‹ Amputations dans la contiguité des membresChapitre 7 sur 46 · ÉMU · texte numérisé non relu

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ration , dont nous ne décrirons pas tous les procédés. Quelques-uns ont été indiqués par l’état pathologique lui-mëme , comme on le voit dans la quarante-troisième observation de Ledran qui opéra pour un spina-ventosa , et dans la thèse de Pojet qui désarticula le bras d’une jeune fille pour une collection de pus , après une chute sur le membre (le pus avait fusé jusqu’à l’insertion du deltoïde); et enfin, dans l’observation de Heister, où il s’agit dune femme qui fut brûlée jusque dans l’aisselle. Ces procédés ne pouvant pas cire des règles fixes et absolues," il est inutile de les décrire.

On s’est servi de toutes les méthodes pour pratiquer cette opération.

La méthode circulaire a été modifiée de diverses manières par Bertrandi \ Sanson 1 2, Velpeau et Grœfe. D’autres, préférant la méthode à lambeaux , ont varié la forme et la position de ces lambeaux, comme on le verra dans la description des procédés de Dupuytren , de Lisfranc et Champesme, de Onsenoort, de Dcsault, de Larrey et de Delpech.

La méthode ovalaire a également été proposée sous des formes diverses par Scoutteten, Béclard, Gutherie, Dupuytren et Velpeau.

1 Traité des opérations de chirurgie , 1784.

2 Annotations à 1’ouvrage de Sabatier.

MÉTHODE CIRCULAIRE

Procédé de Sanson.

On fait asseoir le malade; un aide comprime l’artère sous-clavière sur la première côte. Un second aide, place près du côte sain, embrassant le tronc avec les deux bras, entoure la peau du moignon de l’épaule avec les deux mains, et la fait remonter autant que possible vers l’articulation. Le chirurgien se place devant le malade, s’il opère sur le côte droit ; et derrière, si e est sur le côté gauche; il prend de la main gauche le bras qu’il veut enlever, l’écarte du tronc, de manière à permettre à la main armée du couteau de passer sous Faisselle. Il fait une incision circulaire, à un travers de doigt de Facromion (PL II. D. D. D.), il fait passer le couteau sur les attaches du grand pectoral et du grand dorsal à l’humérus, et le ramène à son point de départ, ayant ainsi contourné le moignoîi de l’épaule. Cette incision a coupé les chairs jusqu’à Fos. L’aide, qui entoure le moignon, retire fortement les tissus et découvre Farticulation que l’opérateur traverse facilement en coupant la capsule et les tendons qui s’y attachent.

Procédé de Uelpeau-

Ce chirurgien , après avoir disséqué la peau dans Fétendue de deux pouces , coupe les muscles aussi près que possible de Farticulation , et termine son opération comme Cornuau , en divisant en dernier le triceps et les vaisseaux qu’il fait d’abord maintenir par un aide.

Procédé de Grœfe.

La division des tissus ressemble à celle opérée par les autres procédés ; l'opérateur a pour but de former un cône creux dont le sommet répond à la cavité du scapulum ; pour obtenir ce résultat , le chirurgien allemand se sert d’un couteau terminé en rondache.

Les procédés de Bertrandi , d’Alanson ressemblent trop à ceux que nous avons décrits pour qu’il soit nécessaire d’en parler.

MÉTHODE OVALAIRE

Procédé de Scoutteten.

Le malade étant assis sur une chaise , l’opérateur cherche d’abord l’acromion s’il opère sur le membre gauche ; s’il désarticule le bras droit , il commence l’incision à la partie interne du membre, vers l’acromion. Il prend de la main gauche le bras malade et l’éloigne du tronc de quatre a cinq pouces; il enfonce alors la pointe du couteau sous lacromion , jusqu’à ce qu’il heurte la tête de l’humérus ; il abaisse la lame , la porte en arrière et en dedans , et forme ainsi une incision qui s’étend de l’acromion à quatre pouces au-dessous : le tiers du deltoïde et la plus grande partie des fibres de la longue portion du triceps sont coupés jusqu’à l’os. Il porte alors le couteau à la partie interne du bras , et commence la seconde incision sur la face antérieure du muscle biceps. Partant du point où finit la première ; il dirige la seconde de dedans en dehors en remontant vers l’acromion, où il

la termine en la réunissant au sommet de la première.

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