X NOTICE
Stances du même dans la pièce de vers adressée c A son ami » :
...Quoique des seigneurs me pensent obliger.
Je hais d'entrer en leurs carrosses.
C'est sans doute pour éviter de conduire le spectateur ù des rapprochements qui n'étaient pas dans sa pensée que Molière ne donna pas tout d*abord V Amphitryon à la cour. On a remarqué aussi, avec pleine raison, qu'il était loin d'avoir épuisé son sujet, que celui-ci prêtait davantage à la satire du siècle, et que si Molière avait serré de plus près le texte de Plante, il aurait pu susciter contre lui bien d'éclatantes colères.
C'est à plaisir et pour avoir voulu chercher dans ï Amphitryon plus de malice que n'en avait rais Fauteur, que Bossuet et des épilogueurs chagrins ont donné cours à leur bile. C. J. Jeannel a résumé et repris cette thèse dans sa Morale de Molière, où il déclare sans hésiter que « les Hercules ne pouvaient être que des ducs du Maine' ». Il est impossible de hasarder juste- * ment un reproche d'immoralité contre l'auteur de V Amphitryon. Pour bien juger des hardiesses de son théâtre, il suffit de le comparer aux comiques de son époque. Cette besogne est la
I. Ne sait-on pas que le duc du Maine n'était pas né à répoque de la première représentation de V Amphitryon?