‹ Amphitryon 38, comédie en trois actesChapitre 13 sur 70 · HOME EL IS CENT TS · texte numérisé non relu

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ricides, aux incestes.. Nous sommes aimés ici. La mort nous trouvera tous deux unis contre elle. Que pouvait-on bien menacer autour de nous ?

ALCMÈNE * Notre amour! Je craignais que tu ne me trompes. Je te voyais dans les bras des autres femmes.

; AMPHITRYON De toutes les autres ?

ALCMÈNE Une ou mille, peu importe. Tu étais perdu pour Alcmène. L'offense était la même.

AMPHITRYON Tu es la plus belle des Grecques.

ALCMÈNE Aussi n'était-ce pas les Grecques que je craignais. Je craignais les déesses, et les étrangères.

AMPHITRYON Tu dis?

ALCMÈNE

Je craignais d’abord les déesses. Quand elles naissent soudain du ciel ou des eaux, roses sans | fard, nacrées sans poudre, avec leurs jeunes : gorges et leurs regards de ciel, et qu’elles vous enlacent soudain de chevilles, de bras plus blancs que la neige et plus puissants que des leviers, il doit être bien difficile de leur résister, n'est-ce

pas ?

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