‹ Amputations congénitales et ainhumChapitre 3 sur 30 · INTRODUCTION. HISTORIQUE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. HISTORIQUE

L'ainhum est une affection nouvelle, puisque, pour la première fois elle a été décrite en 1867: tandis que les amputations congénitales sont connues de ioute aritiquité.

Nous avons donc à considérer deux grandes périodes dans l’histoire de ces maladies : la première n'intéressant que les amputations congénitales : nous la décrirons rapidement, insistantsurtoutsur laseconde, oùsesuccèdent tour-à-tonr de nombreuses observations de ces deux maladies, entre lesquelles certains auteurs veulent, établir une analogie complète en se basant sur quelques rapports de similitude, ce qui pour nous est une erreur que nous nous efforcerons de détruire.

Les amputations spontanées, intra-utérines ou congénitales, sont connues depuis fort longtemps puisqu'on en

J. Rouget f À

AUS trouve des traces dans les livres hippocraliques (1). Au momént de la naissance les accoucheurs avaient souvent constaté l'existence d'un moignon dû à l'absence d’un orteil, d'un doigt, d’un membre même.

Ambroise Paré (2) en rapporte deux observations, et ARR dans un discours prononcé en 1812 à la Maternité, parle d’un fœtus de huit mois sur lequel il avait observé une ampulation congénitale du bras.

Dans les éphémérides des curieux de la nature, on en | trouve de nombreux cas, rapportés surtout pour anéantir l'influence de l'imagination de la mère, théorie surannée. qui « attribuait la naissance d'une fille velue à l’im-

pression que la mère aurait ressentie en voyant un St- « Jean recouvert de sa peau d'animal. »

Puis les observations se succèdent etse multiplient avec Zagorski en 1834, Haller, Lecadre du Hävre en 1852 (3 puis Montgoméry (4), Broca (5), Hillairet (6), Debout (1), et en 1865 Goubaux, dans la Gazette médicale, décrit plusieurs spécimens d’amputations intra-utérines chez des animaux domestiques, et les compare aux cas analogues que l’on observe chez l'homme.

Plus récemment de nouvelles communications sont faites, soit à la société de chirurgie, soit à l'académie de médecine par MM. Lannelongue, Trélat, Parrot, Tarnier,

(4) Liber de Articulis.

2) Edit Malgaigne, tom. II, p. 23. %

3) Soc. méd. du Hävre. à " 4) Dublin gal of PRE Mai et sept. 1832,

) 5) B 6) Mém. do biolog. T. HP AT.

7) Mém. Soc. chivurg. 1863.

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