Pontogeneia antarctica, mäle
gnathopode antérieur: GC, gnathopode postérieur (A: x 1
Fig.
A, tête et partie des antennes; B x 26).
Même provenance, # octobre 1909. Sept mâles, douze femelles. — Mème provenance, 10 octobre 1909. Une femelle ovigère, un mâle.
Ile Petermann, 16 novembre 1909. Quatre exemplaires, recueillis à
marée basse par M. le D' Liouville. Ces exemplaires étaient colorés en
brun verdâtre.
Shetlands du Sud, île du Roi-George, baie de l'Amirauté, 26 décembre
1909. Deux exemplaires, recueillis à marée basse par M. le D'Liouville Cette espèce, très voisine de Pontogeneia Danai G. M. Thomson, s'en
distingue surtout par les articles du flagellum de ses antennes supérieures, qui sont renflés de trois en trois, tandis qu'ils le sont de quatre en
quatre chez la forme de la Nouvelle-Zélande. D'autre part, chez P. Danaï,
Expédition Charcot. — Cnevreux. — Amphipodes.
les articles du pédoncule des antennes supérieures ont le bord inférieur
armé de dents, les deux derniers articles du pédoncule des antennes
inférieures sont d'égale longueur, le telson est plus profondément fendu. Un certain nombre de mâles de P. antarchica ont été recueillis à île
Pelermann. Ils diffèrent des femelles par leurs veux plus grands, leurs
antennes plus allongées et par les propodes de leurs gnathopodes, qui
sont plus développés et plus étroitement ovales.
Atyloides magellanicus (Stebbing).
1906. Pontlogeneia magellanica Stebbing (11), p. 360.
1906. Ponlogeneia magellanica Chevreux (2), p. 64, fig. 37 à 39 du texte. 1907. Pontogeneia magellanica À. O. Walker (17), p. 33, PL XII, fig. 20. 1909. Aïyloides magellanica Chilton (6), p. 627.
Shetlands du Sud, île du Roi-George, baie de lPAmirauté, 26 décembre 1909.
Nombreux exemplaires, recueillis à marée basse par M. le D' Liouville.
Je crois que M. Chilton est dans le vrai en classant cette espèce dans le genre Afyloides el en réservant le genre Pontogeneia pour les formes dont le flagellum des antennes supérieures porte, à intervalles égaux, des articles plus où moins renflés et garnis de tigelles sensitives (1).
Chez tous les exemplaires du « Pourquoi Pas?» que J'ai examinés, les antennes supérieures possédaient un petit flagellum accessoire. Ce fragile appendice était probablement brisé chez lexemplaire du « Français » utilisé pour la description de lespèce. Plusieurs des exemplaires du « Pourquoi Pas? » possèdent trois petites dents au bord distal de chacun des lobes du telson, comme le type décrit par Stebbing.
M. Walker a figuré un gnathopode antérieur de cette espèce, dont le propode, beaucoup plus long que le carpe, est subpiriforme. Chez toutes les femelles que j'ai examinées, le propode, quadrangulaire et plus de deux fois aussi long que large, est de la longueur du carpe. Peut-être faut-il attribuer cette différence au dimorphisme sexuel.
(1) Ces intervalles, de trois articles chez Pontoyeneia antarctica (Chevreux), sont de quatre articles chez P, Danai (G. M. Thomson) de la Nouvelle-Zélande, et de deux articles ehez le type du genre, P. inermis (Kroüyer), du nord de l'Europe et de l'Amérique, et chez P. minuta Chevreux, des iles du Cap-Vert.
Atyloides serraticauda Stebhine.
1906. Aiyloides serralicauda Stebbing (11), p. 362. 1906. Alyloides serralicauda Chevreux (2), p. 87. 1907. Alyloides serralicauda À. O. Walker (17), p. 55. 1909. Atyloides serralicauda Chilton (6), p. 627.
Dragage IE, 26 décembre 1908, chenal de Roosen: profondeur, 129 mètres. Nombreux exemplaires.
Le nombre des dents des plaques épimérales du dernier segment du métasome varie avec la taille de l'animal; j'en ai compté dix chez un
grand exemplaire, long de 14 millimètres.
Atyloides longicornis Chevreux.
1906. Alyloides longicornis Chevreux (2), p. S4, fig. 48 à 90 du texte. 1909. Atyloides longicornis Chilton (6), p. 628.
Dragage TT, 26 décembre 1908, chenal de Roosen; profondeur, 129 mètres. Cinq exemplaires.
Dragage XIV €, 18 novembre 1909, le long de la côte nord-est de l'ile Petermann, chenal de Lemaire: profondeur, 60 à 40 mètres. Deux exemplaires. La couleur générale du corps de ces exemplaires était d'un rouge pâle, avec de nombreuses petites taches d'un rouge-brique. Les
veux étaient d'un brun rougeàtre.
Djerboa furcipes Chevreux.
1906. Djerboa furcipes Chevreux (2), p. 74, fig. 42 à 44 du texte. 1909. Djerboa furcipes Chilton (6), p. 622.
Ile Petermann, 4 octobre 1909. Dans une touffe de Desmarestia ramenée de 3 mètres de profondeur. Deux mâles.
Ile Petermann, Port-Circoncision, 10 octobre 1909, Dans une toulfe de Desmarestia ramenée de à mètres de profondeur. Cinq mâles, dixsept femelles et jeunes exemplaires. Le plus grand des mâles mesurait 11 millimètres de longueur; la taille de la plus grande femelle était de 19 millimètres.
La récolte de nombreux exemplaires de cette espèce dans les Algues
del'ile Petermann me permet de rectifier une erreur qui s'estghissée dans
la description du type, trouvé dans l'estomac d'un Pygoscelis antaretica au cours de la première Expédition du D° Charcot. Les spécimens de cette provenance ne possédaient, à eux deux, qu'un seul uropode postérieur complet, et cet uropode, dont l'articulation avec le dernier segment de l'urosome était probablement un peu mutilée, a été figuré à l'envers. En réalité, la branche externe des uropodes de la dernière paire est plus courte que la branche interne, comme dans les uro-
podes précédents.
Le dimorphisme sexuel est peu accen-
tué. Cependant, chez le mâle, les veux, Lu D
Fig. 60. — Djerboa furcipes.
Uropodes de la dernière paire et telson: UN peu plus grands, sont réniformes; les A, de la femelle: B, du mäle { x 12).
antennes supérieures, de taille inusitée, atteignent à peu près le double de la longueur du corps: les antennes inférieures sont aussi longues que le corps: les uropodes de la dernière paire sont plus allongés, leurs branches sont plus étroites: le telson est notablement plus long que large et l'angle interne de ses lobes est plus
aigu. Les gnathopodes ne diffèrent pas de ceux de la femelle.
GAMMARIDÆ.
Paraceradocus Miersi (Pfefler).
1906. Paraceradocus Miersi Stebbing (11), p. 429. 1906. Paraceradocus Miersi Chevreux (2), p. 93.
Ile Petermann, 30 octobre 1909, marée basse, dans le creux d'une roche couverte d'Algues (Gigartinacées). Une femelle, dont le corps était d'un brun rougeûtre et les veux d'un gris noirâtre.
Ile Petermann, 1% novembre 1909, marée basse, sous les pierres. Un male, une femelle. Leur corps était d'un rouge brun.
Ile Petermann, 16 novembre 1909, marée basse, dans les petites mares. Une femelle, trouvée par M. le D' Liouville. Le corps était d'un brun
rougeàtre.
AMPHIPODES. ISI Dragage XV, 26 novembre 1909, chenal de Roosen, devant Port- Lockroy: profondeur, 60 à 70 mètres. Une femelle, dont le corps, d'un brun rougeätre, présentait, sur toute sa longueur, une ligne marginale blanchätre, laissant au centre une bande d'un brun rougeàtre. Shetlands du Sud, île du Roi-George, baie de lPAmirauté, 26 décembre 1909. Une femelle recueillie à marée basse par M. le D'Liouville. Le corps, d'un brun rougeâtre, portait, au bord dorsal, deux lignes longitu-
dinales blanchätres. Cette femelle atteignait 46 millimètres de longueur.
DEX\AMINIDÆ..
Paradexamine fissicauda Chevreux.
1906. Paradexamine fissicauda Chevreux (2), p.88, fig. o1 à 53 du texte. 1909. Paradexamine fissicauda Chilton (6), p. 632.
Dragage II, 26 décembre 1908, chenal de Roosen; profondeur, 129 mètres. Trois exemplaires, dont le plus grand mesurait 4 millimètres de longueur.
Dragage XII 4, 17 novembre 1909, le long de la côte nord-est de Pile Petermann:; profondeur, 70 à 40 mètres. Un exemplaire d'un très beau rouge, long de 6 millimètres.
Dragage XIV «, Î8 novembre 1909, chenal de Lemaire; profondeur, 60 à 40 mètres. Un exemplaire, long de 11 millimètres et dont le corps était d'un beau rouge et les yeux bruns.
Dragage XV, 26 novembre 1909, chenal de Roosen; profondeur, 60 à 70 mètres. Un exemplaire de 8 millimètres de longueur, de couleur générale rosée, avec des taches rouges de place en place et les yeux rouges.
Cette espèce s'écarte de toutes les autres formes connues de Ta famille des Deraminideæ par ses maxilles postérieures, dont le lobe interne porte
une rangée d'épines au bord interne.
JASSIDE.
Jassa Wandeli Chevreux.
1906. Jassa Wandeli Chevreux (2), p. 94, fig. 54 à 56 du texte,
Ile Petermann, Port-Circoncision, 10 octobre 1909, dans des toulfes d'Algues récoltées par 6 mètres de profondeur. Un jeune exemplaire.
Ile Petermann, 17 novembre 1909, marée basse, sous les pierres. Un mâle adulte, long de 1{ millimètres, une femelle ovigère. Leur corps était d'un brun assez foncé.
Ile Petermann, 16 novembre 1909, marée basse, dans de petites mares. Six mâles et quatre femelles, de couleur brune, trouvés par M. le D' Liouville.
Les mâles recueillis par FExpédition du « Français » n'étaient pas complètement adultes, ainsi que J'ai pu m'en assurer en leur comparant exemplaire trouvé le 1er novembre 1909. Chez ce dernier, les gnathopodes postérieurs ont pris, à peu de chose près, la forme de ceux du vieux mâle de Jassa
falcata(Montagu) (1). D'autre part,
Jassa Wandeli s'en distingue par
Fig, 61. — Jassa Wandeli, male adulte.
A, gnathopode postérieur; B, gnathopode anté- les caractères suivants :
rieur (x 10).
EUR Les plaques coxales de Ta pre-
mière paire sont arrondies antérieurement.
Le carpe des gnathopodes antérieurs est plus allongé. Le propode, piriforme, présente, chez les exemplaires bien adultes, une légère échancrure au bord palmaire.
Le bord antérieur de l'article basal des péréiopodes des deux premières paires se prolonge inférieurement et forme un angle aigu avec le bord inférieur.
L'article basal des péréiopodes des deux dernières paires, relativement étroit, présente un bord postérieur presque droit.
La branche externe desuropodesdeladernière pairene porte pasde dents.
Le telson est moins aigu que chez /. falcata.
1 Jassa pulchella {Leach). Le type de Montagu, conservé au British Museum, a été examiné par
Mrs. Sexton, qui le déclare incontestablement identique à Jassa pulehella! Voir À. 0. Wake (18), p. 68, et E. W. SExToN (9 bis), p. 213].
AMNPHTEVDES: 18
CPAMINA.
CYAMIDÆ.
Cyamus erraticus Roussel de Vauzème, 1873. Cyamus erralicus Lütken (7), p. 260, PL IIT, fig. ». 1910. Cyamus erralicus Stebbing (13), p. 472.
Shetlands du Sud, ile Déception, {1 décembre 1909. Plusieurs exemplaires, des deux sexes, trouvés par M. le Dr Liouville sur une femelle adulte de Wegaptera longiman«.
Shetlandsdu Sud, île Déception, Yankee Harbour, 20 décembre 1909.
Nombreux exemplaires, des deux sexes, trouvés par M. le Dr Liouville sur un mâle adulte de Wegaptera longiman«.
Paul Mayer (8, p. 146, PI. VI, fig. 40 à 42) a montré que le palpe des maxillipèdes, très développé chez Fembryon de Cyamus nodosus contenu dans la poche incubatrice de la femelle, était
rudimentaire chez cette femelle.
L'examen d'un certain nombre
Fig. 62. — Cyamus erraticus.
d'embryons et de jeunes exem- : sr : A, maxille antérieure, maxilles postérieures et plaires, de différentes tailles, de maxillipède, #» situ, d'un jeune exemplaire de 3 mil- ; . . . limètres de longueur: B, maxillipèdes d'un jeune Cyanus erratiCus mn a permis de exemplaire de #4 millimètres; CG, maxilipédes d'un : . mäle de 9 millimètres (A, B: x 104: C : x 50).
constater que ce palpe était encore complétement développé chez des exemplaires de 3 millimètres de longueur. Il commence à s'atrophier et ne possède plus que deux articles chez un spécimen long de # millimètres, pour en arriver à être très court et uniarticulé chez les adultes.
Le genre Paracyamus à été établi par G.-0, Sars (9, p. 669) pour contenir des Cyames dont les gnathopodes sont conformés comme ceux des Cyarnus, tandis que les maxillipèdes sont rudimentaires, comme chez
les Platycyamus. Le {vpe du genre est Paracyamus boopis (Lütken).
L'examen des adultes de Cyamus erraticus n'avait d'abord conduit à classer cetteforme dans le genre Paracyamus, mais le fait que les jeunes, mème arrivés à une certaine taille, possèdent encore aux maxillipèdes un palpe bien constitué me semble suffisant pour la maintenir dans le
cenre Cyamus.
de
LE