IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE
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La loi sur les professions, les castes de métier profitables à TEgypte, ne sont plus possibles en |
Occident. Lorsque le président de Montesquieu déclare que les suffrages du peuple sont ses vo- ^
lontés, il pourrait ajouter que le malade qui se ?
niédicamentirail à rebours, ferait sa volonté.
Non certes, car la volonté du malade est de guérir son mal et non de l'aggraver ;or, il peut porter son suffrage sur un nouveau médecin ou un mauvais remède. Encore le peuple ne sait-il pas bien de quoi il souffre, si ce n'est d'être peuple : et quant au moyen de cesser de l'être, comme il n'y en a pas, ceux qui lui font promesse de succès pour obtenir ses suffrages, vont sciemment contre la volonté populaire.
Les législateurs ont été des ingénus de cabinet vivan t trop loin de l'humanitéetjugeantd'après euxmêmes ; nous avons vu Aristote baser l'Etat sur la vertu du citoyen : l'homme vraiment psychologue basera, au contraire, la vertu de l'individu sur celle de l'Etat, car l'Etat possède la conscience et la force.
Il résulte de dix-neuf siècles d'expériences que le mode électif; restreint à un très petit nombre d'individus, donne les meilleurs résultats ; la liste des papes et la constitution du clergé, voilà des faits indéniables. Il est ridicule de voir les
oveques nommés par TElat, et les curés par les évoques. Les délégués des paroisses doivent nommer révoque et les paroisses elles-mêmes le curé et surtout les inamovibiliser. Tel qui serait évangélique, si sa carrière était fixée au début, perd toutes ses vertus par ambition.
Il ne devrait pas y avoir d'avancement parmi les prêtres ; la science ou les vertus seulement les devraient faire sortir de leur fonction première. Le dernier vicaire peut autant dans la moisson divine que le richissime curé de la Madeleine.
La propagation de la Foi devrait s'opérer à Belleville, à Grenelle, plutôt qu'à Tombouctou ; il est indifférent à la civilisation que le nègre adore Jésus ou son grigri, et il serait très nécessaire de convertir d'abord la capitale du GestaDei per francos.
En outre, le cardinal Lavigerie, organisant des moines armés contre l'esclavage dans un pays où il y a la légion étrangère et les compagnies de discipline, me paraît un simple farceur !
CONCORDANCE CATHOLIQUE
ARCANES QUARTODENAIRES
Ce quon appelle idée rCest que la perception de la Providence ; et sentiment, la perception du Destin agissant sur la volonté.
Il y a science possible, dès quil y a phénomènes ré-gulierSj il y a donc une science politique : mais Machiavel ne l'a pas connue, ni aucun des immoraux^ car il ne percevait que le Destin ou harmonie sérielle^ cause troisième, succédané de la Providence.
Garder et Prendre, voilà les deux verbes sociaux, La bourgeoisie veut posséder et le peuple jouir, dans un pays oii t éducation nest plus appropriée à la constitution.
Le symptôme capital de la décadence ne parait pas dans la mécréantise des citoyens mais dans Vignominie dEtat : le pouvoir triomphe des mauvais citoyens^ mais non pas les bons citoyens d'un mauvais pouvoir.
Le Tiers Etat ne doit être que le Tiers Etat, mais Louis XIV n'est pas plus VEtat que le prêtre n'est VEu^ charisticy il est r officiant de la Providence. Il faut bien se l'avouer y le prêtre catholique fût-il un saint ne remplit pas entièrement le personnage du sacerdoce antique ^ égyptien^ babylonien ou brahmanique.
Les plus anciens hiérarques du monde étaient les plus savants de leur race ; et pendant tout le temps qu'a duré le blasphème de Renan ^ personne du clergé ne Va combattu avec une écriture et une érudition aussi aisée et prosélytante. Les prestiges de la haute culture ont passé aux laïques ; mais ce rCest certes pas un bon prétexte pour dissocier la morale de la religion.
Fermécy la caste contredit à r expérience : les génies naissent de Pœnia la Nécessité^ comme Eros.
Héréditaire^ la caste contredit à l'expérience : la cérébralité ne se transmet pas.
Mais si la caste est ouverte à quiconque la mérite et seulement à celui-là, elle est juste.