‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 51 sur 182 · NERGAL OU DE LA SECURITE · texte numérisé non relu

NERGAL OU DE LA SECURITE

La société nest que la famille agrandie. Lhomme s* y appelle; aristocratie; la femme bourgeoise et Ven-fant inconscient correspond au peuplcjCet étemel mineur.

Lhomme se doit conduire par science^ exph*ience et raison ; la femme doit être régentée par les mœurs et T enfant jusqu'à dix ans par la mère^ ensuite par le père.

Il y a trois moyens de propagande morale : la religion, le livre et le théâtre.

La civilisation se forme des conquêtes de l'idéal sur le faitf de la raison sur la passion, de la société sur Vindi^ viduy de F humanité sur la patrie.

V homme instinctif doit s* éteindre y F homme animique se contraindre, pour r avènement de V homme véritable ou rationnel.

La famille crée les mœurs et V homme animique : et la loi n obtiendra jamais plus que ne lui accorderont les mœurs, et la société ne sera que l'élargissement de la famille.

Les États modernes sont basés sur des intérêts. De là,

leur laideur : l'ingénieur est l'avatar du chevalier ;

les croisades sont devenues des extensions commerciales.

L'occidental s'est réduit à ne voir que lui-même comme

horizon et il ne s'en lasse pas, ce qui le prouve incu-

rable.

La morale ne reconquiert jamais les âmes qu'elle a perdues; son reflux, une fois commencé^ ne cesse plus.

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