IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE
pline décime, sans souci, des hommes qui ne coûtent rien à remplacer, la guerre est permanente en Europe : semblable à des défricheurs qui bêchent le fusil en bandoulière, la société dépense trop d'activité et d'or sur sa frontière pour remédier à la situation intérieure.
Voilà pourquoi l'internationalisme de l'ouvrier et le cosmopolitisme du riche sont les voies de salut, si on croit au salut : et l'homme du Sceptre survenant, il devrait en toute matière suivre l'avis le plus international.
La vérité monotone et implacable ne souffre pas de variété dans l'expression, et je le redis encore, le véritable intérêt de tous et de chacun ne peut être que la justice, non pas cette application de la loi aux gens d'une même race, mais l'abstraite justice, sans alliage de nationalité. Jusqu'ici la conception politique a été l'égoïsme politique, depuis l'Arya, fermant ses castes même au génie, jusqu'à la république de 1894, fermant les emplois à tous les catholiques même utiles, même supérieurs.
Bonaparte parlait toujours de sa volonté et par là avouait son indignité; l'homme du Sceptre, étant Thomme Providentiel, obéit à la Norme, et non à sa vision personnelle.
Désormais, l'avenir de la civilisation dépend de
échéance des nationalités. Il faut que la Patrie re pour que l'humanité vive, ir chaque État actuel est un foyer d'égoïsme, chaire de pestilence !
î socialisme ne contient qu'une idée valable^ ente des races et des États, la destruction de ontière économique. Cet idéal est beau, il ine à la notion du Saint Empire Dantesque, ais le socialisme s'est à peu près perdu en iitant les casteS) en fomentant la guerre inure : par cette étourderie il a effrayé l'unîet même, si la frontière dévorait moins d'or et ivité, la société qu'ils ont menacée entreirait la même armée, contre l'anarchie.
CONCORDANCE CATHOLIQUE
ARCANES UNODENAIRES
La justice est t harmonisation des devoirs et des droits.
Corporellementy F Etat vit de la terre, de ^industrie et du commerce: d^où trois assemblées du travail y avec cahier des besoins correspondant à chaque série,
Animiquement, VÈtat se maintient par le CapitaUPrO' priété ou bourgeoisie, au point de vue économique ; et par la religion au point de vue moral.
Intellectuellement, F Etat se civilise par renseignement et r œuvre de pensée et dart^ et comme la justice est identique au savoir, ce sont les scients qui doivent juger.
Mais les conflits sont inévitables entre V oligarchie des Sénats et la démocratie des Chambres, entre patrons et ouvriers, capital et travail, et quoique F Amphictyonnat intellectuel doive opérer une première accommodation des antinomies physiques et morales, cest-à-dire plé-
béiennes et bourgeoiseSy la décision ne peut être que Vof^ fice d'un homme isolé de toute cctste.
V homme du Sceptre est ce saint, ce génie, ce mage, ce prêtre, non pas homme dEtat mais homme d' HUMA- NITÉ, capable de formuler en actes LE PLUS GRAND NOMBRE DE RAPPORTS HARMONISÉS.
Entre les compétents aristocrates et les souffrants démocrates il faut F homme du Sceptre, comme arbitre. Il représente la Providence entre le Destin du peuple et la Volonté oligarchique. Il n*est ni le savant, ni le génie, il est la raison attentive, le confluent des (aspirations, silencieux solitaire, il incarne sa race avec j ustice.
Toute question lui arrive doublement jugée; et par les intérêts, qu'il met au point divin, il est le hiérophante, le Pape dun peuple. Il ne croit pas au profit de Finjustice, ni quun État doive moins à la morale que tindividu. Il veut le bien univei^sel et ne favorise pas son peuple au mépris de Fhumanité,
Ce n'est pas l'autocrate, car son avis, quoique décisifs vient le dernier; ce n* est pas le roi constitutionnel car il est responsable: il n'a pas de cour, il ne chasse, ni ne joue, ni ne plaisante, il pense sans arrêt, sans parote, sans intermède : tel est le sig?ialement du sacerdote social.
L'homme du Sceptre doit être Pincarnation de la Pro^ vidence.