus de cent œufs.
Le corps, très obèse, présente des téguments épais et consistants. Les deux premiers segments du mésosome sont d'égale longueur. Chacun des cinq segments suivants et chacun des segments du métasome porte une forte dent dorsale, large à la base, aiguë à Pextrémité et dirigée en arrière, etune paire de petites dents latérales. Ces dents sont légèrement indiquées dans le deuxième segment du mésosome. Le prenier segment de lurosome porte aussi une dent dorsale et une paire de dents latérales. Le deuxième segment est lisse. Le bord dorsal du troisième segment se termine par une pelite dent aiguë. Les angles postérieurs des segments du mésosome, arrondis dans les cinq premiers segments, sont aigus dans les deux segmentssuivants.
La tête, non compris le rostre, est à peu près aussi longue que le premier segment du mésosome. Le rostre, un peu courbé, atteint Pextrémité du prenier article du pédoncule des antennes supérieures. Les angles inférieurs, fortement prolongés en avant, sont
aigus. Les plaques coxales des trois
42. — Epimeria en — Vue dorsale premières paires, relativement larges, Dia se terminent inférieurement par une dent aiguë. Les plaques coxales de la quatrième paire, très épaisses, présentent deux dents latérales et une dent médiane. Les plaques coxales des cinquième et sixième paires se terminent en arrière par une dent aiguë. L'angle postérieur des plaques coxales de la dernière paire est aigu. Les plaques épimérales des trois segments du métasome se terminent en arrière par une dent longue et aiguë. Les veux, grands et de forme ovale, sont proéminents. Les antennes supérieures sont aussi longues que l'ensemble de la tête
etdes cinq premiers segments du mésosome. Le premier article du
AMPHIPODES, I5I pédoneule porte trois dents terminales, relativement courtes. Le deuxième article, beaucoup moins long que Particle précédent, se termine par deux dents qui atteignent à peu près au niveau de lextrémité du troisième article, Ce dernier, de moitié moins long que le deuxième, se prolonge en arrière pour former une dent aiguë, beaucoup plus longue que celles des articles précédents. Le flagellum se compose d'une cinquantaine d'articles garnis de nombreuses petites soies.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus longues que les antennes supérieures. Le deuxième article du pédoncule se prolonge pour former une dent antérieure, qui dépasse l'extrémité de Particle suivant, et une dent postérieure un peu plus courte, Le quatrième article, qui porte une petite dent distale, est un peu plus long que le cinquième article, Le fa-
gellum comprend de nombreux articles, faiblement ciliés.
Fig. 43. — Epinmeria similis.
A, B, pédoncule et partie du flagellum des antennes supérieure el inférieure: C, gnathopode postérieur : D,E,F,G, péréiopodes des deuxième, troisième, quatrième el cinquième paires: H, telson (A. B,C, HW: x 5: D,E, F, G: 4).
Les pièces buccales ne différent pas de celles du type du genre : £yrmeria corrigera Fabr.
Les gnathopodes, semblables entre eux, différent quelque peu de ceux
des autres espèces du genre £püneria, leur propode étant à peine sub-
chéliforme. L'article méral est plus long que Fartiele ischial. Le propode est loin d'atteindre la longueur du carpe. Tous deux portent une épaisse rangée de soies au bord postérieur.
Dans les péréiopodes des deux premières paires, Particle basal est beaucoup plus long que Particle méral, et le carpe n'atteint pas tout à fait la longueur du propode.
L'article basal des péréiopodes de la troisième paire, assez étroit, présente un bord antérieur à peine convexe. Le bord postérieur, d'abord fortement convexe, puis droit dans sa partie médiane, se termine par une dent aiguë, dirigée en arrière. L'article méral et le carpe sont à peu près d’égale taille. Le propode est beaucoup plus allongé.
Les péréiopodes de la quatrième paire sont les plus longs de tous. Ils diffèrent à peine des péréiopodes précédents.
Les péréiopodes de la dernière paire sont un peu plus courts que ceux des deux paires précédentes. L'article basal, notablement plus large que dansles péréiopodes des troisième etquatrième paires, présente des bords antérieur et postérieur convexes. Le carpe est presque aussi long que le propode.
Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe est beaucoup plus courte que la branche interne. Les branches des uropodes de la dernière paire, d’égale taille, atteignent quatre fois la longueur du pédoncule.
Le telson est échancré sur environ le tiers de sa longueur.
Cette nouvelle espèce est tellement voisine d'Epimeria macrodonta A. 0. Walker qu'il y a lieu de rappeler ei les principaux caractères qui différencient les deux formes. Chez £. macrodonta :
Les dents dorsales sont très longues et très étroites.
Le premier segment du mésosome atteint le double de la longueur du second segment.
Le deuxième segment de l'urosome porte une dent dorsale.
Les plaques coxales des trois premières paires sont très étroites.
Les plaques coxales de Ta dernière paire sont arrondies au bord postérieur.
Le rostre est beaucoup plus long que le reste de la tête.
Les deux premiers articles du pédonecule des antennes supérieures sont d'égale taille, et les dents du deuxième article atteignent l'extrémité du deuxième article du flagellum. La dent du troisième article est tres courte.
Le propode des gnathopodes est aussi long que le carpe.
L'article méral des péréiopodes des deux premières paires est aussi long que Particle basal.
Le bord antérieur de Particle basal des péréiopodes de la troisième paire est concave.
Le pédoncule des uropodes postérieurs atteint le tiers de la longueur
des branches.
PSEUDEPIMERIA Chevreux.
1911. Pseudepimeria Chevreux (3), p. 1167.
Corps portant des dents dorsales et des tubercules, téguments épais et durs. Tète armée d'un rostre allongé, lobes latéraux nuls, lobes postérieurs spiniformes. Plaques coxales des trois premières paires carénées, triangulaires. Plaques coxales de la quatrième paire très développées, portant deux échancrures au bord postérieur, Plaques coxales des cinquième el sixième paires très épaisses, mais ne présentant pas de prolongements aigus. Plaques coxales de la dernière paire normales. Antennes supérieures plus courtes que les antennes inférieures et possédant un petit flagellum accessoire. Mandibules courtes, processus molaire très développé, palpe peu allongé. Lèvre postérieure possédant des lobes internes. Lobe interne des inaxilles antérieures bordé de nombreuses soies, palpe grêle. Lobe interne des maxilles postérieures plus grand que le lobe externe el ne portant pas de soies au bord interne. Troisième article du palpe des maxillipèdes tres grêle, prolongé au-dessus du quatrième article. Gnathopodes faibles, non subechéliformes. Péréiopodes courts, l'article basal de ceux des trois dernières paires portant une dent à l'angle inféro-postérieur. Branches des uropodes de la dernière paire
lancéolées, subégales. Telson fendu.
. : D] Expédition Charcot. — CuEvRrEux, — Amphipodes. #0
Pseudepimeria grandirostris Chevreux.
1912. Pseudepimeria grandirostris Chevreux (4).
Dragage VI, 15 janvier 1909, entrée de la baie Marguerite; profondeur, 254 mètres. Une femelle.
Cette femelle mesurait 10 millimètres de longueur dans la position où elle est figurée ici. Elle élait colorée en brun orangé.
Le corps, assez obèse, présente des téguments durs et épais. Le pre-
Fig. #4. — Pseudepimeria grandirostris. — Femelle vue du côté droit.
nier segment du mésosome, beaucoup plus long que le segment suivant, atteint presque la longueur du troisième segment. Tous les segments du mésosome sont surmontés d'une forte dent, largement arrondie dans sa partie distale, la dent du dernier segment étant seule un peu dirigée en arrière, Le mésosome porte aussi deux rangées latérales de tubercules coniques, dont le sommet est quelque peu dirigé en arrière.
Le premier segment du métasome est surmonté d'une énorme dent, étroitement arrondie au bord distal, et porte six paires de tuberecules coniques, dirigés dans des sens divers. Le deuxième segment porte, au bord dorsal, une paire de petites dents aiguës, suivies d’une grande dent subaiguë, dirigée en arrière. Les côtés de ce segment portent chacun
cinq tubereules. Le bord dorsal du dernier segment du métasome porte
des dents semblables à celles du segment précédent ; chacun des côtés porte trois tubercules coniques d'inégale taille. Le premier segment de l’urosome porte, au bord dorsal, une dent subaiguë, suivie d'une dent un peu plus longue et plus aiguë. Chacun des deux segments suivants porte une paire de petites dents dorsales.
La tôle est très courte. Le rostre, extrêmement volumineux, presque droit, inférieurement concave, atteint le double de la longueur de la tête el dépasse de beaucoup le pédoncule des antennes supérieures. n'existe pas de lobes latéraux. Les angles inférieurs sont spiniformes.
Les plaques coxales des trois premières paires, étroitement trianeulaires, aiguës à leur extrémité, portent sur leur face externe une carène lranchante, située au voisinage du bord antérieur. Les plaques coxales de la quatrième paire, très développées, se prolongent en arrière pour former deux lobes, le lobe inférieur étant arrondi au bord distal, tandis que le lobe supérieur se prolonge en pointe subaiguë. Une carène élevée, partant de extrémité du lobe supérieur, aboutit au lobe inférieur après avoir décrit une courbe très accentuée. Les plaquescoxalesdeseinquième et sixième paires affectent une forme prismatique absolument imusitée chez les Amphipodes, leur épaisseur étant presque égale à leur longueur. Elles sont à peu près aussi hautes que larges et ne se prolongent pas en arrière, Les plaques coxales de la dernière paire, de forme normale, sont plates et arrondies. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome se terminent en arrière par une dent aiguë et courbée.
Les veux, assez grands, de forme ovale, sont proéminents.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de lensemble de la tête et des trois premiers segments du mésosome. Le premier article du pédoncule est aussi long que l'ensemble des deux articles suivants. Le bord antérieur du deuxième artiele se prolonge jusqu'au niveau du milieu du troisième article, Ce dernier est un peu prolongé en arrière. Le flagellum comprend vingt-huit articles fortementeiliés au bord postérieur. Le flagellum accessoire, uniartieulé, n'atteint que le tiers de la longueur du premier article du flagellam principal.
Les antennes inférieures sont un peu plus longues que les antennes
supérieures. Le deuxième article du pédoneule présente deux prolon-
sements dentiformes. Le bord antérieur du troisième article se termine par une forte dent. Le cinquième article est un peu plus long que le quatrième. Le flagellum comprend trente-huit articles absolument glabres.
La lèvre antérieure est lécérement tront uée au bord distal. [e) | S
/ F ne Fig. 45. — Pseudepimeria grandirostris.
A, B, pédoncule et partie du flagellum des antennes supérieures et inférieures: C, lèvre antérieure : D, mandibule gauche: E, lèvre postérieure: F, maxille antérieure: G, maxille postérieure: H, maxillipèdes (A, B: x 18: CG, D,E,F, G, H : x 24)
Les mandibules, assez courtes, présentent un lobe tranchant aigu, tridenté. Le lobe accessoire est bidenté dans la mandibule droite, tandis que celui de la mandibule gauche porte cinq dents. Les épines sont au nombre de seize. Le processus molaire est très robuste et très saillant. Le palpe, plus court que le corps de Ta mandibule, se compose d'un prenier article relativement long et robuste, dont le bord externe se prolonge pour former une dent aiguë, suivi de deux articles d'égale taille.
La lèvre postérieure possède des lobes internes soudés aux lobes externes par leur bord externe. Les prolongements postérieurs sont étroits et divergents.
Le lobe interne des maxilles antérieures porte onze soies ciliées. Le lobe externe, carrément tronqué, est armé de dix épines. Le palpe, très grèle, porte sept épines au bord distal.
Le lobe interne des maxilles postérieures, un peu plus long et plus large que le lobe externe, ne porte de soies qu'au bord distal.
Le lobe externe des maxillipèdes, assez court, atteint le milieu du
deuxième article du palpe. Le troisième article du palpe, plus court et
AMPHIPODES. 157 beaucoup plus étroit que l'article précédent, se prolonge au delà de l'ar- Ueulation du dactyle, qui est très petit.
Dans les gnathopodes antérieurs, l'article basal est aussi long que l’ensemble du carpe et du propode. Les articles ischial et méral sont très courts. Le propode, un peu moins long que le carpe, n'est pas subehé-
liforme; ces deux articles portent de nombreuses touffes de soies. Le
ET aT Pa PA / { LT D 2 = Ta TN pa) F AR) à Tr
Fig. 46. — Pseudepimeria grandirostris.
A, partie distale d'un gnathopode antérieur: B, gnathopode postérieur: C, D, E, pértiopodes des lroisième, quatrième et cinquième paires: EF, telson (A,B, F: x 18:20, D,E : x 42).
dactyle, très robuste, porte une rangée de neuf épines au bord interne.
Les gnathopodes postérieurs, un peu plus longs que les gnathopodes antérieurs, affectent la même forme, mais le carpe et le propode sont notablement plus grêles. Le bord interne du daetyle porte une rangée de douze épines.
Tous les péréiopodes sont courts et robustes: ceux des troisième et quatrième paires dépassent un peu les autres en longueur. Dans ces deux paires de péréiopodes, lartiele basal, un peu concave, est limité, en haut et en bas, par une dent dirigée en arrière, la dent supérieure étant plus où moins obtuse, tandis que la dent inférieure est aiguë. Dans les pérélopodes de la dernière paire, le bord postérieur de Particle basal, d'abord assez fortement convexe, devient concave dans sa partie distale, qui forme une dent aiguë avec le bord inférieur, Une earène longitudinale assez élevée existe sur la face externe de l'article basal des péréiopodes
des trois dernières paires. L'article méral, un peu plus long que le carpe,
est beaucoup plus court que le propode. Le bord antérieur de ces trois articles est garni d'épines. Le dactyle est robuste et courbé.
Les branches des uropodes de la première paire sont subégales. Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe est beaucoup plus courte que la branche interne. Les branches des uropodes de la dernière paire, étroitement lancéolées, d'égale taille, atteignent le double de la longueur du pédoncule.
Le telson est subtriangulaire, sa plus grande largeur égalant les deux tiers de sa longueur. Son extrémité présente une fente très ouverte, s'étendant sur le tiers de sa longueur. Les lobes ainsi formés, étroite-
ment arrondis au bord distal, ne portentni soies ni épines.
PAREPIMERIA Uhevreux.
1911. Parepimeria Chevreux (3), p. 1168.
Corps comprimé, portant des dents dorsales, Tête armée d'un long rostre. Plaques coxales des deux premières paires terminées inférieurement par un angle aigu. Plaques coxales des cinq paires suivantes de forme normale, Antennes supérieures plus courtes que les antennes inférieures, pédoncule allongé dans les deux paires, flagellum accessoire rudimentaire. Bord libre de la lèvre antérieure échancré. Processus molaire des mandibules bien développé, palpe très long et très robuste. Lèvre postérieure possédantdeslobes internes. Lobe interne des maxilles antérieures bordé de plusieurs soies. Lobes des maxilles postérieures étroits, arrondis au bord distal. Lobe externe des maxillipèdes falciforme, tronqué dans sa partie distale ; palpe très robuste et très allongé, mais ne possédant que trois articles. Gnathopodes non subechéliformes, carpe très développé, propode étroit, dactyle grêle. Article basal des péréiopodes des trois dernières paires de mème forme. Branche externe des uropodes des deux dernières paires plus courte que la branche
interne, Telson entier, arrondi au bord distal.
Parepimeria crenulata Chevreux.
1912. Parepimeria crenula!a Chevreux (4).
Dragage HI, 26 décembre 1908, chenal de Roosen: profondeur, 129 mètres. Une femelle,
Cette femelle mesurait 10"%5 de longueur, dans la position où elle est ligurée ici.
Le corps, très comprimé, présente des téguments durs et épais. Chacun des cinq derniers segments du mésosome porte une dent dorsale
elune paire de dents subdorsales: ces dents augmentent craduellement
Fig. #7, — Parepimeria crenulala. — Femelle vue du côté gauche
de longueur, du troisième au septième segment; arrondies dans les troisième et quatrième segments, elles sont plus où moins aiguës dans les segments suivants. Tous les segments du mésosome portent, au bord inférieur, une paire de tubercules arrondis, dirigés un peu en arrière. Chacun des deux premiers segments du métasome porte une dent dorsale, longue et aiguë, accompagnée d'une paire de petites dents subdorsales, arrondies. Le troisième segment ne porte qu'un petite dent dorsale, recourbée en avant. Le bord dorsal de lurosome est lisse.
La tète dépasse en longueur Fensemble des quatre premiers segments du mésosome. Le rostre, à peu près droit, est aussi long que le reste de la tête et dépasse de beaucoup extrémité du premier article du pédoncule des antennes supérieures. La tête et le rostre portent une petite carène dorsale. Les lobes latéraux, peu prononcés, sont largement arrondis. Les angles postérieurs sont aigus.
Les plaques coxales des deux premières paires, subtriangulaires, se
terminent inférieurement par un angle aigu. Les plaques coxales des cinq paires suivantes sont de forme normale. Les plaques coxales des trois premières paires et celles de la dernière paire portent quelques petites crénelures au bord postérieur. Dans les plaques épimérales des deux derniers segments du métasome, le bord postérieur présente une partie droite, armée de quatre dents aiguës dans les plaques de la deuxième paire, tandis que celles de Ta froisième paire en portent six. Les yeux, assez grands, ovales, sont proéminents.
Les antennes supérieures dépassent un peu en longueur l'ensemble
Fig, 48. — Parepimeria crenulala.
A, plaque épimérale du dernier segment du mélasome: B, C, antennes supérieure et inférieure ; D, lèvre antérieure; E, mandibule droite: F, lèvre postérieure: G, maxille antérieure droite: H, maxille postérieure; 1, maxillipèdes (A, B,G: X18: D,E,F,G,H, 1: x 30). de la tête et des quatre premiers segments du mésosome. Le pédoncule est très long et très robuste : ses premier et troisième articles, d’égale taille, sont un peu plus courts que le second article. Le bord antérieur du pédoncule porte quelques épines barbelées, tandis que son bord postérieur est garni de touffes de longues soies. Le flagellum, à peine aussi long que le pédoncule, porte de longues soies au bord postérieur ; il comprend vingt-six articles. Le flagellum accessoire, uniarticulé, plus court que le premier article du fagellum principal, se termine par une
longue soie.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus longues que les antennes supérieures. Le pédoncule porte de longues soies au bord postérieur, Son dernier article, beaucoup plus long que l’article précédent, porte, au bord antérieur, quelques épines barbelées. Le flagellum, à peu près aussi long que le pédoncule, se compose de trente-cinq articles.
Le bord libre de la lèvre antérieure est un peu échancré.
Le lobe tranchant des mandibules, étroit et peu développé, est accompagné, dans les deux mandibules, d'un lobe accessoire bidenté. Les épines sont au nombre de treize. Le processus molaire est très saillant. Le palpe, remarquablement grand, atteint à peu près trois fois la longueur de la mandibule. Son deuxième article, très robuste, porte une rangée de longues soies au bord interne. Le troisième article, également bordé de longues soies, est plus étroit et plus allongé que l’article précédent.
La lèvre postérieure possède des lobes internes. Les angles postérieurs, peu saillants, sont largement arrondis.
Le lobe interne des maxilles antérieures porte cinq soies ciliées. Le lobe externe est armé de onze épines. Le palpe porte, au bord distal, six épines dans la maxille gauche et quatre épines dans la maxille droite.
Les lobes des maxilles postérieures sont arrondis au bord distal. Le lobe externe est un peu plus long et plus étroit que le lobe interne.
Le lobe interne des maxillipèdes est carrément tronqué au bord distal. Le lobe externe, falciforme, tronqué à son extrémité, n'atteint pas tout à fait le milieu du deuxième article du palpe. Le troisième article du palpe, beaucoup plus court que l'article précédent, est abondamment garni de longues soies. Le palpe ne possède que trois articles.
Les gnathopodes affectent la même forme, ceux de la paire postérieure étant seulement un peu plus longs que les précédents. L'article basal est à peu près de la longueur du carpe. L'article ischial se prolonge inf6rieurement en arrière pour former un lobe armé de quatre épines erochues. Le carpe, très développé, se rétrécit dans sa partie distale; son bord postérieur porte des touffes de longues soies. Le propode, beaucoup plus court etplus étroit quele carpe, porte de longues soies au bord postérieur.
Expédition Charcot. — Cuevreux. — Amphipodes. 21
Le dactyle, grêle et droit, atteint près de la moitié de la longueur du propode.
L'article basal des péréiopodes des deux premières paires, très robuste, dilaté dans sa partie distale, se prolonge inférieurement en arrière pour former un lobe aigu, présentant quelques crénelures garnies de soies. Ces pérélopodes étaient brisés dans l'unique exemplaire recueilli,
et leurs trois derniers articles avaient disparu.
Fig. 49. — Parepimeria crenulata.
A, B, gnathopodes antérieur et postérieur; C, partie d'un péréiopode de la deuxième paire : D, péréiopode de la dernière paire ; E, F, uropodes des deuxième et troisième paires: G, telson (A, B,C, D : x 18; E, F,G : x 24).
L'article basal des péréiopodes des troisième et quatrième paires, modérément dilaté, présente un bord postérieur presque droit, légèrement crénelé dans les péréiopodes de la quatrième paire. L'article basal des péréiopodes de la dernière paire est plus dilaté. Son bord postérieur, bien nettement crénelé, offre une courbure d’abord convexe, puis légèrement concave dans sa moitié distale. L'article méral, un peu plus long que le carpe, est beaucoup plus court que le propode. Le dactyle, robuste el courbé, atteint plus de la moitié de la longueur du propode.
Les branches des uropodes de la première paire, subégales, sont plus courtes que le pédoncule. Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe, aussi longue que le pédoncule, est beaucoup plus
courte que la branche interne, La branche externe des uropodes de la
dernière paire, un peu plus longue que le pédoncule, atteint à peine les deux tiers de la longueur de la branche interne. Toutes deux portent une rangée d’épines au bord postérieur.
Le telson, subovale, largement arrondi dans sa partie distale, porte une paire d'épines marginales.
Le nom spécifique fait allusion aux crénelures des plaques épimérales
des deux dernières paires.
EUSIRIDÆ.
Eusirus perdentatus Chevreux.
1912. Eusirus perdentalus Chevreux (4).
Dragage XV, 26 novembre 1900, devant Port-Lockroy, chenalde Roosen: profondeur, 60 à 70 mètres. Une femelle dont le corps était blanchätre, tigré de rouge. Les yeux étaient d'un brun foncé.
Le corps, assez fortement comprimé, mesurait 33 millimètres de
Fig. 50. — Eusirus perdentalus. — Femelle vue du côté gauche.
longueur dans la position où il est figuré ici. Les téguments sont épais et durs. Les trois derniers segments du mésosome et tous les segments du métasome portent une carène dorsale qui forme, dans chacun de
ces segments, une forte dent aiguë, dirigée en arrière, Le bord dorsal du
premier segment de l'urosome présente une dépression suivie d’une carène arrondie.
Latète, un peu plus longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, porte un rostre légèrement courbé, aigu à l'extrémité. Les lobes latéraux, assez saillants, sont très larges au bord distal. Les angles postérieurs sont arrondis. Les plaques coxales des quatre premières paires atteignent à peu près la hauteur des segments correspondants du mésosome. Ces plaques sont irrégulièrement denticulées au bord distal. Le lobe postérieur des plaques coxales de la cinquième paire est plus étroit et plus haut que le lobe antérieur. Dans les plaques coxales de la sixième paire, le lobe postérieur est beaucoup plus haut que le lobe antérieur. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome, à peine arrondies en arrière, presque rectangulaires, sont peu distinctement crénelées au bord postérieur.
Les veux, très grands, réniformes, sont proéminents.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de lensemble de la tête et du mésosome. Le premier article du pédoncule porte une dent aiguë au bord distal. Le deuxième article, presque aussi long que l’article précédent, est denticulé au bord distal. Le troisième article, très court, porte deux dents distales. Le flagellum, composé d'un très grand nombre d'articles extrêmement courts, est beaucoup plus long que le pédoncule. Le flagellum accessoire, uniarticulé, est rudimentaire. Le deuxième article du pédoncule et le flagellum portent, au bord postérieur, une rangée de calcéoles accompagnées de tigelles sensitives.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus courtes que les antennes supérieures. L'avant-dernier article du pédoncule, très robuste, est denticulé au bord distal. Le dernier article est un peu plus court et beaucoup plus étroit que Particle précédent. Le flagellum, composé de nombreux articles extrêmement courts, dépasse à peine en longueur le dernier article du pédoncule; son bord antérieur est garni de calcéoles.
Les mandibules, assez robustes, présentent un bord tranchant droit, armé d'une petite dent à chaque extrémité. Le lobe accessoire, bien développé et denticulé dans la mandibule gauche, esttrès réduitet bidenté
dans la mandibule droite. Les épines sont au nombre de huit. Le processus
AMPHIPODES. 105 molaire, de forme conique, ne possède qu'une surface triturante très réduite. Le palpe, remarquablement robuste, atteint le double de la longueur de la mandibule. Son deuxième article est fortement dilaté dans sa partie médiane. Le troisième article, falciforme, dépasse de beaucoup en longueur l'ensemble des deux articles précédents.
Fig. 51, — Eusirus perdentalus.
A, plaque épimérale du dernier segment du métasome:; B, tête et partie des antennes: C, mandibule gauche : D, maxille antérieure: E, mandibule droite: F, maxille postérieure : G, maxillipède (A, B: x 4:
G, D, E, FE, G : x 40).
Le lobe interne des maxilles antérieures porte, au bord distal, une seule soie ciliée. Le lobe externe est armé de onze épines. Le palpe est remarquable par la grande taille de son premier article, qui atteint les deux tiers de la longueur de l’article suivant.
Le lobe interne des maxilles postérieures, aussi long mais plus large que le lobe externe, porte des soies au bord interne.
Les lobes interne et externe des maxillipèdes sont modérément développés. Le lobe externe, bordé de longues soies, ne porte pas d'épines. Le palpe, extrêmement robuste, présente un deuxième article très dilaté, garni de nombreuses soies et dont le bord distal est armé de dents aiguës. Le quatrième article, dactyliforme, porte une rangée de petites épines au bord interne.
Les gnathopodes des deux paires affectent la même forme, ceux de la paire postérieure étant, comme d'habitude, un peu plus longs que les précédents. Le propode, subquadrangulaire, est un peu plus large que
long. Le bord palmaire, régulièrement convexe, porte une rangée de
petites épines. Le bord postérieur est remarquable par sa forme un peu concave. Le dactyle est fortement courbé dans sa partie distale.
Les péréiopodes des deux premières paires, grêles et courts, dépassent à peine en longueur les gnathopodes postérieurs. Le propode, plus long
que le carpe, est beaucoup plus court que Particle méral.
Fig. 52. — Eusirus perdentatus.
A, gnathopode postérieur; B, C, D, partie proximale des péréiopodes des troisième, quatrième et cinquième paires ; E, F, uropodes des première et deuxième paires ; G, uropode de la dernière paire et telson (toutes les figures! x 6 ).
Les péréiopodes des trois dernières paires, longs et grèles, sont subégaux. Le bord postérieur de l’article basal, nettement crénelé, est un peu concave dans sa partie distale, principalement dans les péréiopodes de la dernière paire. Le carpe, un peu plus long que l'article méral, est loin d'atteindre la longueur du propode. Le dactyle, grêle et court, est presque droit.
La branche externe des uropodes de la première paire n’atteint que les deux tiers de la longueur de la branche interne, qui est beaucoup plus longue que le pédoncule. Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe, aussi longue que le pédoncule, n'atteint pas tout à fait la moitié de la longueur de la branche interne. Les branches des
uropodes de la dernière paire, grèles et subégales, sont bordées de
nombreuses épines : leur bord interne porte quelques soies ciliées. Le telson n'atteint que le milieu des branches des uropodes de la dernière paire. Ilest fendu sur le cinquième de sa longueur. Cette fente, d'abord très étroite, S'élargit brusquement pour former deux lobes, aigus
à leur extrémité. Le telson ne porte ni soies ni épines.
Eusirus microps À. 0. Walker.
1906. Eusirus microps À. O. Walker (16), p. 152. 1907. Eusirus microps À. O. Walker (17), p. 31, PL. XI, fig. 19. Ile Petermann, 27 juillet 1909, dans l'estomac d'un Pygoscelis Adeliæ ©. Deux exemplaires mesurant 37 millimètres de longueur. Un des exemplaires de Ta « Discovery » atteignait #8 millimètres de
long.
Eusirus laticarpus Chevreux.
1906. Eusirus lalicarpus Chevreux (2), p. 49, fig. 27 à 30 du texte.
Dragage VITE, 20 janvier 1909, baie Marguerite: profondeur, 200 mètres Un jeune exemplaire, de couleur blanchâtre, long de 6 millimètres.
Dragage IX, 21 janvier 1909, au sud de l'ile Jenny; profondeur, 230 mètres. Trois exemplaires, colorés en rose, trouvés dans une Eponge. Le plus grand de ces exemplaires mesurait 10 millimètres de longueur.
Dragage X, 22 janvier 1909, près de la Terre Alexandre Ir: profondeur, 297 mètres. Trois exemplaires, colorés en rose très pale, trouvés dans une Eponge. Le plus grand de ces exemplaires mesurait 7 millimètres de longueur.
Les yeux ont été mal observés chez la femelle, en assez mauvais état de conservation, draguée par le « Français ». En réalité, ils sont de même
forme que ceux du mâle, bien qu'un peu moins grands.
PONTOGENEIIDÆ.
Eurymera monticulosa Pfelfer.
1906. Eurymera monticulosa Stebbing (41), p. 397.
1906. Eurymera monticulosa Chevreux (2), p. 99, fig. 34 à 36 du texte.
Ile Petermann, 6 novembre 1909. Une femelle de 15 millimètres de longueur, recueillie à marée basse par le D° Liouville. Cette femelle, colorée en brun rougeâtre, portait des embryons dans sa poche incubatrice.
Bovallia gigantea Pfeller.
1906. Bovallia gigantea Stebbing (11), p. 397. 1906. Bovallia gigantea Chevreux (2), p. 54, fig. 31 à 33 du texte. 1909. Bovallia monoculoides Chilton (6), p. 622.
Ile Petermann, Port-Circoncision, 10 octobre 1909, dans une touffe de Desnarestia récoltée par 5 mètres de profondeur. Un exemplaire de 13 millimètres de longueur.
Ile Petermann, 30 octobre 1909, marée basse, dans le creux d’un rocher couvert d'Algues. Quatre exemplaires, de longueur variant entre 17 et 27 millimètres. Leur corps était d'un brun verdâtre; leurs veux, d'un rouge-brique.
Shetlands du Sud, ile du Roi-George, baie de l’Amirauté, 26 décembre 1909. Trente-six exemplaires, de longueur variant entre 18 et 38 millimètres, mesurés du bord antérieur de la tête au bord postérieur du dernier segment du métasome, recueillis à marée basse par le D° Liouville. Leur corps était d’un brun verdâtre, tournant au brun rougeâtre dans la partie dorsale.
Je ne puis partager l'opinion de M. Chilton (6, p. 622), qui considère Bovallia gigantea comme synonyme d'Eusiroides monoculoides (Haswell et de £, Crassi Stebbing et réunit les trois formes sous le non de Bovallia monoculoides (Haswell). Le tableau suivant montre les principales différences qui séparent les deux premières de ces espèces. D'autre part, Æusiroides Crasst me semble suffisamment caractérisé par la
forme quadrangulaire du propode de ses gnathopodes.
Eusiroides monoculoides. Bovallia giganlea.
Chacun des deux premiers segments du | Dernier segment du mésosome et chacun métasome prolongé dorsalement pour des deux premiers segments du métaformer une pelite dent aiguë. Troisième some prolongés dorsalement pour forsegment sans carène dorsale. mer une robuste dent, modérément
aiguë. Troisième segment portant une carène dorsale, arrondie en arrière.
Plaques épimérales du métasome carrées dans les deux premiers segments, très convexes et garnies de 10 à 18 dents recourbées dans le troisième segment.
Yeux très grands, réniformes.
Antennes supérieures possédant un petit flagellum accessoire.
Troisième article du palpe des mandibules beaucoup plus long que le second
| Plaques épimérales des trois segments du métasome semblables entre elles, bord postérieur légèrement convexe, portant une seule petite dent à l'angle inférieur.
Yeuxhauts etétroits, en formede croissants.
Antennes supérieures pas de flagellum accessoire.
Deuxième et troisième articles du palpe des mandibules d’égale taille.
ne possédant
article.
Lobe interne des maxilles antérieures portant deux soies ; premier article du palpe atteignant plus de la moitié de la longueur du second article.
Extrémité des lobes du telson bidentée.
Lobe interne des maxilles antérieures portant sept soies ; premier article du palpe n'atteignant que le tiers de la longueur du second article.
Extrémité des lobes du telson arrondie.
M. Chilton attribue la plupart des différences existant entre £usiroides monoculoides et la description et les figures que j'ai données de Bovallia gigantea à la grande taille des exemplaires antaretiques. Pour supprimer cette cause d'erreur, j'ai comparé, dans le tableau qui précède, Eusiroides monoculoides | = E. Cisaris + E. Pomper &. Stebbing (41), p. 34) avec un jeune exemplaire de Porallia gijantea mesurant 13 millimètres de longueur, c'est-à-dire à peu près la taille des £usiroides du « Challenger ». Du reste, cet exemplaire ne diffère des adultes que par le nombre des soies (sept au lieu de douze) du lobe interne des maxilles antérieures.
Les caractères exposés dans ce tableau ne sont évidemment pas tous de valeur égale, etilest bien certain qu'un seul d'entre eux ne suflirait pas à l'établissement d'une espèce nouvelle, mais la réunion de sept caractères différents me semble amplement suffisante pour séparer, tout
au moins spécifiquement, les deux formes.
Bovallia Walkeri (Stebbing).
1903. Aiylus antarcticus A. O. Walker (15), p. 98, PI XL, fig. 91-97. 1906. Atylus Walkeri Stebbing (41), p. 728.
1907. Aiylus Walkeri À. O. Walker (17), p. 54.
1909. Aiylus Walkeri Chilton (6), p. 624.
Ile Déception, Pendulum Cove, 25 décembre 190$, le long du rivage. Trois exemplaires.
Expédition Charcot. — CHevREux. — Amphipodes
Cet Amphipode a été décrit par A. O. Walker sous le nom d’Afylus antarcticus. Stebbing l’a nommé Atylus Walkeri, le nom d'A. antarcticus ayant été donné, en 1878, à un Amphipode que Della Valle à classé, en 1893, dans le genre Polycheria. W'ne me semble pas possible de laisser cette espèce dans le genre Afylus, ni même dans la famille
des Atylidæ, puisqu'elle ne présente pas deux des principaux caractères
ig. 53. — Bovallia Walkeri. — Femelle vue du côté gauche.
de cette famille : la soudure des deux premiers segments de l'urosome et la position retournée du dactyle des péréiopodes de la dernière paire. Elle possède, au contraire, tous les caractères du genre Povallia et doit prendre place à côté de Borallia qigantea, dont elle est très voisine. Cette ressemblance a déjà été signalée par Walker (45, p. 60).
Les trois exemplaires recueillis à l’île Déception sont des femelles probablement non adultes, puisqu'elles ne mesurent que 10 millimètres de longueur, tandis que le type décrit par Walker atteignait 15 millimètres. Le corps est assez fortement comprimé. Le mésosome et le métasome portent une carène dorsale. Cette carène, arrondie dans les quatre où dans les cinq premiers segments du mésosome, se prolonge dans les segments suivants et dans les deux premiers segments du métasome, pour former une dent subaiguë. La carène du troisième segment du métasome est arrondie en arrière. Le premier segment de l'urosome présente une légère dépression dorsale.
La tête, aussi longue que l’ensemble des deux premiers segments
du mésosome, porte un petit rostre aigu. Les lobes latéraux, assez grands, sont largement tronqués au bord distal. Les plaques coxales des quatre premières paires dépassent un peu en hauteur les segments correspondants du mésosome. Le lobe postérieur des plaques coxales de la cinquième paire est un peu plus haut que le lobe antérieur. Les plaques épimérales du dernier segment du métasome, largement arrondies en arrière, sont faiblement crénelées au bord postérieur.
Les veux, assez grands, réniformes, comprennent un très grand nombre d’'ocelles.
Les antennes supérieures atteignent la longueur de l'ensemble de la
Fig. 54. — Bovallia Walkeri.
A, plaque épimérale du dernier segment du métasome : B, C, partie des antennes supérieures et inférieures: D, gnathopode antérieur : E, gnathopode postérieur (A: X 12: B,C, D,E: X 16).
tête et du mésosome. Le premier article du pédoncule est un peu plus long que l'ensemble des deux articles suivants. Le troisième article atteint la moitié de la longueur du second. Le flagellum comprend trente-trois articles portant, de deux en deux, une petite touffe de sotes au bord postérieur, mais ne possédant pas de calcéoles. Le flagellum accessoire, uniarticulé, atteint la moitié de la longueur du premier article du flagellum principal.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus courtes que les antennes supérieures. Le dernier article du pédoncule n'atteint pas tout à fait la longueur de l’article précédent. Le flagellum, un peu plus long que le pédoneule, se compose de vingt-sept articles.
Les pièces buccales diffèrent à peine de celles de Borallia gigantea.
Le dernier article du palpe des mandibules est plus court que l’article précédent. Le lobe interne des maxilles antérieures porte six soies ciliées ; Le lobe externe est armé de dix épines barbelées.
L'article basal des gnathopodes antérieurs est fortement dilaté en arrière. Le carpe atteint les deux tiers de la longueur du propode, qui est à peine quadrangulaire, le bord postérieur formant avec le bord palmaire un angle extrêmement obtus, armé d'un groupe d’épines. Le bord interne du dactyle est crénelé.
Les gnathopodes postérieurs ne diffèrent des gnathopodes antérieurs que par leur taille un peu plus grande et par les dimensions du carpe, qui est presque aussi long que le propode.
Dans les péréiopodes des deux premières paires, l'article basal
Fig. 55. — Bovallia Walkeri.
A, B, C, D, péréiopodes des deuxième, troisième, quatrième et cinquième paires; E, uropodes de la dernière paire et telson (A, B, C, D: X12:E : x 26).
atteint la longueur de l'ensemble de larticle méral et du carpe, qui sont d'égale taille, Le propode est un peu plus allongé. Le dactyle, court et robuste, porte une petite soie au bord interne.
L'article basal des péréiopodes des trois dernières paires est faiblement crénelé au bord postérieur. Ce bord, à peu près droit dans les péréiopodes de la troisième paire, est légèrement concave dans sa moitié distale dans les péréiopodes de la quatrième paire et bien nettement convexe dans les péréiopodes de la dernière paire. Dans tous ces
péréiopodes, le carpe et le propode, d'égale taille, sont plus longs que
: AMPHIPODES: 173 l'article méral, Le dactyle porte une petite soie au bord interne. Les branches des‘uropodes de la première paire, d'égale taille, sont plus longues que le pédoncule, Dans les uropodes de la deuxième paire, la branche externe est beaucoup plus courte que la branche interne, qui atteint la longueur du pédoncule. Les branches des uropodes de la dernière paire, assez larges, lancéolées, sont bordées de nombreuses épines. La branche externe est un peu plus courte que la branche interne.
Le telson, subtriangulaire, un peu plus long que large, est fendu sur le tiers de sa longueur. Ses lobes, obliquement tronqués au bord distal, sont armés chacun d'une assez longue épine.
Cette espèce S'écarte de Porallia qgijantea par sa forme plus comprimée, par ses veux beaucoup plus larges, par ses antennes non munies de calcéoles et dont la paire antérieure possède un flagellum accessoire, et par la forme assez différente du propode de ses gnathopodes, de l'article basal de ses péréiopodes des trois dernières paires et de son
telson.
Stebbingia gracilis Chevreux.
1912. Slebbingia gracilis Chevreux (4).
Dragage VI, 15 janvier 1909, entrée de la baie Marguerite; profondeur, 254 mètres. Une femelle, dont le corps était teinté de blanc et de rose.
Ile Petermann, Port-Circoncision, # octobre 1909, dans une toutfe de Desmarestia ramenée de 5 mètres de profondeur. Nombreux exemplaires.
Même provenance, 10 octobre 1909. Treize exemplaires.
Dragage XIVe, IS novembre 1909, côte nord-est de l'ile Petermann, chenal de Lemaire ; profondeur, 60 à 40 mètres. Six exemplaires. Le corps de ces Amphipodes était d'un rouge-brique : les veux étaient d'un rouge vif.
L'exemplaire dont la description suit était une femelle ovigère, dont la poche incubatrice contenait trente-quatre œufs. Sa longueur atteignait
8 millimètres, dans la position où ilest figuré ici.
Le corps, grêle et comprimé, est lisse. Le mésosome dépasse un peu en longueur l'ensemble du métasome et de l’urosomt. La tête, beaucoup plus longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, ne porte pas de rostre. Les lobes latéraux, peu saillants, sont tronqués
dans leur partie distale. Les plaques coxales des quatre premières paires