‹ Amputations dans la contiguité des membresChapitre 27 sur 46 · W AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

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tëe de toute l’épaisseur de ce bourrelet. La tête du fémur, également recouverte d’une croûte cartilagineuse, donne un point d’insertion à un ligament qui lui est commun avec la cavité cotyloïde à laquelle il est attaché. C’est le ligament triangulaire qui a près d’un pouce de longueur (PL IX, fig . 2. 7.), et est disposé de telle sorte que, si l’on porte la cuisse dans l’abduction , il est tendu par la tête du fémur, et vient se placer à l’ouverture faite à la capsule ; tandis que si la cuisse est portée dans l’adduction, le ligament relâché se replie sur lui-même et n’est pas facilement divisé. Tout cet appareil est maintenu et enveloppé par une capsule fibreuse très solide qui ne permet pas d’écartement comme celle qui enveloppe l’articulation scapulo-humérale. Elle est solidement fixée au pourtour de la cavité cotyloïde et a la base du col du fémur (PL IX, fig. 6. 6.).

Cette articulation est profondément située; un grand nombre de muscles l’entourent et la protègent.

Ainsi, antérieurement, elle est recouverte par le petit et le moyen abducteur, par l’obturateur externe, par le droit antérieur, par les tendons des muscles psoas et iliaque, et par le couturier. Elle est recouverte postérieurement par le triceps crural, par le pyramidal, par les fessiers et par les extrémités supérieures du biceps et des demi-tendineux et membraneux.

En dedans , elle est recouverte par un abducteur, et le droit interne et en dehors , par le tenseur de l’aponévrose.

Les artères de cette région sont volumineuses et en

grand nombre. Ainsi l’artère fémorale, la musculaire profonde qui fournit plusieurs rameaux, la fessière, Fis— chiatique et leurs rameaux sont autant de sources par où jaillit le sang après la désarticulation coxo-fémorale.

Les veines suivent presque le même chemin que les artères : l’hémorrhagie qu’elles doivent fournir ne devant pas inquiéter l’opérateur, nous ne les décrirons pas davantage.

Le trajet des nerfs n’est pas non plus assez important relativement a l’opération dont nous devons parler, pour qu’il soit nécessaire de s’en occuper ici.

Toutes ces parties, enveloppées par une forte aponévrose , sont encore recouvertes par la peau au-dessous de laquelle elles forment des saillies et des enfoncements qui nous fourniront les moyens pour bien reconnaître le siège de cette articulation.

La peau forme à la région inguinale un pli invariable à quatre travers de doigt au-dessus de l’articulation; et le grand trochanter, seulement recouvert par la peau, indiquera toujours un point de départ fixe pour commencer l’incision.

Selon M. Lisfranc, on peut trouver l’articulation par les moyens suivants :

1° La face externe et antérieure de l’articulation est à un pouce trois quarts de l’épine antérieure et supérieure de l’iliaque;

2° Le bord supérieur de la cavité cotyloïde est éloigné d’un demi-pouce de l’épine iliaque antérieure et inférieure ;

5° En faisant partir, de l’épine du pubis, une ligne

transversale de deux pouces de longueur; de cette der~ nière , traçant une ligne à angle droit avec la première , Participation sera trouvée a un quart de pouce du point de départ de la seconde ligne.

La cavité cotyloïde ne renferme pas entièrement la tête du fémur , la capsule s'étend sur elle, de manière à l’étrangler près de son col ; ainsi le couteau n’agissant pas près du bord de la cavité cotyloïde, c’est-à-dire sur le grand diamètre de la sphère fémorale, cette dernière ne sortira pas de la cavité qui la renferme, quoique la capsule soit divisée.

Pour exécutér convenablement ce temps de l’opération, il faut en avoir acquis une grande habitude; car si le couteau abandonne la tête articulaire, et par un mouvement un peu brusque , on fera pénétrer la pointe dans la cavité pelvienne par le trou sous-pubien.

La capsule ouverte laisse sortir le fémur qui ne tient plus que par le ligament triangulaire, qu’un coup de pointe de l’instrument divise aisément.

Lorsque la capsule est convenablement ouverte, la tête du fémur sort de la cavité cotyloïde en faisant entendre un bruit particulier qui étonne toujours ceux qui pratiquent une première fois cette opération.

Les différentes méthodes ont été employées pour opérer cette désarticulation; ainsi on peut l’exécuter :

1° Par la méthode ovalaire ;

2° Par la méthode à un seul lambeau ;

5° Par la méthode à deux lambeaux ;

4° Par la méthode circulaire.

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