IV. — LE LIVRE DU SCKPTRE
elles réactionnaires, correspondent asse:
de Volonté et de Destin, mais chacun e ment incomplet, d'abord parce que 1 sans le destin s'exagère et se désordon le Destin sans volonté s'immobilise.
Mais leur réunion ne vaut pas mieu s'équilibrent pas; la Volonté dominant aboutit au sabre, et le Destin, maître de se résout par la guillotine.
L'histoire ne nous a montré que ti bliques dont une emporocratique. Ch pu vivre plus de cinq siècles, Athènes, et Rome. Fabre d'Olivet a fait une ren toute importance, la nécessité de l'escla l'état républicain ; il n'avait pas prévu l temporaire de tous les citoyens, qui exii lemeut en France, où chaque année savant, le plus doué des hommes et poli l'élu du peuple, tombe sous le knout La France expie sa révolution par la nationale, elle vit en vaincue sous les f( a dû se forger pour n'en pas recevoir t ger : je n'en discute pas la nécessité r saurais y voir le Progrès qu'on préconii
« Il serait difficile de citer en Grèce u distingué qui n'ait pas été esclave ou couru risque de le devenir. Dans l'orij
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République romaine, un père avait le droit de vendre jusqu'à trois fois ses enfants. Le débiteur insolvable y devenait l'esclave de son créancier. A Athènes, le moindre défaut de payement dans rimpôt entraînait la perte de la liberté. On sait que Xénocrate, le successeur de Platon, le chef de l'Académie, fui vendu sur la place publique et acheté par Démétrius de Phalère. Dans cette Grèce, si fîère de sa liberté, on ne pouvait passer d'une ville à l'autre, voguer sur les mers qui baignaient ces côtes « sans risquer de devenir esclave * » Platon lui-même fut racheté par Nicetès ! L'ostracisme, cette loi des médiocres contre la supériorité, cette loi des suspects permanente, équivaut au pire bon plaisir du roi et à la lettre du cachet.
Qu'on regarde autour de soi, et qu'on dise si la volonté de chacun, en perpétuelle exigence, ne deviendrait pas, appuyée par la force,' la pire des tyrannies.
L'homme, sans cesse sollicité par des mouvements irascibles, commet, à tout coup, des délits de volition^ qu'il réaliserait avec la puissance.
Nul n'est assez sage, sauf le vrai génie, pour se passer de lois ; mais je l'ai assez dit, le génie se
* De l'État social de l'homme ou vue philosophique sur Thistoire du genre humain, par Fabre d'Olivet. T. II. p. 364.