IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE
point péri, et qu'il vint à Jérusalem' pa.
savait trouver l'immolation qu'il voulait.
Il a fallu l'ignorance crasse des prétendi penseurs pour oser produire en face du Ni ce causeur de génie, ce flâneur étonnan nom Socrate; il est vrai de dire que qi uns s'efforcent à proclamer le Bouddhismi le connaître, l'égal du christianisme.
Jésus adhéra de toute sa volonté au plai il vécut dans la conception de l'holocausti que seul ce sacrifice devait rétablir les r brisées de la Providence et du Destin.
Quand il parut, le monde avait des p profonds, de vrais savants, des êtres de lion et cependant l'impuissance éclatait ( part, on voyait les ruines s'augmenter de nouvelles, sans qu'aucun espoir de fo parût. Les Goths allaient achever ce que ■ruption de l'Empire laissait encore dehou lonius de Thyane, pythagoricien éclatant, météore d'individualisme: il enseigna la sans créer un mouvement véritable ^ bien. Vainement Claude et Aurélien masse un demi million de Goths : ces barbares se vêlaient toujours aussi terribles. Constantin
> V. L^Buddkisme et ses anlécêdenceb le Vedisme etl BUine par G. de Lafont, œuvre remarquable. — Chami
pas à un élan mystique : cet homme, grand au point de vue du Sceptre, comprit qu'il fallait une religion et des mœurs à un Empire, et il se fit chrétien et la civilisation fut sauvée.
Karlemagne montra, au début réalisateur, cet idéal politique de TEmpire, mais il le basa sur la force, il vainquit les corps et non pas les âmes.
Comme les Goths s'opposèrent aux chrétiens de TEmpire, les mahométans vinrent attaquer la civilisation catholique qui perdit tout espoir d'universalité, quand Mohammed II s'empara de Constantinople.
Si la Féodalité représente le destin partiel, la chevalerie incarne la volonté : son idéal fut noble, généreux, chrétien, et brisa les lisières étroites où le sacerdoce avait dû enfermer des peuples encore barbares; mais l'intolérance prit texte d'Aristote et ne perdit aucun de ses excès en se laïcisant : la volonté intellectuelle, trois cents ans avant Luther, attaquait la présence réelle dans TEucharislie. N'est-ce pas extraordinaire qu'une subtilité sans intérêt de Photius, l'émanation du Saint-Esprit, venant du Père et non du Père et du Fils, désunisse les chrétiens, et que pour cela seulement il y ait une église latine et une église grecque ?
Luther ne représente aucun principe intellectuel