‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 85 sur 182 · LX[I · texte numérisé non relu

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La morale n* étant virtuelle que par le rite religieux, une civilisation 7i' est jamais que le reflet cTune religion.

Les Goths, comme les Mahométans, étaient aussi poussés au mal par Odin et Mohammed que les ch?*étiens en sont écartés par le verbe de Jésus ; il y a donc de bonnes et de mauvaises religions.

Les mauvaises religions sont nationales : tel le Mosaïsme, VOdinisme et le Mahométisme.

// ne suffit pas d'être tolérant ; il faut être catholique^ c'est-à-dire universel.

Dieu d Abraham^ dlsaac et de Jacob^ est un blasphème^ car cela suppose d'autres dieux pour d'autres hommes ; ou cela donnerait à penser que Dieu ne regarda jamais que ses pires créatures ^ en une partialité dépravée.

La plus extraordinaire insolence de F homme a été

d'entraîner F idée de Dieu dans son parti, et de le compromettre parmi ses aventures.

Nul doute que le cardinal Richard ne chante un Te Deum, si VEtat le lui demandait^ pour n^ importe quelle victoire injuste.

La théocratie 7i implique pas le despotisme et le droit divin du roi, Fégoisme,

Le roi est V abstraction vivante du pouvoir j et déper^ sonnalisé par sa fonction, comme le Pape.

L'Etat ne trouve sa réalité ni dans l'honneur de quel^ ques-unSy ni dans la satisfaction de beaucoup^ mais dans la seule justice.

Lutte des races à V extérieur ; lutte des castes à F intérieur : voilà Vhistoire politique.

// n^y a pas de justice militaire ou maritime ou commerciale : la justice n'a point d'épithète, elle est incompatible avec toute autre fonction^ et surtout avec l'executive.

Kant et Hegel sont les fondateurs de l'anarchie : ébauchée par Luther et Calvin et matérialisée dans le nihi^ lisme russe.

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