‹ Amphithéatre des sciences mortes (volume 2)Chapitre 3 sur 48 · AV COMTE · texte numérisé non relu

AV COMTE

ANTOINE DE LÂROCHEFOVCAVLD

GRAND PRIEVR DV TEMPLE ARCHONTE DE LA ROSE f CROIX

Frère ly œuvre.

Votre nom ancien et brillant^ quil rayonne au fronton de V œuvre préférée ; pour tenants^ je lui attribue et mon amitié la plus vive et mon admiration formelle.

En nçtre restauration de la Rose f Croix du Temple, Votre honneur est ex trente : il passe le mien.

Je Vous ai apporté un rêve d'idéal militant et Vous Vavez réalisé.

Pendant la récente clameur du journalisme, ma fortune toujours extrême j à dextre comme à senestre, voulut que Vous lussiez mon esthétique ; Vous y avez retrouvé la Vôtre écrite et motivée.

A notre première rencontre ne semblait-il pas que l'un

t*^ réfyéUut à 1 autre Ma propre p e mM tt. Quel&mes heures amf-

firuit à la oaw/nyiiiwir de nm rfr6»c. à wi part** fmi déjà iniéreÊÊe tmtie la cuiturf atcidmUaie.

Vatrf jiiikmÊ^imm^ «^ jinilnn^eof at cmanffe dv yjue le piM$ rare dam$ r^ poffs. Aver- qmeU^ sérénité impmvide y^tu avez reçu re bapiêmv de Ti^jure. MatreuuBu t de Imtter qu*' Parîs imptme o imUe càevaieri^ df* iwmtère ;

l0ÊWtt mda n 1 de la plus uméantif des rmse^ kumMîmrfi. mms puff^, Êua^ pregfipe, féUtà^ fnm* à être graaui. mmt: -^ peme denp pms être.

Mais Vmi&, tmmhh* des faveurs de la maûuumec. Vmis pouviez, nomum/p mi simple (Tffrléwiu, aller de fécuh^ au

mi*

p cercU . appUe/uê ueulnneul au spart et à l adultère, à Fiuit-

tar d*' Votre fasséaurg,

Xoii / larf se révéla i. Vos ufsax d'œMUte la mule arisiie, eU pwmmwit des pémreaux. Vous ave: ef» dv taimt eoÊÊÊUÊf' mn uamsmMii : Vous qu'mé si beau nam mUartÊoit à

ici easamÊtmte te WÊèrite que Vous deviez éiemdre juaquà Éa aioére

A r^ point d'horizon intellectuel il Vous apparut que ies hamÊÊmea. les teasps et les lieux valets t ou sinauésnit. éoÊU la proportion mêm^ où ils adorent la Beamié.

Lu 3èle mumiier Vous vùnla, palpitant eit Votre àtme. et lagiraadit en koMteur imsqvà la notion abgtraiU\

Nos msams s'uuirent nmt pas en émjfilatian muiuelle.

DÉOIGAGE Til

mais en un vœu de lumière, en une prise de Rose f CroiXk,

Délivrer le saint sépulcre oU depuis la Renaissance la Beauté salvatrice est ensevelie, défendre les pèlerins qui portent encore le bourdon de f idéaliste et porter, à la face du siècle, les couleurs du ciel : voilà r œuvre où noÈ deux entités se résolvent en un mémje effort.-

Entre la noble entreprise de Bàyreuth et la geste de la Rose f Croix, comme de Vous à Louis de Bavière, il y a une ressemblance.

Là-bas et ici, l'idée de fête intellectuelle se manifeste selon une même formule.

€ La religion s'est faite art pour parler aux masses : L'art se fera religion pour parler au petit nombre. »

Bàyreuth est le temple d'un seul génie^ et Louis de Bavière n'adora l'art, que dans un art et une ceuvre uniques.

Accomplissant selon l'ordre du théâtre ce que je concis je n'atteindrai pas la magie du daimon de Walfried ; et Vous-même ne pourrez de longtemps donner la réalisation inouïe de Bàyreuth .

Mais, de même que je suis à cette hauteur où mon œuvre personnelle ne me représente que V autorité néce ssaire à me dévouer pour V autrui esthétique, et à le servir en le guidant; de même Vous aimez le beau mystiquemerd et en Dieu.

La Rose f Croix du Temple célèbre non pas les rites

vin

 MPHi T HÈ ÈTVE HES SGKIICES MCHITES

if 1» art et dTun artigle^ mais le culte intégral de tous kê arts et de tous les maîtres.

Là réside sa beauté; là se base sa farce.

Le scrupule dans les moyens, la sagesse envers les tentations de T immédiat toujours imparfait, embarrasseront peut-'être la geste esthétique de i89S.

K importe! Pour la première fois^ depuis trois cents ans^ les beaux-arts, impérieusement subordonnés à la plus inflexible métaphysique, se manifesteront; à la fois traditionnels par leur essence, et modernes, actuels, en avants par la préférence donnée à toute nouveauté technique qui ne disconvient pas aux normes magiques.

Je Vous promets le respect des siècles pour un tel programme, qui soulèvera sans doute la seule blague du soie boulevard.

Ainsi, Grand Prieur, Votre noble rôle passe eelui de Louis II, qui éleva un temple, certes à un demi-Dieu, tandis que Vous dédiez un Panthéon à toutes les gloires, tandis que Vous ouvrez un asile à tous les fervents.

La Rose 7 Croix du Temple réalise la divine charité et envers les Signorelli et les Palestrina et envers les Marsile et les d'Olivet, ranimant leurs autels déserts ou éteints ; et aum allumant pour les jeunes nautes de fêternel Argo, ce phare sauveur qui s'appela la Magie pour r Orient, Elensispour la Grèce, et Home pour les chrétiens d'avant I€00.

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