‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 53 sur 182 · LA CITE · texte numérisé non relu

LA CITE

L'immédiat effet d'un groupement de famille, tribu ou cité, c'est la division des efforts suivant les facultés, et ce caractère restera la formule la plus précise de la civilisation, quoique nous ne la voyons pas appliquée exactement de nos jours, au grand dam de tous.

Chasse, pêche, bois à couper, cavernes à aménager, nourriture ei défense, tout incombait à l'époux; la récolte des fruits, la confection de vêtements, comme la préparation de la nourriture, absorbait la femme.

Ni l'un ni l'autre n'avaient le loisir de réfléchir ' et de perfectionner leurs faibles moyens d'existence.

Dès que la tribu se constitua, les plus vigoureux veillèrent à la défense, les plus adroits se

consacrèrent à la chasse ; en un mot, les besognes furent partagées et surtout mieux faites avec un peu plus de loisir, il y eut des heures de repos autour des grands feux, après le repas où la femme dit ses rêves parfois avertisseurs et l'homme ses observations : littéralement on causa, et rhomme le plus fort, de la seule force évidente à ce moment de Thumanité, se fît chef, et nul n^ contredit, car l'intérêt général commandait.

Les trois phases de l'homme primitif sont : le chasseur, le pasteur et l'agriculteur.

Le premier homme a chassé et ceux qui se prétendent les premiers hommes d'un pays chassent encore; la ducaille et ses singes, les parvenus juifs, s'émulent à ce retour vers la sauvagerie, A vrai dire, la chasse est une ressource de pauvres gens ou de sauvages, et c'est risée de voir le président de la République, qui certes n'invitera jamais les autorités à la Passion de Bach, à la Neuvième ou à une récitation tragique, donner des chasses à l'instar des rois, ses prédécesseurs. Contraire au sentiment de la civilisation Aryenne, contradictoire à la culture de la sensibilité, la chasse est un reste de barbarie. On en trouvera la preuve dans le cynégétisme anglais : à la plupart des expéditions coloniales se joignent des

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