TR AMPHITRYON
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Une, une seule.
ALCMÈNE Cher époux, auquel un seul triomphe j “3 de gloire qu’à d’autres une vie de co
CT no ve “ #
D -TCTEL SCENE III 35
- Demain cela fera deux, n'est-ce pas? Car tu vas revenir, tu ne seras pas tué!
AMPHITRYON Demande au destin.
ALCMÈNE Tu ne seras pas tué! Ce serait trop injuste. Les généraux en chef ne devraient pas être tués!
AMPHITRYON Pourquoi ?
ALCMÈNE Comment, pourquoi? Ils ont les femmes les plus belles, les palais les mieux tenus, la gloire. Tu as la plus lourde vaisselle d’or de Grèce, chéri. Une vie humaine n’a pas à s'envoler sous ce poids Tu as Alcmène !
Aussi penserai-je à Alcmène pour mieux tuer mes ennemis.
ALCMÈNE Tu les tues comment ?
AMPHITRYON Je les atteins avec mon javelot, je les abats | avec ma lance, et je les égorge avec mon épée, que * je laisse dans la plaie.
ALCMÈNE | Mais tu es désarmé après chaque mort d’ennemi comme l'abeille après sa piqûre..! Je ne
vais plus dormir, ta méthode est trop dangereuse |. Tu en as tué beaucoup ?
AMPHITRYON Un, un seul.
ALCMÈNE Tu es bon, chéri! C'était un roi, un général ?
AMPHITRYON Non. Un simple soldat.
Tu es modeste! Tu n'as pas de ces préjugés qui, même dans la mort, isolent les gens par caste. Lui as-tu laissé une minute, entre la lance et l'épée pour qu'il te reconnaisse et comprenne à quel honneur tu daignais ainsi l'appeler ?
AMPHITRYON Oui, il regardait ma Méduse, lèvres sanglantes d'un pauvre sourire respectueux.
ALCMÈNE Il t'a dit son nom, avant de mourir ?
AMPHITRYON C'était un soldat anonyme. Ils sont un certain nombre comme cela; c'est juste le contraire des étoiles.
ALCMÈNE Pourquoi n'a-t-l pas dit son nom? Je lui aurais élevé un monument dans le palais. Toujours, son autel aurait été pourvu d'offrandes et de
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fleurs. Aucune ombre aux enfers n'aurait été plus choyée que le tué de mon époux. Ah ! cher mari, je me réjouis que tu sois l’homme d’une seule victoire, d’une seule victime. Car peut-être aussi es-tu l’homme d’une seule femme. Ce sont tes chevaux !.…. Embrasse-moi.…. :
Non, les miens vont l’amble. Mais je peux t’embrasser quand même. Doucement, chérie, ne te presse pas trop fort contre moi! Tu te ferais mal. Je suis un mari de fer.
ALCMÈNE Tu me sens, à travers ta cuirasse ?
Je sens ta vie et ta chaleur. Par tous les joints où peuvent m'atteindre les flèches, tu m'atteins. Et toi?
ALCMÈNE Un corps aussi est une cuirasse. Souvent, étendue dans tes bras même, je t'ai senti plus lointain et plus froid qu'aujourd'hui.
AMPHITRYON Souvent aussi, Alcmène, je t'ai pressée plus triste et plus désolée contre moi. Et cependant je partais pour la chasse, et non pour la guerre. Voilà que tu souris !… On dirait que cette annonce subite de la guerre t’a soulagée de quelque angoisse.
POMELTSCENENLTI 37
ALCMÈNE Tu n'as pas entendu, l’autre matin, sous notre fenêtre, cet enfant pleurer? ‘Tu n'as pas vu à un sinistre présage ?
Le présage commence au coup de tonnerre dans le ciel serein, et encore avec l'éclair triple.
AILCMÈNE Le ciel était serein, et cet enfant pleurait.…. Pour moi c'est le pire présage.
AMPHITRYON Ne sois pas superstitieuse, Alcmène ! Tiens-t'en aux prodiges officiels. Ta servante a-t-elle donné naissance à une fille cousue et palmée ?
ALCMÈNE
Non, mais mon cœur se serrait, des larmes coulaient de mes yeux au moment où je croyais rire... J'avais la certitude qu'une menace terrible planait au-dessus de notre bonheur... Grâce à Dieu, c'était la guerre, et j'en suis presque soulagée, car la guerre au moins est un danger loyal, et j'aime mieux les ennemis à glaives et à lances. Ce n'était que la guerre!
AMPHITRYON Que pouvaistu craindre, à part la guerre?
Nous avons la chance de vivre jeunes sur une pla: nète encore jeune, où les méchants n'en sont. qu'aux méchancetés primaires, aux viols, aux pars
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