‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 50 sur 182 · IV. LE LIVRE DU SCEPTRE · texte numérisé non relu

IV. LE LIVRE DU SCEPTRE

capable de viol quand il ne risque rien : les mieux nés, les plus honnêtes, ayant une femme entre quatre murs la violeront comme ferait un cosaque ; cependant, ils seraient incapables de voler, ce qui est infiniment moins grave : d'où vient cette différence casuistique ? De la famille où le père était coureur et la mère coquette.

L'Etat forme des citoyens, mais le citoyen n'est pas tout rhomme, c'est seulement Têtre extérieur, officiel, présentant son côté brillant.

Entre Thomme public qui se présente devant la loi et rhomme privé, la différence est incessante. Féroce à la caserne, l'officier est doux dans son ménage, et la femme de militaire passe pour être heureuse et porter les culottes, et cela ne peut être autrement : l'homme qui se déterge sous forme disciplinaire, de sa brutalité et de son humeur,sur des semblables sans puissance de réplique, rentre chez lui souriant et la rate bienveillante. Au contraire, dans les professions exigeant de la contrainte, on trouve les maris acariâtres.

Tel l'individu sort de la famille, tel il demeure en essence : la vie ne lui donnera plus que des impressions pratiques et restrictives, il dissimulera ses vices ; mais il les gardera tous. La famille est donc la seule forme éducatrice et rien ne la supplée.

Son rôle si absolu, à l'aube des sociétés, se continue à travers l'évolution civilisatrice.

Malheur à la mère qui ne profite pas sur ses enfants de l'admiration qu'elle doit leur inspirer et au père qui ne reste pas,pour son fils,le modèle des hommes. Il y a toujours des lacunes chez l'individu, quand son enfance n'a pas été édifiée, et s'il n'en est pas gâté, il en reste malheureux.

Le père est prêtre et la mère est prêtresse d'un ordre suréminent : la formule de camaraderie qui s'établit de nos jours des enfants à parents concpmiteavec la déchéance du principe d'autorité.

ARCANES

DE

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