‹ Amphithéatre des sciences mortes (volume 2)Chapitre 4 sur 48 · DÉDICACE IX · texte numérisé non relu

DÉDICACE IX

Tout verbe a un cerveau et un cceur lorsqu'il se fait chair, se manifestant ; si mon atavisme <V intellectualité et ce que fai souffert pour V idéal me valent cet honneur sans égal d'être la pensée de l'ordre ; Vous, par le sublime enthousiasme qui Vous meut. Vous êtes le cœur, le cher cœur de la Rose f Croix.

Vous êtes le Siegfried esthète qui tuera le dragon du réel; ou plutôt, car le catholicisme domine nos élans comme le symbole de Wagner, Vous êtes, non pas ce héros que Vigny méprisa parmi ses ancêtres et si fréquent dans V histoire de Votre noble maison; Vous êtes le chevalier de Montsalvat, l'envoyé du Chraal.

Ah! le salut de Gurnemanz, Je Vous le dois. Vainement les Falsolt et les Fafner, les Abérich et les Mime, les Telramund et les Ortrude emmêleront leurs sales mains pour arrêter Vos pas, hurleront de leur vilaine voix pour étourdir Votre prière.

Voyez, voyez le Beauséant se dérouler noir et blanc, le Saint-Graal y rougeoie et la Rose crucifère palpite des ailes mêmes du Saint-Esprit qui Vinsuffle.

Sur le blanc manteau, la bave des joumaleux fait des franges d'argent; à chaque combat, le miracle du Graal rougeoie plus tnvement et la Rose enchante de son parfum la croix consolée.

mon noble pair, le journalisme en sa caverne dresse

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