AMPHITRYON FT
Pour tout autre que moi, évidemment! FA ru 7 à : ALCMENE pe” Mais, comme tous les dieux, elles se vexent d’un rien, et veulent être aimées. Tu ne les aimais 2 Li" pas.
Je n’aimais pas non plus les étrangères.
ALCMÈNE
Elles t’aimaient ! EFElles aiment tout homme 1 marié, tout homme qui appartient à une autre, , fût-ce à la science ou à la gloire. Quand elles arrivent dans nos villes, avec leurs superbes bagages, les belles à peu près nues sous leur soie ou leur fourrure, les laides portant arrogamment leur laideur comme une beauté parce que c'est une laideur étrangère, c'en est fini, dans l’armée péet dans l’art, de la paix des ménages. Car le goût
Hi goût du foyer. Comme un aimant, les étran- $ = gères attirent sur elles les pierres précieuses, les … manuscrits rares, les plus belles fleurs, et les mains des maris Et elles s’adorent ellesmêmes, car …
ou d’une hardiesse inconnus : je craignais une étrangère !.… Or, c'est la guerre qui vient, presque une amie. Je lui dois de ne pas pleurer devant elle.
AMPHITRYON ; O Alcmène, femme chérie, sois satisfaite!
Lorsque je suis auprès de toi, tu es mon étrangère,
et tout à l’heure, dans la bataille, je te sentirai mon épouse. Attends-moi donc sans crainte. Je +
serai bientôt revenu, et ce sera pour toujours.
Une guerre est toujours la dernière des guerres. Celle-ci est une guerre entre voisins; elle sera | brève. Nous vivrons heureux dans notre palais, et quand l'extrême vieillesse sera là, j'obtiendrai d'un dieu, pour la prolonger, qu'il nous change ] en arbres, comme Philémon et Baucis.
e ALCMÈNE
Cela t’amusera de changer de feuilles chaque année ? a