IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE
est celui-ci qui s'écarte des affaires et enseigne à quelques-uns la vérité méconnue de tous.
Le caractère de la vérité étant la détestation des violences, ce qu'on a appelé la propagande par le fait, ne vaut pas plus que des agissements militaires. Une idée s'incarne dans les mœurs, mais si elle les saccage, ne cherchez pas d'autre preuve : elle est fausse.
Il faut donc cultiver chez l'enfant la pacificité et la douceur. On a vu des hommes sans instruction, présenter des vertus et des mérites ; non pas sans éducation : et la famille seule la donne.
Toutes les théories qui livrent l'enfant à l'Etat, respirent le socratisme, c'est-à-dire le communisme, la plus misérable des doctrines : elle ne formerait que des soldats ; et les soldats représentent dans la civilisation, cette part de la Barbarie que la Société ne peut cesser.
Au reste, quel conflit déplorable élèverait aujourd'hui l'éducation nationale entre la volonté du père et la maréchaussée ? ce serait la révocation de l'édit de Nantes colossalisée. L'enseignement national nie la liberté de conscience : aujourd'hui il serait athéistique ; et tous ceux qui croient, devraient quitter ce triste pays, chassés par l'inquisition d'Etat. Elle n'est point morte, ni abolie, elle demeure affective, elle écarte tout
catholique des bénéfices sociaux, ne leur laissant que les charges.
La tolérance n'habite pas Tâme humaine: voilà pourquoi il vaut mieux une impériosité du bien qu'un despotisme pervers.
ARCANES
DE
ISTAR OU DE LA NUTRITfON
// ne faut jamais mêler la concupiscence ci même r amour ^ à l'acte strictement sacerdotal de la procréa^ tion.
Celui qui crée selon l'esprit, ne doit pas engendrer se-^ Ion le corps.
Nul ne doit engendrer que dans la proportion où il peut élever. Ni VEtat^ ni VÈglisCy ni V Humanité^ n'ont besoin de bêtes humaines, mais bien de nobles êtres, de purs chrétiens et de hauts génies.
L'époius ne doit jamais féconder sa femme sans s'y être préparée et sans Vy avoir préparée : sous le triple rapport physique, animique et intellectuel.
L'enfant n'est une conséquence du coït, que pour les
brutes ; chez le civilisé^ la naissance doit être voulue ^ préparée, sacerdotalisée.
La paternité et la maternité sont des fonctions religieuses et psychopathiques.
La vertu étant définie, une habitude du bien, Véduccttion se résume dans le choix des habitudes à donner.
V enfant ne doit regarder et lire que des chefs-d'œuvre. Ses yeux ne doivent jamais être familiarisés avec les brutaux et les soldatesques.
L'enfant appartient aux parents et non à F Etat ; mais il y a un devoir social à déterminer.
Le devoir est physique pour les inférieurs^ métaphysi" que pour les supérieurs.
Quant aux génies, ils ne doivent rien que leur silence, sHls n'approuvent pas l'œuvre de leur pays.